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Culture

Festival du film de Marrakech
L’Etoile d’Or affiche les couleurs du Liban

Par L'Economiste | Edition N°:4667 Le 14/12/2015 | Partager
Very Big Shot sort gagnant de cette 15e édition
Un prix du jury exceptionnellement décerné à tous les autres films en compétition
Coppola imprime sa patte

Coppola a bousculé le protocole de la 15e édition du FIFM.

Francis Ford Coppola et les membres du jury ont voulu décerner le prix du jury à l’ensemble des films en compétition. Un choix inédit pour les 15 ans du festival (Ph. Bziouat)

Une prise de contrôle bien légitime pour ce géant du cinéma. D’abord, il a voulu remettre l’Etoile d’Or avant toutes les autres étoiles, récompensant le film du Libanais Mir-Jean Bou Chaaya, Very Big Shot. Il faut dire que cette histoire de trafic d’amphétamines à travers la frontière libano-syrienne colle avec les sujets borderline de prédilection de la star américaine. Mais c’est pour le prix du jury que Coppola a créé l’événement. Confiant qu’il avait vécu ici au festival un “passionnant moving trip” par la diversité de ses 15 films pour 22 pays, il annonce en clôture “récompenser cette année le cinéma”. En effet, le jury n’a pas désigné un film mais tous les films en compétition, excepté bien sûr l’Etoile d’Or. Pour chacun d’eux, le président a eu un mot. “Pour la beauté du sujet, si actuel, des réfugiés” de Desierto, film du Mexicain Jonas Cuaron.

Le réalisateur libanais Mir-Jean Bou Chaaya remporte la 15e Étoile d’Or du Festival de Marrakech pour son film Very Big Shot. Pour tourner définitivement une nouvelle page de leur vie, trois frères sont entraînés dans une opération à grande échelle de trafic d’amphétamines à travers la frontière libano-syrienne. Cette nouvelle aventure va les changer à jamais (Ph. Bziouat)

“Pour la pureté de l’image et du son” de Steel Flower du Coréen Park Suk-Young. “Pour la maîtrise du suspense et de la narration” dans Cop Car de l’Américain Jon Watts. “Pour la plongée dans un monde extraordinaire jusque-là inconnu” dans Neon Bull du Brésilien Gabriel Mascaro, qui décroche également le prix de la mise en scène. Un mot également pour Closet Monster du Canadien Stephen Dunn dont Coppola souligne “la fertile imagination”, récompensant également “la joie de vivre de ce village indien” dans le film Thithi de Raam Reddy. “Pour l’amour et la compassion de ce géant” dans Virgin Mountain, dont l’acteur principal Dagur Kari rafle le prix d’interprétation masculine. Pour l’amour de ce vieux couple dans Key House Mirror du Danois Michael Noer et “pour l’amour innocent” dans Keeper du Belge Guillaume Senez. Ce film sur ces amoureux de 15 ans qui vont devenir parents a révélé sa jeune actrice Galatéa Bellugi, qui reçoit le prix d’interprétation féminine. Très émue sur la scène, elle a dû lutter pour retenir ses larmes. Coppola célèbre “la grande tradition japonaise des histoires

Reda Jai a été retenu par le jury Cinécole pour son court-métrage «La fille qui venait de nulle part» (Ph. Bziouat)

de fantômes” qu’il a aimée dans le film de Keiko Tsuruoka, Lingering Memories. “Pour cette vie sans permission” si bien incarnée par Paradise de l’Iranien Sina Ataeian Dena. “Pour la survie dans ce monde hostile” dans Babai du Kosovar Visar Morina et “pour les deux vies connectées, une opulente, l’autre non” du film kazakh Toll Bar de Zhassulan Poshanov. Enfin, pour “le Royaume de tolérance” qu’incarne le film marocain Rebellious Girl (Insoumise) du réalisateur Jawad Rhalib.
Une clôture très applaudie pour la 15e édition du Festival du film de Marrakech, qui ne ressemble décidément pas aux précédentes. Cette année, plus que les autres, le cinéma semblait avoir besoin de se rassembler, de se féliciter. Son président, Francis Ford Coppola rappelait d’ailleurs “toute la difficulté et tous les efforts à fournir sur plusieurs années pour faire des films, qui une fois réalisés, sont jetés en pâture aux médias et aux critiques. Mais le cinéma comme la télévision, l'aviation, la médecine et la physique, sont des inventions collectives. Les fruits de personnes qui travaillent ensemble, étape par étape, de génération en génération”.

 

Le Prix Cinécole

Le tout jeune Reda Jai a été choisi par le jury Cinécole pour son court-métrage «La fille qui venait de nulle part». Complètement sonné à l’annonce de sa victoire, cet étudiant de l’école casablancaise Studio M parle d’“un rêve de gosse qui devient réalité”. Le jury, présidé par le réalisateur belge Joachim Lafosse, a aimé “le sens du jeu et l’humour” de cette rencontre entre un jeune homme renfermé et sensible et une jeune femme qui l’entraîne dans une danse au beau milieu d’un rond-point. Grâce à la dotation par le prince Moulay Rachid de 300.000 DH, le cinéaste en herbe pense déjà à la réalisation de son 2e court-métrage.

Stéphanie JACOB

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