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Au petit déjeuner d'"Enjeux" : Banques: la réforme s'impose, la politique financière inquiète

Par L'Economiste | Edition N°:47 Le 01/10/1992 | Partager

Le magazine "Enjeux" a réuni autour de son petit déjeuner mensuel des cadres de banques et des chefs d'entreprises pour réfléchir sur les "réformes bancaires et institution-nelles".
Le projet de réforme de la loi bancaire a échappé aux critiques. En revanche, la politique monétaire et les difficultés de trésorerie des entreprises ont resurgi au cours des débats.
"Réformes bancaires et réformes institutionnelles", tel est le thème qui a été abordé lors du petit déjeuner débat organisé le Jeudi 24 Septembre par "Enjeux".
Un sujet d'actualité, au moment où, souligne M. Abdellatif Laraki, Président Directeur Général de la BCP, Animateur des débats, "le Maroc se trouve dans une phase de mutations économiques, sociales et politiques". Du point de vue économique, cette situation est marquée par la libéralisation qui entraîne un ajustement par les mécanismes du marché ainsi que par l'application d'un ensemble de mesures qui ont déréglé le système, explique M. Laraki. Conséquence, affirme-t-il, la réforme bancaire s'est imposée.

Décloisonnement

"Cette réforme du système bancaire et financier vient compléter les réformes du système réel ", explique-t-il. Le projet se veut un cadre général donnant aux institutions financières des moyens pour participer pleinement au financement de l'investissement et à la monétarisation de l'économie. Il tourne autour de trois axes, un cadre juridique, un cadre institutionnel et un cadre de réglementation des relations client-banque.
Pour le premier, M. Laraki a mis l'accent sur le décloisonnement des institutions financières avec pour corollaire une concurrence directe. Point qui a soulevé certaines interrogations, notamment sur la capacité des petites banques à faire face à la nouvelle donne. M. Laraki a tenu à expliquer que la loi n'annonce pas une concentration des banques. Cependant une telle démarche n'est pas exclue. Pour lui, "la loi vient déranger toutes les banques et les pousser à innover dans le domaine de la mobilisation de l'épargne".
Du point de vue institutionnel, le projet de loi préconise la mise en place de deux organes consultatifs et d'une commission de discipline. En outre, il oblige les établissements financiers à adhérer à une association professionnelle.
Le premier concerne le Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne (CNME) placé sous la présidence du Ministre des Finances et qui inclut le Secrétariat Général du CNJA appelé à disparaître. Le Conseil Economique et Social devra prendre la relève. "Un organe qui vient compléter le paysage démocratique du pays", souligne M. Laraki. Pour lui la réforme doit concerner l'ensemble, et le CNJA constitue un test de pertinence pour une telle structure.
Le CNME est consulté sur toute question relative aux orientations de la politique monétaire et du crédit et les moyens de sa mise en oeuvre.
Le Comité des Etablissements de Crédit constitue l'organe consultatif. Il lui est conféré un rôle plus technique et il est placé auprès du Gouverneur de Bank Al Maghrib. Il doit se positionner sur la participation des établissements de crédit dans le capital des entreprises, sur les relations entre les établissements de crédit et leur clientèle,...
Quant à la commission de discipline, elle est placée sous la présidence du Gouverneur de Bank Al Maghrib qui peut la réunir sur convocation afin de statuer sur un problème.
En ce qui concerne l'amélioration des relations client-banque, troisième axe de la réforme, l'attention a été portée sur l'importance du Fonds de Garantie de par la protection qu'il apporte aux déposants. Son rôle est double, indemniser les clients en cas de faillite d'un établissement de crédit et apporter de l'argent frais aux établissements en difficulté. Cette structure apporte un maillon dans la chaîne de solidarité qui doit lier les institutions financières.
Le projet de réforme de la loi bancaire n'a pas fait l'objet de remarques particulières. A l'opposé, la politique monétaire en cours a soulevé quelques interrogations, notamment pour ce qui est des difficultés financières des entreprises. "La situation n'est pas dramatique, seulement des difficultés passagères", affirme M. Laraki.

Alié Dior NDOUR

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