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Economie

Caravane de l’export: Le patronat congolais exige des accords
DNES à Kinshasa, Mohamed AZMANI

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Protection des investissements et suppression de la double imposition . Financement et informel, les freins au développement. Le troc, un mode d’échange qui refait surfaceLa caravane marocaine de l’export a bouclé sa quatrième et dernière étape le 11 décembre à Kinshasa, en République démocratique du Congo. En attendant la moisson congolaise, la tournée a, en effet, tenu toutes ses promesses. Les hommes d’affaires marocains se disent persuadés du potentiel commercial et économique qu’offre ce pays. Surtout qu’il est l’un des plus riches en Afrique et que c’est un pays à reconstruire. Un pays qui connaît une forte présence chinoise, turque, libanaise et pakistanaise. Pour Saâd Benabdellah, DG de Maroc Export, «notre proximité et complémentarité économique ne peuvent être que des atouts sur lesquels le Maroc doit capitaliser».En tout cas, le soutien du patronat congolais a bien contribué à faire de cette étape l’une des mieux réussies. La plénière de cette étape, présidée par le vice-Premier ministre congolais, a consolidé l’approche Business to Government (B to G) de Maroc Export et du ministère du Commerce extérieur. Les ateliers sectoriels, quant à eux, ont vu la présence des secrétaires généraux et représentants des ministères. D’ailleurs, ces ateliers ont fait salle pleine, autant du côté marocain que congolais. Néanmoins, les opérateurs locaux, à leur tête le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), équivalent de la CGEM au Maroc, cherchent du concret. «Le niveau de coopération économique et commerciale entre nos deux pays est assurément faible par rapport au potentiel en termes de flux économique. Nous demandons, par ailleurs, à nos gouvernements respectifs de signer des accords de protection des investissements réciproques et d’annuler la double imposition», martèle le président de la FEC. La visite de la délégation marocaine est tournée à point nommé. Elle a coïncidé avec le lancement de chantiers prioritaires. Des secteurs que Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce Extérieur, préfère résumer en SI3E (santé, infrastructure, électricité, eau potable et éducation). Le ministre a appelé les opérateurs marocains à s’insérer ces grands chantiers.Des opportunités prometteuses certes, mais freinées par la faible capacité de financement des entreprises. Sans oublier l’importance de l’informel. Le côté sécuritaire, quant à lui, représente également un des points noirs dans ce pays. Concrètement, «le développement économique durable ne peut être envisagé sans un soutien et une structure de financement appropriés. Les capacités actuelles de financement sont limitées, peu développées et onéreuses. D’autant plus que la faiblesse des capacités de financement du système financier local touche le secteur des PME», souligne le président du FEC. En effet, l’informel, qui manipule plus de 60% des flux financiers hors circuit bancaire, est à la base de cette situation. Moralité: trouver des solutions à la sous-bancarisation et à la faible capacité des institutions financières dans l’objectif de stimuler les crédits à moyen et long terme. La phase protocolaire de l’étape passée, les opérateurs marocains ont dû trier pour rencontrer les meilleurs profils, tant la demande pour les B to B était importante. A noter que certains avaient déjà commencé leurs prises de contacts au café de l’hôtel avant même le début des rencontres. D’ailleurs, pour la plupart des membres de la Fenelec, ce pays n’est pas inconnu.En revanche, dans tous les secteurs d’activité représentés, le spectre du financement surgit. «A tel point que les opérateurs congolais commencent à parler de troc. Une pratique que les Chinois utilisent dans ce pays. Il se base sur l’échange des métaux précieux contre construction de logements sociaux par exemple. Par ailleurs, les taxes et frais de douane demeurent élevés», nous confie Youness Arif, responsable export chez Sofa, importateur et distributeur de matériel électrique. Une entreprise familiale qui a su s’imposer sur le marché marocain et africain avec un chiffre d’affaires de près d’un milliard de DH. Tout au long de cette caravane, le secteur de l’électricité a bien su tirer profit des différentes étapes.Pour le secteur pharmaceutique, le problème du réseau de distribution lui fait défaut. Un réseau atomisé par l’informel et des distributeurs non professionnels (non pharmaciens) qui se voient plutôt coller l’étiquette de commerçants que de grossistes agréés. «Nous programmerons une réunion avec nos homologues congolais et nous associerons nos distributeurs marocains afin de trouver une solution rapide et que chacun puisse opérer dans son domaine d’activité», estime Nabil Benchekroun, responsable marketing et export à Pharma 5, laboratoire pharmaceutique.


Microfinance

Avec le faible taux de bancarisation et la présence de l’informel, le secteur financier de la République démocratique du Congo a encore du travail à faire. «Améliorer le taux de bancarisation ne se fera que par des implantations de proximité et un rapprochement au consommateur. Surtout que le pouvoir d’achat dans ce pays est l’un des très faibles», affirme Christophe Lassus-Lalanne, DG de Bank of Africa – RDC (BOA-RDC), lors d’une visite au siège de la filiale à Kinshasa. Et d’ajouter, «il doit y avoir un fort travail de la microfinance et viendra par la suite un rapprochement entre la microfinance et la banque». Le développement de ce segment est en effet l’une des niches que tentera d’exploiter la BMCE en Afrique. En effet, plus de 80% des PME congolaises opèrent dans l’informel.La BMCE, notons-le, qui détient déjà 55% de Bank of Africa, prendra les rênes de cette banque dès janvier 2011.

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