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Comment Drapor veut désenvaser Oued Oum Er-Rebia

Par L'Economiste | Edition N°:1427 Le 31/12/2002 | Partager

. La montée du niveau du sable dans l'estuaire atteint un seuil critique. Les visiteurs peuvent désormais traverser la rivière à pied au grand dam des propriétaires de barques artisanales. Une station de ski nautique située à environ 5 km de l'embouchure a fermé ses portesLe phénomène d'envasement de l'estuaire de la rivière Oum Er-Rebia devient critique. Les responsables de la direction provinciale du ministère de l'Equipement et du Transport sont mobilisés. Sur le terrain, l'engorgement de l'embouchure est très visible. Des barres sablonneuses de larges étendues permettent désormais aux visiteurs de traverser à pied d'une rive à l'autre. Du coup, la circulation fluviale s'en trouve profondément perturbée. Un grand bateau s'est échoué sur le sable à l'entrée de la rivière, juste à côté du mausolée Lalla Aïcha Bahria. Les visiteurs y accèdent maintenant facilement. Ils n'ont plus à payer le frais de traversée à bord d'une barque artisanale. L'estuaire au bord d'Azemmour est situé à 16 km au nord d'El Jadida et à 80 km au sud de Casablanca. Selon les responsables du ministère de l'Equipement, la société belge propriétaire du bateau ne s'est pas manifestée pour évacuer son bâtiment. Jusqu'à nouvel ordre, le navire échoué est considéré comme une épave. Des Zemmouris relatent encore avec nostalgie les années d'antan quand la ville était célèbre pour son fameux tagine au “chabel” (alose) et par l'exploitation de la palourde. Aujourd'hui, et à cause de l'envasement, l'alose a disparu. Une station de ski nautique située à environ 5 km de l'embouchure a fermé ses portes. La disparition du fameux poisson (chabel) n'est pas due seulement à l'envasement. Selon les habitants de la région, il y a aussi des problèmes d'environnement. L'installation sur la rive droite de trois usines (deux opèrent dans l'agroalimentaire et une autre fabrique le verre) n'a pas été pour arranger les choses. L'intense urbanisation d'Azemmour avec neuf points de rejet des eaux usées est également pointée du doigt. Face à cette situation, les autorités provinciales d'El Jadida, ainsi que le ministère de l'Equipement (direction des ports et du domaine maritime), ont envisagé la réouverture d'un chenal dans l'estuaire. Pour ce faire, Drapor, société spécialisée dans le dragage et la commercialisation des produits dragués s'est installée sur les lieux depuis le mois de septembre. Mais les travaux n'ont véritablement commencé qu'en octobre après la mise en place des dragues. C'est ce qu'indique le commandant Allal Aqua, capitaine de la marine marchande et responsable du chantier Oum Er-Rebia. Le dragage constitue une solution alternative pour la préservation des richesses naturelles, mais aussi touristiques, ajoute-t-il. Drapor dispose de moyens matériels et humains nécessaires pour mener cette tâche, affirme fièrement le commandant. Sur la zone d'intervention, deux dragues avec deux longues conduites desservant sur la rive sont établies. Nous procédons d'abord par dragage, décrit le responsable du chantier. Vient ensuite l'étape de dévasement et de nettoyage du plan d'eau pour sauvegarder la salubrité des bassins. L'entreprise a démarré la commercialisation des matières draguées depuis le 9 décembre 2002, indique le directeur de la commercialisation du sable, Azzeddine Raja. Les produits du dragage mis en vente permettent l'alimentation des marchés locaux et provinciaux de matériaux de construction. Le brassage des eaux marines et douces contribuera également à revitaliser des espèces ayant fui le site. Ce qui rétablira la navigabilité dans l'estuaire et passant la redynamisation de la pêche et le tourisme dans la région, ajoutent les responsables du projet. Le dragage sera réalisé sur un linéaire de quatre kilomètres, répartis en quatre zones, précise le responsable de l'Equipement chargé du contrôle et du suivi des opérations. Les travaux ont démarré au niveau de la zone 3, car cette dernière constitue un point d'appui pour les deux unités de dragage. Ceci permettra de creuser un passage afin de rendre la navigabilité sans risque.La société est tenue de draguer un minimum de 90.000 m3 annuellement et ce, pour une durée de cinq ans. Près de 15.000 m2 de terrain situé dans le domaine public maritime sont réservés pour le stockage. L'impact du projet sur le plan régional est considérable, ajoute Azzeddine Raja. Outre l'emploi direct (au moins 200 personnes profitent du projet), les ressources générées par l'Etat sont non négligeables. En effet, l'Etat perçoit près de 900.000 DH annuellement. Pour sa part, la Commune Sidi Ali Ben Hamdouche empochera 270.000 DH en taxe.


Sable contrôlé

Le laboratoire LPEE a conclu une convention avec Drapor. C'est pour assurer le contrôle de la qualité du sable destiné aux bâtiments et constructions publiques suivant les normes en vigueur.M. R.

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