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International

L’Egypte relance son économie

Par L'Economiste | Edition N°:4586 Le 11/08/2015 | Partager
Suez, nouveau pôle industriel et commercial
Plus d'un million d'emplois dans les 15 prochaines années
Le tourisme face au défi sécuritaire

Ouvert en 1869, ce canal relie la mer Rouge à la Méditerranée. C'est l'une des routes essentielles du commerce mondial et une source de devises pour l’Egypte. Après son élargissement, les recettes annuelles devraient passer à 13,2 milliards de dollars en 2023 au lieu de 5,3 milliards actuellement. De quoi renflouer le budget de l’Etat

L'élargissement du canal de Suez est une bonne nouvelle pour le commerce mondial. La facture finale a été évaluée à 8 milliards de dollars, un chiffre qui n’a pas manqué de soulever des salves de critiques.  
Défendant son projet, le président Abdel Fattah al-Sissi, veut surtout rassurer touristes et investisseurs étrangers face au défi sécuritaire.
Les autorités égyptiennes souhaitent développer la zone qui borde le canal pour en faire une plateforme industrielle et commerciale. On y prévoit plusieurs ports et un centre de services pour les flottes commerciales traversant le canal. Un projet qui devrait permettre la création de plus d'un million d'emplois dans les 15 prochaines années.
D’après les pronostics, il faut s’attendre à un redressement de l’économie égyptienne. Le gouvernement vise un taux de croissance de l’ordre de 7%. Mais le secteur vital du tourisme a souffert des troubles politiques. En 2010, plus de 14 millions de touristes avaient visité l'Egypte contre 9,9 millions en 2014.
D’après les projections du FMI, la croissance évoluera autour de 4 et 4,3% en 2015-2016. «Les plans de stabilisation macroéconomique et les vastes réformes structurelles devraient accroître la confiance, et le taux de croissance devrait atteindre 4% cette année», indiquent les experts de l’institution internationale. «Il sera cependant nécessaire de poursuivre le rééquilibrage budgétaire, d’accélérer les réformes et d’obtenir des financements extérieurs pour maintenir la stabilité macroéconomique, générer une croissance durable et créer des emplois», notent-ils. Avec un taux de 12,8% au premier trimestre 2015, le chômage sévit toujours.
La Banque mondiale est aussi optimiste. L’Egypte avec ses 84 millions d’habitants accélère la cadence et une plus grande stabilité devrait contribuer à doper le moral des investisseurs. La croissance devrait augmenter de 4,3% en 2015 à 4,7% en 2016.
Pour Coface, l’Egypte a retrouvé une relative stabilité politique suite à  l’élection du président Abdel Fatah El Sissi en juin 2014. Le président articule sa politique sur deux axes: «une lutte assidue contre le terrorisme et la relance de l’économie», d’après les experts de Coface. En dépit d’un climat général plus apaisé, la période à venir s'annonce délicate pour le pays.
Sur le plan économique, la campagne de promotion internationale menée par le président depuis son élection (visite des pays du Conseil de Coopération du Golfe, présence à Davos) semble porter ses fruits. La conférence internationale pour l’Egypte qui s’est tenue le  13 mars 2015 à Sharma-el-scheik a permis la signature de près de 36 milliards de dollars de contrats. Ce qui pourrait contribuer à terme à relancer l’économie égyptienne.
En ce qui concerne le système bancaire, il reste peu efficient et fortement exposé au risque souverain, souligne Coface. Détenant près de 95% de la dette publique, il est peu tourné vers le secteur privé victime d’un effet d’éviction et le taux de bancarisation y est très bas (10%). Cependant, bien qu’elles soient faiblement capitalisées, les banques égyptiennes restent relativement rentables avec un taux de créances douteuses en diminution, est-il souligné.
En vue de promouvoir l’attractivité de l’Egypte, une nouvelle réforme a été introduite en vue de faciliter les investissements. Elle vient assouplir un ensemble de contraintes dont l’abolition de la responsabilité pénale des dirigeants et l’abaissement des droits de douanes sur les équipements.
En 2015, l’Egypte est la troisième puissance économique de l'Afrique, derrière l'Afrique du Sud et le Nigeria. Le pays est considéré comme un émergent. L'activité économique est en grande partie située le long du Nil. Les principales ressources sont le pétrole, le gaz naturel, les métaux, le tourisme et l'agriculture.

Opportunités pour le Maroc

Une délégation marocaine a pris part aux festivités liées au Canal de Suez. Pour les experts, ce projet facilitera l’accès de l'économie marocaine aux marchés d'Afrique de l'Est et du Golfe. Comme le port Tanger Med, le sera pour l'économie égyptienne vers les marchés de l'Afrique de l'Ouest et d'Europe, a assuré récemment l'ambassadeur d'Egypte à Rabat, Ahmad Ihab Jamal Eddine. Aussi, les entreprises marocaines sont-elles invitées à saisir l'opportunité des zones logistiques qui seront mises en place aux alentours du canal. D’ailleurs, une délégation de l'autorité du Canal de Suez a visité récemment le port de Tanger Med. Elle a eu des rencontres avec la CGEM sur les perspectives de coopération et les opportunités offertes par le nouveau canal.

Fatim-Zahra TOHRY

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