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Economie

Catastrophe agricole dans le Gharb

Par L'Economiste | Edition N°:3246 Le 02/04/2010 | Partager

. Plus de 135.000 ha de cultures inondées . Céréales et cultures sucrières les plus touchées . Grave détérioration des infrastructuresDe nouveau, la catastrophe frappe la région du Gharb. Pour la deuxième année consécutive, le grenier du Maroc subit de plein fouet les effets des intempéries. Ampleur des dégâts oblige, la région a été déclarée sinistrée. Mais cette année l’impact est dur à supporter. Plus de 135.000 ha de cultures ont été ravagées par les flots. Entraînant ainsi un manque considérable à exporter en fruits et légumes et un renchérissement sans précédent des prix sur le marché local. Plus grave encore, les pertes ont été aussi importantes sur les céréales et autres cultures sucrières. Et l’étendue n’a d’égale que la flambée qui s’est emparée des cours mondiaux du sucre. C’est dire que la facture sera plus que salée à l’importation et du sucre et des céréales. Les inondations enregistrées en 2010 rappellent en effet les crues exceptionnelles des années 1960 et 1963 qui avaient ravagé tour à tour quelque 180.000 ha de cultures. Et c’est suite à ces phénomènes récurrents qu’il a été décidé de lancer le grand «projet Sebou». Plan qui ciblait la construction de 13 barrages et la réalisation d’émissaires et canaux d’assainissement. Seulement, les sécheresses cycliques ont fini par faire oublier la menace des crues.

Bilan provisoire
Pourtant, la morphologie de la région est immuable. La plaine du Gharb se présente en effet sous forme d’une cuvette dépourvue de canaux naturels d’évacuation des eaux vers la mer. La nature argileuse des sols conjuguée à la forte pluviométrie qu’elle reçoit explique la peur qui s’empare des populations dès lors que le débit du Sebou augmente. Surtout que ce fleuve a pour affluents les oueds Ouergha et Beht qui ont été cette année à l’origine des crues. Et pour cause! Une pluviométrie forte et concentrée sur une courte période. Selon les données de la direction régionale de l’agriculture, pas moins de 206 mm ont été enregistrés en 17 jours. Et entre septembre et la première décade du mois de mars, le cumul des précipitations a atteint 746 mm. Record jamais atteint depuis 40 ans, est-il précisé.Du coup, 135.000 ha ont été submergés, selon 4 cycles. Les premiers débordements ayant été observés à partir du 24 décembre dernier. Suivront alors trois crues de grande intensité mais néanmoins ponctuées de retraits des eaux. De sorte que les superficies inondées sont passées successivement de 13.000 ha à 67.000 puis à 110.000 pour atteindre enfin 135.000 ha.D’où l’ampleur des dégâts subis. Selon l’Office de mise en valeur agricole du Gharb, «l’évaluation des pertes ne peut se faire qu’après le retrait des eaux et l’amélioration des accès. Toutefois, des estimations peuvent être avancées. Pour le moment, 110.000 ha de cultures sont déclarés perdus dont la récolte de 5.000 ha d’arboriculture fruitière. Par cultures, les céréales demeurent les plus affectées puisque leur superficie s’élève à 78.100 ha. Elles sont suivies par les cultures fourragères (12.800 ha), la betterave à sucre (4.000 ha), le maraîchage (2.200 ha), les légumineuses et la canne à sucre, respectivement 1.700 et 1.200 ha.Quant à l’impact sur la production animale, les données de l’Office indiquent qu’il concerne surtout l’alimentation du bétail, les perturbations des circuits de collecte du lait et de l’insémination artificielle. Quelque 200 têtes entre bovins, ovins et équins ont été toutefois emportées par les eaux. L’aviculture et l’apiculture ont aussi subi des dégâts. Mais l’impact le plus dur a été supporté par les populations enclavées et dont de nombreuses familles sont encore hébergées dans des abris de fortune. Routes, pistes, ouvrages et infrastructure hydraulique ont été fortement endommagées. Dans ce cadre, on signale la dégradation des réseaux d’assainissement, la chute des canaux portés d’irrigation ainsi que la détérioration de certaines stations de pompage. Toujours est-il, indique-t-on auprès de l’Office, le bilan exhaustif des dégâts causés aux équipements hydro-agricoles ne peut être établi qu’après le retrait des eaux.N’empêche que l’Office a d’ores et déjà mis en place un plan de reconversion des cultures perdues. Au programme, il s’agit d’emblaver quelque 87.000 ha en cultures de printemps moyennant la subvention des intrants. En tout une enveloppe de 236 millions de DH a été débloquée pour financer cette opération et venir en aide aux éleveurs sinistrés.A. G.

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