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Economie

Des marchés à prendre au Cameroun

Par L'Economiste | Edition N°:3253 Le 13/04/2010 | Partager

. Mission de prospection d’hommes d’affaires marocains à Douala. BTP, textile, engrais, immobilier… les plus ciblés. Tunisiens, Turcs et Chinois lorgnent ce paysLe marché camerounais suscite de nombreuses convoitises ces derniers mois. Après la Chine, la Tunisie, la Turquie… c’est au tour des opérateurs marocains d’investir ce pays. En effet, au lendemain d’une visite d’hommes d’affaires chinois, une délégation de chefs d’entreprises et de patrons de fédérations marocains a fait le déplacement à Douala, du 28 au 31 mars. Objectif: prospecter le marché camerounais et ceux de l’Afrique centrale et étudier les opportunités d’affaires. Textile, BTP, fruits et légumes, eau potable, assainissement, transport, matériel électrique… Les secteurs représentés sont nombreux. Fruit d’une impulsion privée, l’événement a été organisé en partenariat entre l’Association marocaine des exportateurs (Asmex) et l’Union générale des entreprises et professions (UGEP)... Outre les objectifs à l’export, le Maroc nourrit de fortes ambitions envers ce pays. Il s’agit notamment de développer les importations de matières premières (bois, café, épices, fruits…) produites au Cameroun sans passer nécessairement par l’intermédiation européenne. Pour sa part, le Cameroun exprime une forte demande pour les produits marocains, surtout les engrais à base de phosphates, le textile/habillement. Par ailleurs, les opérateurs camerounais érigent en modèle l’expérience du Maroc dans le logement social et le BTP (voirie, construction de barrages, infrastructures de base…). Le pays recèle un important potentiel de développement dans le génie civil. D’ailleurs, de nombreux projets de logement économique sont programmés. En même temps, le Cameroun est très ouvert aux solutions technologiques. L’énergie hydraulique, la valorisation des matières premières (agricoles, minières…), mais aussi le tourisme sont autant d’axes de développement pour lesquels les opérateurs marocains peuvent apporter une valeur ajoutée. «Nous comptons diversifier davantage nos échanges et recourir à des pays comme le Maroc qui reste très compétitif», affirme Daniel Abatte, président du Mecam, fédération patronale camerounaise.Différentes opportunités sont aussi ouvertes aux entreprises marocaines. «Un partenariat devrait se concrétiser incessemment dans l’habillement militaire. Nous souhaitons également investir le marché camerounais de l’habillement haut de gamme, avec notre propre marque», annonce Khalid Tissafi, merchandising manager de Crystal Martin Maroc, entreprise de prêt-à-porter haut de gamme. Une firme qui sous-traite pour des marques de renom telles que Marks & Spencer, Armani, Next… mais habille également militaires, gendarmes et policiers français.Les exemples de compétitivité du Maroc sont nombreux au Cameroun. Parmi ces derniers, l’on cite l’Onep via une concession qui gère les réseaux de distribution des eaux. L’ONE est également opérationnel sur ce marché porteur. Pour accompagner cette dynamique, Attijariwafa bank (AWB) assure une présence via sa filiale SCB (3e banque au Cameroun). Récemment encore, la capacité des vols cargo à distination de ce pays a été augmentée. A cela s'ajoute un vol quotidien Casablanca/Douala, en plus des trois vols hebdomadaires Casablanca/Yaoundé. Certaines entraves persistent cependant. «La double imposition est le principal frein aux échanges avec le Cameroun, ainsi que le coût du transport maritime et l’assurance des échanges», signale Mohammed Saadi de l’Asmex. Et d’ajouter, «toutes ces questions devraient être traitées par la commission mixte qui se tiendra fin mai».


Tremplin vers l'Afrique centrale

Avec une population de 18 millions, le Cameroun se veut une porte d’accès aux différents marchés de l’Afrique centrale (Nigéria, RD du Congo, Gabon, Tchad, Angola, République centrafricaine, Guinée équatoriale…), soit un marché de près de 135 millions de consommateurs. Le pays est également producteur de pétrole, de minerais, de bois, de fruits (troisième exportateur de bananes). Il dispose aussi d’importantes richesses halieutiques.Othmane ARIDE

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