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International

Les marchés financiers retrouvent le sourire

Par L'Economiste | Edition N°:4605 Le 10/09/2015 | Partager
Mesures de relance en Chine et redémarrage de la zone euro
Politique budgétaire, infrastructure, fiscalité… les réformes de Pékin

Les Bourses de Shanghai, Shenzhen et Hong Kong ont terminé mercredi 9 septembre en forte hausse. Tokyo s'est envolée de 7,71%. Ce redressement a touché aussi les places étrangères qui avaient toutes fini dans le vert mardi 8 septembre. Les marchés réagissent aux mesures de relance en Chine et à la publication d'une meilleure croissance en zone euro (0,4% au deuxième trimestre, selon Eurostat, qui a également rehaussé le chiffre du premier trimestre à 0,5%). La croissance a été stimulée par les exportations (+1,6%) qui ont profité de la baisse de l'euro. Une croissance de 1,5% pour 2015 n’est donc pas exclue.
En Chine, le gouvernement a annoncé qu'il allait accélérer les grands projets de construction. Il prévoit aussi des allègements fiscaux pour les petites entreprises. Pour rééquilibrer son modèle économique, Pékin veut privilégier la consommation par rapport aux investissements d'infrastructure. «La Chine doit maintenant passer d’une croissance liée à la faiblesse des coûts salariaux (production et exportations de biens milieu et bas de gamme, assemblage) à une croissance tirée par les secteurs dans lesquels les avantages comparatifs de la Chine impliquent qu’elle doit se spécialiser», indique Patrick Artus, chef économiste chez Natixis dans une note économique(1).
Les marchés financiers sont aussi portés par d'autres nouvelles positives. L’une d’elle est la proposition de la Chine de suspendre les cotations en cas de trop grande volatilité ou une baisse des impôts sur les dividendes pour les investisseurs qui détiennent des actions pendant plus d'un an. Des mesures qui devraient en principe soutenir le commerce extérieur qui a poursuivi sa dégradation en août dernier. Les exportations de la Chine ont reculé de 5,5% par rapport au mois d'août 2014, à 196,9 milliards de dollars. Les importations chutaient de 13,8%, à 136,6 milliards de dollars. L'excédent commercial du mois d'août s'est monté à 60,2 milliards de dollars, selon les douanes. Sur les six premiers mois de 2015, le volume des échanges de la Chine avec l'Union européenne s'est réduit de 6,7% sur un an, et de 10,6% avec le Japon.
Depuis la dévaluation du yuan par la banque centrale chinoise le 11 août dernier, les marchés ont subi une déroute excessive. Les experts n’excluent pas d’autres volatilités des marchés pour les mois à venir. «Nous ne croyons cependant pas que les autorités chinoises vont utiliser une dépréciation importante du RMB pour stimuler la croissance, en raison des effets négatifs à long terme de cette politique sur  le poids de la consommation dans le PIB et l’incitation à moderniser l’industrie», souligne Patrick Artus(2). L’expert reste convaincu qu’il y aura bien une certaine amélioration par rapport au deuxième trimestre 2015 dans le futur.

En attendant la Fed

Les économistes surveillent les prochaines décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui tiendra sa réunion les 16 et 17 septembre.  Les regards se dirigent aussi vers la Banque du Japon (BoJ) qui prévoirait un éventuel assouplissement de la politique monétaire. L'activité économique au Japon s'est contractée de 0,3% au 2e trimestre par rapport au précédent. Un recul moins important qui Initialement annoncé, notamment grâce à une consommation des ménages un peu meilleure. Le gouvernement de Shinzo Abe, qui mise toujours sur les «Abenomics», pourrait pour sa part annoncer un plan de relance, après avoir procédé à un remaniement de son cabinet.

F. Z. T.

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(1) Chine: un changement radical du modèle de croissance.
(2) La bonne question n’est pas: la Chine peut-elle éviter un hard landing? Elle est: maintenant qu’il y a eu hard landing en Chine, peut-il y avoir redressement de la croissance?

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