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Alliance Renault/Daimler: Les actionnaires sceptiques

Par L'Economiste | Edition N°:3255 Le 15/04/2010 | Partager

. Une baisse de prestige, selon eux. Le bilan de Daimler en matière de coopération est plus que mitigéLA direction de Daimler a dû s’expliquer hier mercredi devant un parterre d’actionnaires plutôt sceptiques sur le bien-fondé de son alliance avec Renault et Nissan, qui risque pour certains de ternir l’image de la marque à l’étoile. «Il y a deux sujets qui touchent les actionnaires jusqu’à la moelle aujourd’hui», a déclaré Lars Labryga, de la Société de protection des actionnaires, «la corruption et la coopération avec Renault-Nissan». «Qui a aujourd’hui une idée claire de la façon dont Daimler va compenser la baisse de prestige» inévitablement liée selon lui à une alliance avec le groupe franco-japonais, a-t-il demandé à la cantonade, peu des 5.000 actionnaires présents se risquant à lever la main.Daimler, le fabricant des berlines Mercedes et des petites Smart, a annoncé la semaine dernière une coopération avec Renault-Nissan dans les petites voitures: les groupes vont travailler à une «architecture commune» pour les petits modèles, en premier lieu la Smart et la Twingo de Renault.Pour sceller cette alliance, Daimler achètera 3,1% de Nissan et 3,1% de Renault. De leur côté, Renault et Nissan entreront dans le capital de Daimler à hauteur de 1,55% chacun. Pour les actionnaires de Daimler, cette nouvelle union est un double motif d’inquiétude. D’abord parce que le bilan de Daimler en matière de coopération est plus que mitigé: il a divorcé en 2007 de l’américain Chrysler, avec lequel il devait former un géant transatlantique, allié un temps au japonais Mitsubishi et au sud-coréen Hyundai. «L’échec sert de fil rouge à l’histoire des coopérations de Daimler», a commenté Ingo Speich, venu s’exprimer au nom du fonds d’investissement allemand Union Investment. Les petits actionnaires de Daimler présents mercredi -pour beaucoup déjà d’un âge avancé-, sentimentalement attachés au prestige de la marque à l’étoile, craignent de plus que «leur» constructeur ne se fourvoie en s’alliant avec le tout-venant.Selon les analystes, un tel partenariat est incontournable pour le fabricant haut de gamme, alors que miser seulement sur les gros modèles ne suffit plus. Mais pour beaucoup d’actionnaires, c’est une mésalliance. «Vous ne pouvez pas me raconter qu’en Allemagne, Mercedes et Renault sont au même niveau» en termes d’image, a ainsi estimé sur le podium Ulrich Wecker, «cela ne rentre pas dans mon crâne de conducteur de Mercedes». «Nous allons le payer très cher si nous nous unissons à une marque qui est beaucoup moins bien placée que nous dans l’échelle de popularité», a-t-il estimé, sous les applaudissements nourris. «Est-ce que ce que nous faisons c’est remettre à flot Renault?» s’est interrogé Hans-Martin Buhlmann, venu représenter des petits actionnaires détenant au total 8 millions de titres, semblant oublier que Daimler non plus n’était pas au mieux de sa forme, après une lourde perte l’an dernier.O. H.

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