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Economie

Agroalimentaire
La sous-facturation sévit toujours

Par L'Economiste | Edition N°:3254 Le 14/04/2010 | Partager

. Mais aussi la TVA, l'accès aux intrants, l'informel.... Un nouveau président le 6 maiA la veille de l’organisation de nouvelles élections, Amine Berrada Sounni, président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri), dresse son bilan. L’actuel président de la Fenagri avait remplacé Abdelhakim Marrakchi à ce poste, en septembre 2009, suite à la nomination de ce dernier en tant que vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Une nomination au pied levé. Aux yeux du président, qui est candidat à sa propre succession, le bilan est globalement positif, mais plusieurs freins empêchent encore le développement d’une filière agroalimentaire forte. «Nous avons lancé plusieurs commissions et nommé des présidents», déclare le président sortant. Ainsi, à travers la commission normalisation et réglementation, la fédération est devenue un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics, d’autant plus que cette commission représente toutes les filières du secteur. «Nous avons rencontré récemment l’Office national de la santé et de la sécurité des produits alimentaires pour réactiver tout le dossier de la réglementation», déclare Berrada. Autre frein entravant le développement de la filière, l’inadéquation entre la formation universitaire et les besoins. Un problème pointé à maintes reprises du doigt par le patronat. Ce volet a été attribué à la commission formation au sein de la Fenagri. Pour les opérateurs, la fiscalité devrait impérativement changer. Un chantier sensible sur lequel planche la commission fiscale de la fédération. Celle-ci a d’ailleurs pour mission de mettre en place une stratégie fiscale et douanière pour toutes les filières de l’industrie agroalimentaire. Au cours de son bref mandat, Berrada s’est activé à rallier d’autres associations professionelles. «Nous nous sommes rapprochés d’autres associations pour essayer de les fédérer et de définir des dénominateurs communs», précise-t-il. Un effort de recrutement nécessaire dans un secteur caractérisé par sa forte atomisation. Autre boulet plombant la filière, le phénomène de la sous-facturation. Sur ce point précis, la Fenagri a mis en place une commission dédiée. «Nous avons tenu récemment une deuxième réunion avec les ministères du Commerce et de l’Industrie et du Commerce extérieur ainsi qu’avec l’Amith. Nous avons mis en place une méthodologie de travail pour lutter contre le fléau de la sous-facturation», signale Berrada. Les rencontres avec les pouvoirs publics avaient pour objectif de lutter contre les prix suspects, notamment via la détermination d’un prix d’alerte moyen par origine sur la base des chiffres de la Banque mondiale. «Les professionnels de tous les secteurs sont impliqués dans cette démarche», rappelle Berrada. Sur un tout autre chapitre, la fédération est en train de finaliser une étude sur le secteur. Objectif: définir les orientations de la nouvelle stratégie de l’industrie agroalimentaire. L’enquête n’a pas encore été bouclée. Des aspects techniques méritent une analyse plus approfondie. Une restitution des conclusions de cette étude sera organisée avant fin avril. Cette restitution constituera l’articulation de la future feuille de route de l’industrie agroalimentaire. Mais d’ores et déjà, quatre grands axes émergent. Des axes que le futur patron de la Fenagri devrait mettre en œuvre au cours de son prochain mandat. Il s’agit d’abord de boucler les projets déjà entamés et de généraliser la lutte contre la sous-facturation. «Ce fléau touche toutes les filières agroalimentaires, notamment la biscuiterie, la confiserie et la chocolaterie», explique le président de la Fenagri. Autre priorité et non des moindres, la généralisation de l’accès aux intrants à des prix compétitifs. Une mesure qui permettra aux industriels de produire avec une plus forte valeur ajoutée. En clair, les professionnels réclament la généralisation des quotas pour pouvoir s’approvisionner à des prix plus intéressants. Selon la fédération, si l’industrie agroalimentaire n’est pas très compétitive, c’est surtout à cause de freins comme les disparités fiscales entre ce secteur et l’agriculture. A ce titre, la profession évoque les taux de TVA en vigueur en Espagne. Un seul taux de 7% est appliqué tant aux produits agricoles qu’à ceux de l’agroalimentaire. «Au Maroc, l’écart de la TVA est de 20%», fustigent les opérateurs.En concertation avec son homologue à la CGEM, la commission fiscale de la Fenagri planche d’ailleurs sur la formulation de requêtes fiscales en vue de les introduire dans les futures lois de Finances.


Contrôle

A l’instar de bon nombre de secteurs, la filière agroalimentaire pâtit de l’informel. Elle compte d’ailleurs faire de ce chantier un axe central de son plan d’action. «Pour rehausser le niveau de qualité de l’industrie, la réglementation devrait être aussi exigeante pour la production locale que pour les produits importés», explique-t-on auprès de la fédération. A ce titre, les opérateurs réclament que les contrôles des produits soient généralisés, notamment au niveau des détaillants et des réseaux de distribution. Le patron de la Fenagri affirme que ces mesures sont de nature à attirer plus d’investisseurs étrangers, intéressés par un marché de 1 milliard de consommateurs à travers les divers ALE signés par le Maroc.Hassan EL ARIF

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