×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Casablanca: Feuille de route pour la dépollution

Par L'Economiste | Edition N°:3254 Le 14/04/2010 | Partager

. Cinq nouvelles stations de mesure de la qualité de l’air . Des projets agricoles pour 1 milliard de DHCasablanca ne veut plus sombrer dans sa pollution (cf. L’Economiste du 2 avril 2010). Les pouvoirs publics ont confectionné un programme de dépollution. C’est une feuille de route nationale avec des déclinaisons régionales. Concrètement, il est prévu de créer 4 stations d’épuration des eaux usées au niveau de la métropole. Elles seront réalisées dans les localités rurales limitrophes. Le réseau d’assainissement est aussi promu à l’extension. Là, également, ce sont cinq centres ruraux qui sont concernés. Le délégataire du métier de l’assainissement (Lydec) a déjà lancé des appels d’offre pour équiper Tit Mellil (tranche 2), Lahraouiyine (cf. www.leconomiste.com) et Dar Bouazza. Les objectifs nationaux des pouvoir publics sont ambitieux. Ils espèrent raccorder 75% des populations urbaines en 2014, 80% en 2020 et 100% à l’horizon 2030. Quant à la pollution domestique, l’objectif est de la rabattre à 50% puis à 80%, respectivement en 2014 et en 2020. Une dépollution domestique à 100% est reportée à 2030. C’est cette même année qui a été fixée pour le traitement des eaux usées et leur réutilisation complète. L’autre point noir dans la métropole n’est autre que les décharges sauvages. «La région bénéficiera de projets de fermeture et de réhabilitation de deux décharges sauvages ainsi que la mise en place de deux décharges contrôlées à Médiouna et à Mohammedia», note le rapport de la Primature préparé à l’occasion des consultations régionales sur l’environnement. La fermeture de la décharge de Médiouna est désormais une mission qui a été confiée à l’américain Ecomed, adjudicataire de la gestion déléguée pour 18 ans. Le délégataire se doit, selon le cahier de charges de la ville, de niveler, recevoir et enfouir les déchets dans la décharge actuelle. Il a aussi pour mission de recueillir et de traiter les lixiviats (jus des déchets) par un réseau périphérique. La société américaine est bien avancée dans l’enfouissement et promet de fermer définitivement ce point noir à la fin de l’année en cours. Mais Casablanca continuera d’acheminer ses déchets domestiques vers la province de Médiouna avec seulement un changement de site de décharge, cette fois-ci entièrement contrôlée (clôture, lutte contre les incendies, traitement des lixiviats, captage de biogaz, couverture finale non stérile). L’objectif étant d’atteindre, sur le plan national, un score de 120 décharges réhabilitées et fermées en 2014 et 300 en 2020, soit 100%. Par ailleurs, la qualité de l’air laisse à désirer dans la métropole. La capitale économique détient toujours le record des allergies au plan national. Diagnostique oblige, le département de l’Environnement a réalisé une étude sur le cadastre des émissions atmosphériques. C’est pour «améliorer la connaissance des sources de pollution, quantifier l’évolution des émissions et proposer un plan d’action pour réduire les émissions des transports et des industries», indique le rapport. Cette étude a débouché sur la mise en place de cinq stations supplémentaires de mesure de la qualité de l’air qui vont s’ajouter au sept stations existantes. S’agissant de l’eau, la protection de l’environnement consiste à réaliser un projet de dépollution des eaux du centre de Médiouna par Lydec. L’Agence du bassin hydraulique de Bouregreg-Chaouia apportera sa contribution qui reste à déterminer. L’agence participera également au financement avec des subventions allant jusqu’à 20% à la dépollution industrielle. Il y va de la préservation de la qualité des eaux naturelles dans les zones en amont de la région comme Nouaceur et Médiouna. Dans le domaine de l’agriculture, il est prévu un plan agricole régional d’un coût d’un peu plus d’un milliard de DH. Et ce, sur une période de 10 ans allant de 2009 à 2020. Quelque 18% de ce budget seront affectés à la production végétale tandis que 76% seront alloués à la production animale. Les 6% qui restent vont à des projets transversaux. Il faut toutefois noter que sur le milliard de DH, l’Etat n’apportera que 17% qui joueront l’effet de levier. Les coopératives et les agriculteurs débourseront 83% du financement. Dans le fameux Plan vert régional, 35 projets sont déjà identifiés dont «20 projets d’intensification et 15 projets pour la petite exploitation», indique le rapport sur la situation environnementale à Casablanca. Onze de ces projets sont dédiés à la production végétale visant l’intensification, la valorisation et la transformation de la production de céréales, de la pomme de terre et des cultures biologiques avec un budget de 373 millions de DH. Les 24 projets restants portent sur la filière animale. Ils visent l’amélioration de la productivité et la valorisation des produits laitiers, les viandes rouges, l’aviculture et la cuniculture avec une enveloppe de 1,56 milliard de DH.


Forêt

Un plan d’action 2009-2012 a été mis en œuvre. Il est décliné en convections thématiques avec les provinces de la région du Grand Casablanca. Le programme consiste en des projets d’aménagement des espaces récréatifs au niveau de trois forêts, celle de Bouskoura (province de Nouaceur), celle de Merchiche (Médiouna) et celle de Chellalate (Mohammedia). Le plan espère freiner la dégradation de forêts urbaines et périurbaines. Ali JAFRY

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc