×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Finances-Banques

Rachats d’actions: Sans effet?

Par L'Economiste | Edition N°:4605 Le 10/09/2015 | Partager
Les investisseurs insensibles aux différentes opérations lancées
Un comportement qui contraste avec celui des places boursières mondiales

Les programmes de rachat d’actions doivent théoriquement ramener la confiance et faire revenir les investisseurs. Théoriquement...
 

Face au recours croissant des sociétés cotées aux programmes de rachat d’actions, les investisseurs marocains restent sans réaction. Cette intervention permet en principe à l’entreprise de racheter ses propres titres pour diminuer leur nombre en circulation, ce qui a pour effet d’augmenter mécaniquement le bénéfice par action(BPA). «Théoriquement, l’opération est un gage de confiance, et devrait attirer un grand nombre d’investisseurs» confie à l’Economiste Jean-François Delcaire, gérant chez HMG Finance. Or, à la Bourse de Casablanca, contrairement aux marchés américains et européens,  le comportement des détenteurs d’actions suite au lancement d’un programme de rachat est loin d’être à la hauteur des espérances des dirigeants d’entreprises.  
 En 2014, quatre sociétés cotées ont mis en place des programmes de rachat d’actions. Le montant global maximal engagé pour ces opérations s’est établi à 868,1 millions de DH. Cette année, sur les six programmes en cours, aucun ne semble avoir un effet positif sur les valeurs en question. A l’instar d’Addoha qui s’échangeait à 66 DH le 28 mars 2014, date du lancement de son plan de rachat, et qui, évolue depuis suivant une tendance baissière cédant au passage 57,4% à fin août 2015.
L’assureur Atlanta est également en repli de 6,31% par rapport au début de son opération. Du côté de Salafin, le rachat d’actions a eu un effet quasi-nul sur l’évolution du cours de la société de financement. Quant à l’opérateur historique (Maroc Telecom), son titre est en perdition de 12,3% depuis le lancement de son opération de rachat de 2015. Les deux dernières interventions lancées récemment du côté du distributeur Stokvis Nord Afrique et de la Snep, ont vu leurs cours plonger respectivement de 6,4% et 15,32%.
Les investisseurs présents au niveau des places boursières européennes et américaines sont tributaires des programmes de rachats d’actions. «En général, cette opération purement financière est perçue par les bailleurs de fonds comme un signal positif car Ils y voient une sorte d’assurance derrière leurs engagements», déclare à l’Economiste Olivier Delamarche, fondateur-dirigeant de Platinium Gestion.
En 2014, les rachats d’actions des entreprises du CAC 40  ont bondi de 55% à plus de 10 milliards d’euros par rapport à l’exercice précédent. La tendance est plus marquée aux Etats-Unis. Les montants qui y sont dédiés excèdent les investissements réalisés. «Le montant de rachats d’actions aux Etats-Unis en 2014 équivaut à un assouplissement quantitatif (QE), une fourchette qui varie entre 800 à un milliard de dollars. En période d’instabilité, la hausse des marchés boursiers américains a même été maintenue grâce aux rachats de titres cotés», souligne Delamarche.
Si l’opération de rachat d’actions a pour vocation de régulariser le cours et réduire par conséquent ses variations erratiques, elle n’est guère créatrice de valeur. Selon l’avis d’un analyste «Ces programmes n’ont pas pour vocation ce qu’ils véhiculent». Les dirigeants d’entreprises décident de procéder à une telle mesure lorsqu’ils jugent que le marché n’évalue pas l’action à sa «juste valeur».
«Un rachat d’actions c’est positif sauf lorsque c’est au détriment des investissements», indique  Jean-François Delcaire. Plusieurs entreprises réduisent leurs investissements et vont même accroître leur endettement pour intervenir dans leur capital en l’absence d’opportunités d’investissements. Ce qui est susceptible de menacer la capacité de l’entreprise à générer durablement du rendement sur le long terme.
Les dirigeants de BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde ont fait valoir que de plus en plus d’entreprises ne disposent plus de projets d’investissements qu’ils jugent suffisamment rentables et tablent davantage sur des OPRA en Bourse. Manque de créativité, d’initiative, de volonté? Les politiques d’investissements des sociétés cotées en Bourse au Maroc ne sont pas tellement différentes des entreprises présentes dans des marchés financiers internationaux. Seule la typologie de l’investisseur diffère.
A. I. L.
 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc