×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Assises de l’industrie
Comment ancrer les investisseurs
Entretien avec Mohamed Lasry, PDG de Casanearshore

Par L'Economiste | Edition N°:3250 Le 08/04/2010 | Partager

. Il faut un accompagnement sur mesure . Car pour les entreprises, «ici ou ailleurs, c’est pareil»Ne pas s’endormir sur ses lauriers! C’est, en substance, le message du PDG de Casanearshore. Pour Mohamed Lasry, l’accompagnement des investisseurs doit être permanent car rien n’est acquis définitivement. De fait, si la performance des compétences locales ne correspond pas aux attentes de l’investisseur, ou s’il y a des tracasseries, qu’elles soient administratives ou sociales, ce dernier peut revoir son choix. - L’Economiste: Le développement de l’offshoring est incontestable. Est-ce pour autant gagné? - Mohamed Lasry: Loin s’en faut. En plus des points forts du Maroc -institutions, proximité géographique, linguistique, pool de ressources humaines qualifiées, infrastructures des télécommunications ou encore la compétitivité des coûts- l’attention doit se porter sur les besoins des investisseurs. Des besoins en évolution constante. De fait, ces investisseurs sont tous à l’international, ils ont du benchmark de prix, de services, ils ont des sites un peu partout dans le monde. Pour eux, ici ou ailleurs, c’est pareil, donc c’est le service qui compte. En plus, il ne faut pas croire en la loyauté. Un jour une nouvelle décision peut tout changer si l’entreprise n’est pas ancrée.- Qu’est-ce qu’il faut pour cela?- Pour qu’une entreprise soit ancrée dans un territoire national il faut que sa motivation résulte d’un benchmark. Au-delà de la période probatoire, une fois l’entreprise implantée et la chance du débutant passée, il reste à faire des résultats. Si la performance des compétences locales ne correspond pas aux attentes de l’investisseur, ou s’il y a des tracasseries, qu’elles soient administratives ou sociales, dans le benchmark intracompagnie qu’ils font, un investisseur peut être amené à revoir son choix. Par conséquent, le travail d’accompagnement que nous faisons est permanent. Ce travail ne se termine jamais parce que l’on doit toujours être un interlocuteur, en tout cas pour les infrastructures, le guichet unique et tous les autres services vis-à-vis du client et aussi de l’entreprise. Mais le rôle le plus important est à jouer par le management local. - Vous ne vous limitez pas seulement à aménager et commercialiser des parcs d’activité...- Il ne faut pas croire que c’est terminé parce qu’une entreprise a pris possession de ses locaux. Bien au contraire, le travail ne fait que commencer pour nous. Evidemment, il y a un travail de fait, à l’échelle du pays, du gouvernement qui consiste à avoir une attractivité, un positionnement, une différenciation. A ce niveau-là, c’est certes important mais par la suite il faut l’accompagner pour éviter les tracasseries locales du genre des problèmes au niveau de la logistique, de la supply chain. Le challenge de tous les jours, c’est de favoriser les conditions nécessaires pour que l’entreprise puisse travailler dans un environnement de sérénité. Elle doit s’occuper de son business exclusivement et ne pas passer plus de temps à régler des problèmes de paperasses qu’à faire son travail. Pour cela, il faut un accompagnement permanent.Maintenant, il y a un autre côté important, c’est le rôle du management de l’amont. C’est-à-dire que le management local des entreprises qui s’installent chez nous doit être extrêmement performant car tout repose sur eux. A partir du moment où le management local est capable de s’entourer de compétences et de faire des ressources, d’amener les ressources humaines nécessaires de les former, de les anticiper, d’être capable de régler les problèmes localement. Ceci rassure complètement l’investisseur quant à la pérennisation de son activité au Maroc. Mais croire qu’une entreprise une fois installée est acquise à vie est une erreur. Serait une erreur! Quel que soit l’investissement, l’entreprise si elle ne retrouve pas l’environnement, la ressource qui lui convient, et si le benchmark mondial ne démontre pas l’attractivité, toute décision peut être mise en question.- Aujourd’hui, est-ce qu’on répond à tous les critères d’attractivité de l’offshoring?- Malgré les hauts et les bas au démarrage, la destination Maroc a su se positionner dans ces métiers. On est référencé dans la liste des 30 pays technologiquement viables pour l’outsourcing. Propos recueillis par Bachir THIAM

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc