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Evénement

Croissance inclusive
Rating mitigé pour le Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:4604 Le 09/09/2015 | Partager
Entrepreneuriat, infrastructures de base … de bons scores
Mauvais classement pour l’emploi et la rémunération
Un nouveau warning pour l’éducation

Le Maroc a renforcé les initiatives sociales et a réservé beaucoup de moyens  à l’amélioration des indicateurs du développement humain. D’où son bon score dans les classements internationaux

Un nouveau classement du WEF (le Forum économique mondial) évalue les bénéfices apportés par la croissance économique au niveau de vie de la population de 112 pays. Classé dans la catégorie des 38 pays à revenus faibles et moyens, le Royaume obtient un bon rating sur les indicateurs liés aux services de base et infrastructures (6e place sur 38 pays) avec un score de 4,77. Les volets étudiés pour les besoins de ce classement couvrent  les infrastructures de base et numériques, les services et les infrastructures sanitaires. Dans son rapport «Global Competitiveness 2015», le WEF avait déjà désigné le Maroc comme le pays qui possède les meilleures infrastructures dans la région d’Afrique du Nord. Il arrive sixième dans le monde arabe.
En ce qui concerne les transferts fiscaux (réglementation fiscale et protection sociale) ou encore l’intermédiation financière des investissements dans l’économie réelle, le Royaume finit respectivement au 3e et 13e rang.
Rabat accorde une attention particulière au développement des actifs et l’auto-emploi d’où son bon score: 4/38. Dans ce cadre, plusieurs initiatives visent à soutenir les petites entreprises, l’accès à la propriété immobilière (habitation) et les actifs financiers.
Le Maroc a aussi fait de grands efforts pour lutter contre la corruption et l’économie de rente. Il arrive 18e sur 38 pays du même groupe. Les initiatives ne manquent pas. Le ministère de la Justice et des libertés a mis en place un numéro vert (08.00.00.47.47) ainsi qu’une application pour smartphone et un site web destinés à simplifier les procédures. Une fois ce numéro contacté, la communication téléphonique est aussitôt transférée aux magistrats chargés de ce genre de dossiers.
Dans le nouveau classement du WEF, le Maroc est mal positionné en matière d’éducation et de développement des compétences (24e sur 31 pays). Après les warnings du ministère de l’Education nationale mais aussi de la Banque mondiale, c’est au tour du WEF de dresser un constat douloureux. Trois critères ont été retenus pour évaluer le niveau du secteur: l’accès, la qualité ou encore l’équité.
Le Royaume est moins bon aussi sur l’indice de l’emploi et la  rémunération du travail (27/36). Sont pris en compte deux indices à savoir: l’emploi productif et la rémunération du travail salarial et non salarial.
Chez nos voisins le constat n’est pas aussi reluisant. Pour le cas de la Tunisie, le WEF précise que le pays a développé de bons services de base, en particulier dans le système de la santé. Pourtant, Tunis berceau du printemps arabe doit améliorer certains indicateurs pour atteindre une croissance inclusive. C’est le cas du système éducatif qui n’assure pas une formation de qualité pour préparer les jeunes à la vie active. Le chômage est en particulier élevé chez les jeunes et de nombreux travailleurs relèvent du secteur informel. Le pays du jasmin doit favoriser un environnement plus propice à l’entrepreneuriat.
Tout un volet est consacré à l’Egypte. Le pays a connu des bouleversements politiques importants au cours des dernières années. Il s’est engagé à poursuivre les réformes structurelles, à promouvoir une croissance inclusive et à redonner confiance aux investisseurs. D’après le WEF, le système éducatif ne parvient pas à une proportion suffisante de la population et manque de qualité pour ceux qui sont inscrits. Cela contribue à un faible taux de participation au marché du travail et le chômage reste élevé en particulier parmi les jeunes. Aussi la création d’emplois reste limitée. A cela s’ajoute le manque de financement et une mauvaise qualité des infrastructures de transport. Enfin, la corruption est généralisée et l’économie informelle sévit.

140 indicateurs, sept piliers

Dans sa première édition, le rapport sur la croissance et le développement inclusifs 2015 établi par le WEF s’est basé sur plus de 140 indicateurs quantitatifs répartis entre 7 piliers et 15 sous-piliers. Il présente un nouveau cadre pour l’évaluation des efforts déployés par les pays afin de promouvoir la croissance économique.  Les pays sont divisés en quatre groupes: avancés, revenus élevés-moyens, revenus faibles-moyens et revenus faibles. Les performances constatées sont extrêmement variées.
Aucun pays ne se classe au-dessus de la moyenne de son groupe de pairs dans l’ensemble des 15 sous-piliers, et seulement quelques pays s’en approchent. Plusieurs des pays les mieux classés dans l’Indice mondial de la compétitivité du Forum enregistrent également une croissance inclusive et un profil de développement relativement forts.

Fatim-Zahra TOHRY

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