×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Banques: Les créances en souffrance flambent

Par L'Economiste | Edition N°:1427 Le 31/12/2002 | Partager

. Plus 16% de plus par rapport à fin décembre 2001Sur le marché du crédit à la consommation, la baisse de la fièvre aux guichets visible déjà depuis les deux dernières saisons se poursuit. Après la course au volume, le secteur est entré visiblement dans une phase d'assainissement du portefeuille. Selon les indications du GPBM (groupement professionnel des banques du Maroc), l'encours des crédits à la consommation durant les onze mois de l'année qui s'achève enregistre une légère hausse de 2,6%, très loin des années fastes de croissance à deux chiffres. En revanche, les crédits de financement de l'immobilier connaissent un boom avec une croissance de 13% par rapport à fin 2001. Deux facteurs pourraient expliquer ce retour en forme du marché immobilier. La bonne tenue de l'acquisition des logements suite à l'amélioration du marché de l'emploi de manière générale, et de celui des cadres en particulier. A cela, il faudrait ajouter le double effet de la baisse du loyer de l'argent et de la compétition commerciale que se livrent les pôles immobiliers des banques. Certaines banques n'hésitent plus désormais à faire des petites concessions pour recruter une clientèle solvable pour le reste de leur portefeuille.Les dépôts bancaires à fin novembre s'élèvent à 264,5 milliards de dirhams, en hausse de 5% comparé à fin décembre 2001. Au moins un tiers de ce volume (82 milliards de dirhams) est placé sous forme de dépôts à échéance fixe, dont les MRE passent pour être des gros contributeurs. Les placements bancaires à échéance fixe de la communauté marocaine résidant à l'étranger étaient de 35 milliards de dirhams à fin novembre, soit près de 43% de l'encours global. Ils sont restés stables avec une légère hausse de 0,7% par rapport à fin décembre 2001. Faut-il y voir la conséquence de l'incertitude sur l'issue du contentieux sur la fiscalisation de cette épargne qui avait opposé les banques et l'Administration fiscale? Rien n'est moins sûr, même si probablement d'autres facteurs ont dû intervenir. (voir article en page 2). Moins rassurante pour le secteur bancaire, la forte hausse des créances en souffrance qui font un bond de plus de 16% par rapport à la fin de l'année 2001, ce qui témoigne d'une détérioration du comportement de paiement de la clientèle. Mais dans cette moyenne se cachent des disparités entre établissements, même si tout le monde est soumis au dispositif des règles prudentielles de la banque centrale. A.S.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc