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Parlement

Benchamach réanime la Chambre des conseillers

Par L'Economiste | Edition N°:4667 Le 14/12/2015 | Partager
Amélioration des conditions de travail
Changement dans les critères de la diplomatie parlementaire
Création d’un Conseil de contrôle, chargé de la gestion financière de la Chambre

Le président de la Chambre des conseillers Abdelhakim Benchamach met les dernières touches à un plan d’action pour secouer cette institution, ankylosée par tant d’années de laisser-aller (Ph. Bziouat)
 

Moins de deux mois après son élection à la tête de la Chambre des conseillers, Abdelhakim Benchamach commence à dévoiler ses cartes. Il met les dernières touches à un plan d’action pour secouer cette institution, ankylosée par tant d’années de laisser-aller. Dans une conférence jeudi dernier, le président en a donné un aperçu. D’abord sur le plan de la communication. La Chambre traîne un boulet, lourd à porter, qui continue à lui causer préjudice. En effet, beaucoup d’erreurs à l’encontre de cette chambre sont régulièrement commises dans certains journaux. C’est le cas de la rumeur selon laquelle la Chambre accorde une indemnité journalière de 800 DH à chaque parlementaire. «C’est un mensonge destiné à noircir l’image de l’institution sous ce mandat», a-t-il indiqué. La présidence va s’attaquer à ce volet via la mise en œuvre prochaine d’un plan d’action.
Ensuite, la diplomatie parlementaire, souvent montrée du doigt, sera également traitée. Cette activité décisive pour la défense des dossiers et l’image du pays à l’étranger sera conçue autrement. Il ne s’agira plus de désigner les membres des délégations à tour de rôle comme ce qui est en vigueur jusqu’ici. Désormais, les chefs de groupe parlementaires devront imposer comme seul critère de choix, la compétence.
Puis, le président a également abordé le budget de la Chambre, en recul en 2016 par rapport à cette année. Cette baisse est due à la réduction du nombre de conseillers qui est passé de 270 à 120 parlementaires. Mais cela n’explique pas tout. Abdelhakim Benchamach veut disposer de davantage de moyens pour redynamiser cette Chambre. Un traitement sur un même pied d’égalité avec la Chambre des représentants est le bienvenu. D’ailleurs, il a annoncé la création prochaine du Conseil de contrôle chargé de la gestion financière de la Chambre. De même, les attributions des membres du bureau de la présidence seront étendues à d’autres domaines. Le président a annoncé la tenue d’une réunion tous les deux mois pour en faire l’état d’avancement.
Un autre dossier sur le bureau, le recours au tout numérique pour en finir avec le papier. Ce chantier nécessite également des moyens supplémentaires pour le réaliser. D’autant que sur ce chapitre, la Chambre des représentants a une longueur d’avance. Abdelhakim Benchamach doit se réveiller s’il veut rattraper son retard.
Sur le plan des ressources humaines, 310 fonctionnaires travaillent à la Chambre des conseillers. A ceux-là s’ajoutent 13 employés dans le cadre de contrats. Le président met à la disposition des parlementaires les ressources humaines dont il dispose. Même s’il se targue «n’avoir de conflit avec personne», il a profité de cette occasion pour régler ses comptes avec le PJD. Ce groupe parlementaire refuse de recourir aux fonctionnaires de la Chambre des conseillers. Il veut recruter des militants PJD, sous le prétexte que les autres sont encartés dans d’autres formations politiques. «Si un groupe veut faire venir des employés de l’extérieur de la Chambre des conseillers, il doit les payer. Nous n’avons  pas de postes budgétaires», a souligné en substance Abdelhakim Benchamach. D’ailleurs, il s’est dit étonné que le groupe du PJD ait voté contre un amendement du PAM qui consiste à retirer 20 postes budgétaires de la dotation du chef de gouvernement et de «les répartir à égalité entre les deux Chambres. Et en même temps, il demande l’embauche de nouveaux fonctionnaires», s’est interrogé le président de la Chambre des conseillers. Abdelilah Hallouti, membre du bureau de la présidence et parlementaire du PJD, présent à cette conférence, a préféré se retirer sur la pointe des pieds.

Prises en charge

Abdelhakim Benchamach tient visiblement à paraître comme le président qui prend les décisions dans le consensus avec les autres membres du bureau. D’ailleurs, les dernières «dispositions exceptionnelles» prises pour améliorer les conditions de travail des parlementaires l’ont été à l’unanimité. Dans un souci de les mobiliser durant la période de l’examen du projet de loi de Finances, le bureau a décidé de prendre en charge les billets d’avion des parlementaires originaires des provinces du Sud. Il prendra également en charge le gasoil et les chambres d’hôtel pour ceux qui viennent de loin. Et ce, exceptionnellement pour la période des discussions sur le projet de budget.

M. C.

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