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Economie

Bras de fer routiers/Ghellab: Ça se corse

Par L'Economiste | Edition N°:1423 Le 25/12/2002 | Partager

. La majorité des transporteurs sont pour une prolongation de la grève de 48 heures . Ghellab est sommé de s'en remettre au soutien du groupe istiqlalien pour faire passer les amendements au sujet de la grève Les routiers donnent du fil à retordre au ministre des Transports et de l'Equipement fraîchement investi. La déclaration faite lundi par Karim Ghellab à la télévision a bel et bien attisé leur ire. Les routiers ont mal apprécié le fait que Ghellab «ait sous-estimé les répercussions de la grève sur l'économie nationale». Abdelillah Hifdi, président de la Fédération nationale du transport routier (FNTR), affirme que dans les jours qui viennent, les effets de la grève seront ressentis même au niveau du petit consommateur. Il fait notamment allusion au ravitaillement des stations d'essence qui ont subi les contrecoups du débrayage. «Dire que la grève n'a pas eu de répercussion sur l'économie nationale relève du mensonge. C'est une déclaration qui ne sied aucunement à un homme politique responsable», poursuit-il. A la fédération, on s'attendait à une déclaration «plus diplomate et beaucoup plus tolérante». Le bureau fédéral, qui est l'organe exécutif de la fédération, s'est réuni hier, deuxième jour de la grève, à Casablanca pour se mettre d'accord sur le comportement à adopter face au «désistement de Ghellab». Il y a de fortes chances qu'un appel à la prolongation du mouvement sanctionne la réunion. Selon Hifdi, 99% des routiers sont pour 48 heures supplémentaires de grève. Les responsables à la fédération brandissent aussi la menace d'un appel à des “marches” de milliers de camions notamment de Casablanca à Rabat. La fédération a envoyé des missives à tous les syndicats et associations des routiers à travers le Royaume. Une manière de resserrer les rangs pour être plus forts en négociation.La fédération saisit ainsi le ministre toutes griffes dehors. Aujourd'hui plus que jamais, les routiers ne démordent pas de leurs revendications qu'ils ne cessent depuis trois ans de remettre sur le tapis. Rappelons que les deux principales revendications mises en avant concernent la taxe à l'essieu jugée trop chère (9.000 DH l'an) et la récupération d'une partie de la TIC (taxe intérieure sur la consommation): un véhicule consomme en moyenne quelque 50.000 litres par an. Les routiers ne veulent rien entendre des raisons avancées par Ghellab pour expliquer son refus de recevoir les routiers, à savoir les «contraintes de calendrier» ayant trait à la loi de Finances. Hifdi veut que Ghellab demande le soutien du groupe istiqlalien à la Chambre des Conseillers pour faire passer les amendements en question. Rappelons aussi (voir L'Economiste de lundi 23.12.02) qu'un responsable au ministère du Transport avait invoqué l'impossibilité de faire passer lesdits amendements, étant donné que «la loi de Finances a dépassé le stade de la première chambre».Le ministre, selon Hifdi, semble ne pas juger à sa juste valeur l'épée de Damoclès que constitue tout débrayage des routiers. En Europe, c'est une frange particulièrement redoutée. La quasi-totalité des échanges intra-européens avait été prise en otage par les routiers qui ont investi autoroutes et points frontaliers. Bien que de moindre envergure, la grève des routiers nationaux n'est pas à prendre à la légère. Les pertes se comptent déjà en milliards de dirhams. Et le pire reste à venir. D'autant plus que les routiers se sentent en position de force. «Notre objectif n'est pas de mettre la pression sur l'autorité ou de mettre à genoux un quelconque responsable. Nous voulons juste avoir un interlocuteur valable», souligne un routier membre de la fédération. «Un ministre qui refuse de dialoguer avec les professionnels d'un secteur les accusant d'avoir eu recours à un droit que la Constitution leur garantit, n'est pas digne de l'être», lance vertement Hifdi. Il ajoute que la fédération ne peut aujourd'hui plus contenir le mouvement des routiers qui a fait boule de neige. Les professionnels du petit tonnage rallient le mouvement. Hifdi met toute la responsabilité d'une éventuelle escalade sur le dos de Ghellab qui, ajoute-t-il, n'a pas voulu aider les routiers à arriver à bon port. Mostafa BENTAK

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