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International

La Turquie traque le PKK jusqu’en Irak

Par L'Economiste | Edition N°:4604 Le 09/09/2015 | Partager
Une mesure de courte durée pour «empêcher la fuite des terroristes»
Un cycle de violences à moins de deux mois des élections législatives

La situation se dégrade encore en Turquie. Après une série de raids aériens, Ankara a lancé une incursion en Irak pour poursuivre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il s’agit d’une mesure pour empêcher la fuite «des terroristes». (Ndlr: Le qualificatif officiel des rebelles du PKK).
La série d'attaques des rebelles ont provoqué la mort de plusieurs soldats ou policiers. Ce qui a plongé un peu plus la Turquie dans la violence. Coface a déjà alerté sur ces deux risques: «La question kurde demeure une source d’instabilité sociale et politique outre la stabilité géopolitique éprouvée par le conflit syrien et irakien».
La précédente incursion de l'armée turque sur le sol irakien remontait à 2011. Dans un discours très ferme, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a promis de débarrasser son pays du PKK. «Nous n'avons pas abandonné et nous n'abandonnerons pas cette nation à trois ou cinq terroristes», s'est exclamé Erdogan. Son Premier ministre Ahmet Davutoglu a fait montre de la même fermeté.
Le PKK a toutefois annoncé avoir libéré un groupe de 20 agents des douanes et d'ouvriers turcs d'une entreprise de travaux publics qui avaient été enlevés dans l'est de la Turquie il y a près d'un mois.
Les dernières attaques du PKK ont suscité de vives tensions avec la communauté kurde dans plusieurs villes de Turquie. Quelque 20% des 76 millions de Turcs sont d'origine kurde et vivent pour l'essentiel dans le sud-est.
Ce cycle de violences intervient à moins de deux mois des élections législatives anticipées convoquées par le président Erdogan pour le 1er novembre. Au scrutin du 7 juin, l'AKP a perdu la majorité absolue qu'il avait eue pendant 12 ans au Parlement. Erdogan espère que son parti la retrouvera en novembre pour établir un régime présidentiel fort.
L'opposition l'a accusé avec virulence de souffler sur les braises du conflit kurde pour satisfaire ses ambitions. «Dans les démocraties, le seul endroit pour régler ses comptes c'est l'urne, les élections», leur a répondu Erdogan. «Je pense que le 1er novembre, notre peuple exigera de certains qu'ils rendent des comptes sur ce qui s'est passé», a-t-il ajouté.
F. Z. T.

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