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Société

Casablanca/Immeuble Sidna
Les résidents expulsés manu militari

Par L'Economiste | Edition N°:3266 Le 30/04/2010 | Partager

. Les autorités ont déployé les grands moyens. Ce sont les familles d’anciens fonctionnaires de la Sûreté nationale L’évacuation de l’immeuble connu sous le nom «Imarate Sidna», rue Caïd Achtare, près du complexe Mohammed V ne s’est pas passée sans heurts. Mardi et mercredi derniers, la force publique est, en effet, intervenue pour faire évacuer les appartements encore occupés par des retraités de la Sûreté nationale ou leurs héritiers. «Mardi, à 9 heures du matin, nous avons été surpris par tout un bataillon de représentants des autorités et de forces de l’ordre de tout genre, (CMI, pompiers, ambulances, camions...). Ils frappaient aux portes ordonnant aux habitants de quitter leurs appartements sans rien prendre de leurs mobiliers», indique une femme. Les autorités ont tout prévu. Elles étaient accompagnées de camions et d’ouvriers. Elles procèdent au déménagement en lieu et place des familles. C’est l’exécution forcée des jugements rendus en première instance et en appel en 2007. «Ils mettent pêle-mêle notre mobilier et nos autres objets sans souci pour une bonne organisation. Et il y a des articles qui doivent être manipulés avec prudence, sinon ils seront endommagés». Au total, 10 familles ont été expulsées mardi. Parmi ces familles, une veuve qui a perdu son époux, il y a à peine huit jours. Les forces de l’ordre et les autorités n’avaient pour elle aucune compassion. Et pourtant, son mari a servi l’Etat pendant des décennies dans les rangs mêmes de la police. En vue de tenir à l’œil les autres, autorités et forces de l’ordre ont passé la nuit de mardi à mercredi in site. Elles surveillent les familles qui ont refusé d’obtempérer. Dès le levé du soleil, les récalcitrants sont encore une fois sous la pression et le diktat de quitter les lieux. «Les familles n’ont pas où aller. Elles ne savent plus à quel saint se vouer. Elles ont frappé à toutes les portes, des lettres et des plaintes ont été envoyées à toutes les administrations et personnes concernées. Mais personne ne semble s’inquiéter de notre sort», raconte une résidente de l’immeuble «Imarat Sidna». Une grande amertume pour les familles mises à la porte de leurs appartements après avoir habité depuis 50 ans. Elles n’ont pas un autre logement où elles peuvent aller. Elles sont devenues des sans abris. La solidarité familiale joue dans ces circonstances comme filet social. «Pour le moment, ma famille loge chez mon fils. Le logement n’est pas assez grand pour pouvoir supporter tout le monde. Je dois chercher une solution même si nos moyens sont très limités», avance une femme. Difficile dans la métropole, de trouver une bonne alternative, les prix de location augmentent de façon vertigineuse sous la pression de la demande. «Ce que nous vivons comme injustice c’est que nos maris ont sacrifié toute leur force pour la sécurité de l’Etat et des Marocains dans les rangs de la Sûreté nationale pour nous mettre à la porte, une fois à la retraite, sans même un soutien quelconque», affirment les familles. Et d’ajouter: «15 des familles ont été relogées à Sidi Maârouf dans un projet de relogement des bidonvillois, le reste est laissé pour compte, à lui de se débrouiller. Les autorités disent que les autres ont un logement». Les logements dont disposent certaines familles sont occupés:«Nous avons loué nos maisons il y a des décennies pour faire face à la cherté de la vie», explique une expulsée.


Rappel

Pour rappel, la résidence «Imarate Sidna» se compose de deux immeubles, I et D. Ils abritent 47 familles qui les ont habités, pour certaines depuis 1957. L’occupation des appartements était «sous forme de location qui fait l’objet de contrats de bail avec les Domaines et ce depuis 1957, à l’époque où régnait encore feu Mohammed V», souligne une femme. Le prix du loyer était de 120 DH mais depuis les années quatre-vingt, le loyer a été augmenté à 350 DH par mois. Le problème a été porté devant la justice en 2003. Le jugement en première instance, rendu en 2007, a ordonné l’évacuation des immeubles en question. Le jugement en appel, intervenu la même année, a confirmé celui de la première instance.Ali JAFRY

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