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Entreprise Internationale

Aérien: Recul des résultats nets des compagnies en 1996

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

Malgré la hausse du niveau du trafic aérien international, le résultat net réalisé par les compagnies est en baisse. Ceci s'explique par l'augmentation du prix du kérosène ainsi que la guerre acharnée des prix. L'année 1997 connaîtra la même tendance en raison de la crise financière qui a secoué l'Asie-Pacifique et la flambée du Dollar.  


Les bénéfices nets des compagnies aériennes ont baissé en 1996 par rapport à l'année précédente. A peine un résultat de 3 milliards de Dollars (hors réseaux domestiques et vols charters) a été réalisé l'année dernière. C'est ce qui ressort de la 53ème assemblée générale de l'IATA (Association Internationale du Transport Aérien) tenue à Aman les 3 et 4 novembre.
Cette baisse d'activité s'explique principalement par la guerre des tarifs à laquelle se livrent les compagnies aériennes ainsi que la hausse du prix du kérosène (+19%). Pourtant, le niveau du trafic a connu une croissance significative. En effet, selon l'AFP, l'augmentation du trafic international a dépassé les prévisions. Ce trafic a enregistré une hausse de 8,4% en 1996. Ce qui a permis un taux de remplissage moyen de l'ordre de 69,4%.
Pour l'année 1997, les opérateurs tablent sur une croissance du trafic aérien de l'ordre de 7,5%. Déjà, durant les neuf premiers mois de cette année, le trafic a augmenté de 10%, permettant ainsi un taux de remplissage de 73,4%.

Toutefois, les résultats enregistrés montrent l'incapacité des compagnies aériennes à profiter d'une conjoncture favorable afin de compenser les pertes essuyées entre 1990 et 1993 suite à la Guerre du Golfe, commente l'AFP. Ces pertes ont été évaluées à 15 milliards de Dollars. 
Il est à souligner que l'année 1997 connaîtra, elle aussi, la même tendance concernant le résultat net. En effet, précise l'AFP, les incendies ayant ravagés les forêts indonésiennes ainsi que la rétrocession de Hong-Kong à la Chine ont influé sur l'activité du transport aérien dans cette région. Plusieurs compagnies asiatiques déclarent avoir perdu entre 20 et 60% de clients sur la destination de l'ancienne colonie britannique.
Par ailleurs, la crise financière, qui touche la région de l'Asie-Pacifique depuis quelques semaines, inquiète les opérateurs dans le domaine du transport aérien. Cette région constitue une véritable "locomotive du transport aérien mondial". Elle connaît la plus forte croissance du trafic. Elle devrait représenter à terme 50% du trafic mondial.

Star alliance


Il était question aussi lors de l'assemblée générale de l'IATA de la vague des alliances que connaît le secteur. En effet, plusieurs gigantesques réseaux sont en train de prendre forme, rapporte "Les Echos". L'exemple cité concerne le Star Alliance regroupant Lufthansa, United Airline, SAS, Air Canada, Thai et Varig. Cet accord réalise à lui seul 46 milliards de Dollars de chiffre d'affaires et dispose de 1.400 avions. C'est la plus grande alliance constituée à ce jour.
La sécurité a également occupé une bonne partie des discussions.  L'objectif est de réduire de moitié le nombre des accidents d'ici 2005. L'année 1996 avait connu 42 accidents d'avions dont 50% avaient entraîné des pertes humaines. Ce chiffre reste toutefois négligeable si l'on compte la flotte composée de près de 17.000. Mais quand un accident arrive, il est fortement médiatisé et donc met en jeu la crédibilité du transport aérien. Les compagnies aériennes veulent donc se mobiliser pour minimiser au maximum le risque. Des mesures spéciales en matière de sécurité et de formation devront être prises. Il faut aussi équiper davantage les avions de systèmes d'alarme de proximité du sol ou d'anti-collision. A défaut, "les accidents d'avion continueront sur le rythme d'une catastrophe par semaine". Il est à signaler également que près de 20% des compagnies causent 80% des accidents... Au moins la loi de Pareto est respectée. Les majors du secteur entendent assister les petites et moyennes compagnies à renforcer leur dispositif de sécurité. Avec un accident sur un million de décollages ou d'atterrissages par an, l'avion reste toutefois le moyen le plus sûr pour voyager.

Hicham RAÏQ

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