×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Assises de l’industrie: Des mesures pour muscler le pacte Emergence

Par L'Economiste | Edition N°:3250 Le 08/04/2010 | Partager

. 4 conventions signées: financement, formation, P2I . Bilan d’étape des secteurs locomotivesLes premières assises nationales de l’industrie, tenues à Casablanca mercredi 7 avril sous la présidence effective du Souverain, ont été marquées par la signature de quatre conventions. Celles-ci portent sur le projet Tétouanshore, la P2I de Nouaceur, la facilitation de stages et le financement des PME. Ces conventions engagent aussi bien le public que le privé (ministères des Finances, de l’Industrie, de l’Emploi et de l’Enseignement supérieur, les banques (Société Générale, Crédit du Maroc, Crédit immobilier et hôtelier, BMCI, Attijariwafa bank, Crédit Agricole et Banque Populaire), le patronat (CGEM), etc.Il a également été question du bilan de la stratégie intégrée du Pacte national pour l’émergence industrielle (PNEI) pour la période 2009-2015. Ainsi, Ahmed Reda Chami, ministre de l’Industrie, a passé en revue chaque secteur tout en rappelant les objectifs. Pour commencer, l’offshoring. Un secteur qui a l’ambition de donner au Royaume un positionnement de leadership sur le nearshoring des destinations francophones. Pour cela, les pilotes du dossier ciblent 10 à 12 filières autour des zones spéciales dédiées. A terme, le secteur devrait créer au moins 70.000 emplois additionels. Pour l’automobile, le défi porte sur la mise en place d’une base industrielle viable sur le long terme, autour d’un tissu d’équipement et sites de construction dédiés aux standards internationaux. Là aussi, le nombre d’emplois nouveaux attendus se porte à 70.000. Le secteur aéronautique se défie d’élargir ses filières cibles et monter en gamme (lire l’interview de Hamid Benbrahim El-Andaloussi, président du groupement des professionnels du secteur -GIMAS- dans notre édition du 9 avril). Il s’agit de migrer vers les niveaux 2 et 3 de la sous-traitance et l’industrialisation. Pour cela, le secteur sera doté d’un pôle dédié et à l’espoir d’attirer 15.000 emplois de plus. L’électronique, qui a tardé à se mettre en place, s’est ressaisi avec l’arrivée sur le parc Technopolis de Rabat de l’américain Laer (cf. www.leconomiste.com; édition du 17 mars 2010). Pour ce volet, il s’agit de focaliser sur l’électronique spécialisée, d’intégrer en synergie avec les secteurs automobile et aéronautique et créer plus de 9.000 emplois. Restent les deux métiers dits «traditionnels» que sont le textile/cuir et l’agroalimentaire. Pour le premier couple, la stratégie se défie de le repositionner sur le fast-fashion autour de modèle de coopération avec les donneurs d’ordre occidentaux plus équilibrés. Pour le textile, le défi c’est d’aller vers la cotraitance et pour le cuir il s’agit d’améliorer l’intégration à l’amont. Objectif: attirer plus de 32.000 emplois. L’agroalimentaire devrait à son tour développer entre 8 et 10 filières à fort potentiel autour de projets intégrés, en l’occurrence des agropoles dédiés. Ce repositionnement devrait avoir un impact important de plus de 24.000 sur l’emploi dans le secteur. Les objectifs du PNEI à l’horizon 2015, créer 220.000 emplois, contribuer à hauteur de 50 milliards de DH au PIB, générer un volume d’exportation de 95 milliards et un investissement de 50 milliards de DH. Offshoring. C’est un potentiel de 70.000 emplois supplémentaires et une croissance du PIB de 13 milliards de DH, d’ici 2015. L’objectif étant de développer une offre attractive pour les investisseurs dans le secteur (lire l’interview de Mohamed Lasry, PDG de Casaneashore, page 6), en mettant en place un cadre incitatif. A ce jour, 24 mémorandums d’entente ont été signés entre l’Etat et des entreprises étrangères (Logica CMG, Capgemini, Tata, Bull, Ubisoft). Par ailleurs, le projet forshore 3.000 de formation des compétences en IT est lancé. Et le dispositif d’aide à l’IR, changeant la base de calcul de la contribution, qui utilise désormais le revenu brut imposable par individu au lieu de la masse salariale, est entré en application. Près de 63 entreprises installées hors des P2I (parcs industriels intégrés) ont bénéficié des aides promises par le PNEI, après obtention de certificat d’éligibilité. A ce jour également, 58 entreprises sont installées sur les sites de Casablanca et Rabat avec 10.000 salariés. Automobile. A fin 2008, la production du secteur a augmenté de 75%, les investissements de 417% et les exportations de 215%. Plusieurs conventions ont été signées à ce jour, avec réalisation de certains projets. C’est le cas des équipementiers Fuarecia, Treves, Delphi ou encore le japonais Sumitomi. Ce dernier s’est, depuis, déployé sur 5 autres sites à travers le pays et a créé 12.000 emplois (techniciens et ingénieurs). Le Maroc exporte depuis l’année dernière en Egypte 6.000 Logan, assemblées par la Somaca. Les travaux de l’usine Renault Tanger d’un investissement de plus de 11 milliards de DH avancent conformément au calendrier revu et corrigé après la défection de son partenaire industriel Nissan. Aéronautique. Comme l’automobile, le secteur de l’aéronautique a signé plusieurs conventions d’investissement. Les derniers en date concernent Zodiac, Atch et MS Composites. Le secteur compte aujourd’hui 90 entreprises et réalise un chiffre d’affaires de près de 8,4 milliards de DH pour une croissance estimée à 25% sur les 5 dernières années. Le montant des investissements se porte à près de 4 milliards de DH. Le secteur compte plus de 7.500 salariés, hautement qualifiés. Electronique. Après les caméras miniatures fabriquées par Nemotek, destinées aux téléphones portables, c’est autour de l’un des leaders mondiaux, en l’occurrence l’américain Lear de choisir Rabat Technopolis pour y développer son activité électronique embarquée. Les rencontres de prospection avec les entreprises françaises Alstom et Thales ont permis d’aboutir à des accords de sous-traitance avec plusieurs entreprises marocaines du domaine. Textile & cuir. L’identification de l’offre exportable et les donneurs d’ordre (en cours de finalisation) redonnent le sourire au textile. La conception des outils de diagnostic pour la réalisation du relevé des potentiels des entreprises textile-habillement est faite. D’ailleurs, ces outils sont en cours de test pour la filière jean. L’offre FIT (finition, impression, teinture) et la stratégie de démarchage sont en cours de finalisation. De même, le projet de révision des tarifs douaniers, introduit par l’Amith concernant les intrants, est en examen. Le cuir à travers le secteur artisanat bénéficie d’un contrat-programme.Agroalimentaire. La Fédération interprofessionnelle des viandes rouges ainsi que la filière lait ont décroché leur contrat-programme 2010-2014. La mise en place des quotas pour le sucre, le lait et le blé biscuitier à 2,5% de droit d’importation a permis les droits appliqués aux produits finis utilisant ces intrants. Le taux de la confiserie et la biscuiterie passe de 49 à 25% et la chocolaterie de 32,5 à 20%.Bachir THIAM

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc