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Politique

«Alternative démocratique» affiche ses ambitions

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4805 Le 29/06/2016 | Partager
Le jeune parti veut couvrir l’ensemble du territoire
Ali El Yazghi pour les «mains propres du peuple de la gauche»
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Ali El Yazghi persiste et signe: «Nous sommes indépendants. Nous ne sommes ni pour le PAM, ni pour le PJD». Le jeune patron du parti «Alternative démocratique» n’est autre que le fils de Mohamed El Yazghi, ancien leader de l’USFP (Ph. YSA)

Créé en mai dernier, le parti «Alternative démocratique» (AD) affiche de grandes ambitions. Séduire le peuple de la gauche qui ne vote plus et les jeunes cadres qui ne se sont jamais intéressés à la politique est son credo. C’est son coordinateur national, Ali El Yazghi, qui le dit. Le jeune (37 ans), patron du 35e parti politique du Maroc, entame actuellement une «tournée promotionnelle» pour ses idées, son projet et ses objectifs. «J’étais à Taza vendredi dernier, Fès samedi et Sidi Bennour dimanche… le but est de convaincre le peuple de la gauche qui ne vote pas, parce qu’il a perdu confiance et ne s’y trouve plus», a-t-il déclaré à L’Economiste. Sa formation de gauche représente, selon lui, «une alternative pour les Marocains qui sont effarés par la bassesse du débat politique régnant au détriment des idées constructives et des projets sociétaux». Lors de son meeting à Fès, El Yazghi junior (son père est Mohamed El Yazghi, ancien leader de l’USFP) a souligné qu’il y a une injustice économique et sociale dans certaines régions: pourquoi l’Etat a investi 100 milliards de DH à Tanger et rien à Fès? La réhabilitation de quelques maisons menaçant ruine en médina ne suffit pas pour résoudre la problématique du chômage, l’insécurité, et la crise économique à Fès, souvent qualifiée, à raison, de bombe à retardement». Il sera d’ailleurs vivement applaudi par les présents, venus nombreux (près de 200 personnes) pour l’écouter le 25 juin dernier.
Pour remédier aux maux qui guettent la capitale spirituelle, le coordinateur d’Al Badil Addimocrati propose l’aménagement de zones industrielles, la création d’une autoroute Fès-TangerMed, ou encore le renforcement de la promotion touristique et la mise en valeur du patrimoine culturel et historique de la médina. Plus globalement, El Yazghi a annoncé que sa formation prépare tout un programme pour les prochaines législatives qu’elle va présenter à un large public «sans pour autant faire du porte-à-porte». L’on comprend que AD veut couper court avec les vieilles méthodes. Ses cadres se penchent actuellement sur la réalisation d’un site web et des applications smartphones très commodes.
«Nous souhaitons couvrir la totalité des circonscriptions, mais avec des candidats propres, attachés à la volonté d’assainir et de travailler pour l’intérêt général de leur pays et son développement», lance El Yazghi. Pas dupe, il ne mise pas sur les échéances électorales d’octobre ni sur celles de 2021. «Nous préférons avoir une représentation de 4 parlementaires que d’être majoritaires, mais sans pouvoir. Enfin, nous sommes pour une monarchie parlementaire et contre la bipolarité «imposée» qui caractérise actuellement le champ politique au Maroc. Nous ne sommes ni pour le PAM, ni pour le PJD», conclut-il.

 

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