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Dette privée: L’ONCF veut emprunter 1 milliard

Par L'Economiste | Edition N°:3188 Le 12/01/2010 | Partager

. Objectif: financer un surcoût d’investissements. Ouverture des souscriptions le 18 janvier Financer le surcoût d’investissement lié au développement de la desserte ferroviaire du nouveau port de TangerMed. Telle est la principale motivation de l’Office national des chemins de fer (ONCF), qui vient de lancer un emprunt obligataire de 1 milliard de DH. Et pour cause, l’Office avait prévu, pour son programme d’investissement 2005-2009, de débourser 15,5 milliards de DH. Or l’enveloppe finale du projet ressort à 17,9 milliards de DH représentant ainsi un dépassement de 16%. «Ce différentiel, de près de 2,5 milliards de DH, a d’ores et déjà été honoré à hauteur de 1,5 milliard par des lignes de financement nationales et internationales», assure-t-on au sein de l’Office. En effet, le milliard pour le projet Taourirt-Nador a été financé sur une ligne de crédit portugaise. Le reste a été apporté par un consortium de banques locales à hauteur de 400 millions de DH et par la Banque islamique de développement pour 140 millions. Le reliquat sera pour sa part financé par le produit net de cette émission obligataire. Portant sur une maturité de 15 ans, l’emprunt concerne 10.000 obligations, cotées et non cotées, de valeur nominale 100.000 DH. Portant une maturité de 15 ans, les obligations sont soumises à un taux de 5,12% associé à une prime de risque de 1% pour chaque tranche. Cette prime est répartie à hauteur de 0,8% pour le risque de signature de l’Office et 0,2% afférent au risque de hausse des taux. A noter que la souscription est prévue pour le 18 janvier. Elle s’étend sur trois jours. Par ailleurs la cotation des obligations s’effectuera le 25 janvier. Les surcoûts et les retards constatés sur ces projets ont été engendrés, selon l’Office, par le changement de tracé, les difficultés d’organisation du réseau urbain de Nador et les intempéries de 2008 causant l’arrêt des chantiers pour le projet Taourirt-Nador. S’agissant du projet TangerMed, il a souffert d’une nature du sol fortement accidentée, de difficultés lors de la réalisation des 8 viaducs, de l’adoption d’un tunnel de 600 ml au lieu d’une grande tranchée et des intempéries.Toutefois, l’Office affirme que l’impact de ces surcoûts est peu significatif sur la rentabilité des projets TangerMed et Taourirt-Nador. «En effet, l’extension des terminaux vers TangerMed nous ont déjà généré un important flux d’affaires», est-il précisé au sein de l’Office. De plus, la connexion de l’usine de Renault-Nissan au réseau ferré prévue début 2012 contribuera davantage à l’amélioration du taux de rentabilité de cette même ligne. Pour le projet Taourirt Nador, l’Office a identifié des opportunités nouvelles notamment le transport du charbon du Port Béni Nsar vers les nouvelles stations de production de l’électricité de Béni Mathar. «Une opportunité qui a permis de réduire l’impact du surcoût constaté», est-il indiqué.M. A. B.

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