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Politique

Attentats aux USALe puzzle des enquêtes au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1110 Le 27/09/2001 | Partager

. La RAM se décharge de la responsabilité des stagiaires en formation chez elle. Le groupe saoudien Dallah Al-Baraka et les Banques Islamiques démentent les rumeurs les accusant de financer le réseau Ben LadenNo comment. Les responsables de la RAM s'abstiennent de commenter la situation du pilote-stagiaire saoudien, dont le nom avait été évoqué par les services de sécurité américains. “Tout ce que nous pouvons dire, c'est que le centre de formation de la Royal Air Maroc est ouvert depuis plusieurs décennies. Des stagiaires de différents pays y sont formés chaque année et nous ne nous sommes jamais intéressés à leur nationalité”, souligne un responsable de la RAM.Par ailleurs, L'Economiste a appris que l'Etat-Major de la Gendarmerie “examinait la liste des quarante Saoudiens en formation chez la RAM”. Cette information n'a pas pu être vérifiée auprès des services de la Gendarmerie, qui ont refusé de la commenter.Même réaction auprès de l'Ambassade américaine. Aucun renseignement ne filtre: “Référez-vous aux services marocains”, nous a signifié une employée de l'Ambassade contactée par téléphone.Sur le même registre, Ahmed Ahmed, directeur général du groupe saoudien Dallah Al-baraka, se dit étonné quant aux “rumeurs” accusant son groupe “d'être impliqué dans le financement de l'organisation Al Kaïda”. “Nous sommes une société d'investissement présente dans différents pays musulmans. Ces rumeurs n'ont aucun fondement et me font rire”, indique Ahmed qui rentrait d'un voyage aux Etats-Unis. Il commente avec ironie ces accusations. “Si les Américains avaient le moindre soupçon, ils m'auraient interpellé sur leur propre territoire”, explique-t-il. Et d'ajouter qu'au Maroc, “ni les autorités nationales, ni les responsables de l'Ambassade américaine ne m'ont convoqué”.Depuis 1986 au Maroc, Dallah Al-baraka est présent dans plusieurs secteurs. Son premier terrain de prédilection était la pêche. Le groupe détient des participations dans l'Omnium Marocain des Pêches et Sardi Sud. Dans le secteur touristique, il a fait parler de lui après le lancement des projets Taghazout et Palais des Roses à Agadir. Il a été ensuite largement médiatisé après sa prise de participation au capital de Lone Star Energy. Cependant, le montant total des investissements du groupe au Maroc n'est pas communiqué.Dallah Al-baraka n'est pas la seule victime “des soupçons américains”. Le nom de la Banque Islamique de Développement est également évoqué. Le démenti n'a pas tardé à venir. Saleh Kamel, président du Conseil général des banques islamiques basé à Bahreïn déclare que “les banques islamiques sont sous le contrôle des banques centrales des pays où elles opèrent et les accusations selon lesquelles celles-ci financent des activités terroristes ne méritent même pas un commentaire”(1).


Liste noire

Le gouvernement américain a donné une liste de 27 personnes et groupes dont les avoirs seront gelés:• Groupes considérés comme terroristes: Al Kaïda (Afghanistan), Groupe Abou Sayaf (Philippines), Groupe Islamique Armé (Algérie), Harakat Almoujahidine (Pakistan), Djihad Islamique Egyptien, Mouvement Islamique d'Ouzbékistan, Asbat al-Ansar (Liban), Groupe Salafist pour la prédication et le combat (Algérie), Groupe de Combat Islamique Lybien, Al-Ittihad al-Islamiya (Somalie), Armée Islamique d'Aden (Yemen).• Personnes soupçonnées de terrorisme: Oussama Ben laden, Mohamed Attef, Seïf Al-adl, Cheikh Saïd, Abou Hafs le Mauritanien, Ibn Al-Cheikh al-libi, Abou Zoubeideh, Abd Alhadi al-Iraqui, Ayman al-Zawhari, Thirwat Salah Shihata, Anouar Al-Saïd Ahmed, Mohamed Salah• Organisations caritatives: Makhtab Al-Khidamat, Organisation Humanitaire Wafa (ONG saoudienne), Fonds Al-Rachid (Pakistan)• Entreprise: Société d'import-export Mamoun Darkazanli Aniss MAGHRI(1) Al Bayane.

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