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Entreprises

Céramique
La crise de l’immobilier attise la polémique

Par L'Economiste | Edition N°:4586 Le 11/08/2015 | Partager
Importateurs et fabricants se jettent la pierre
Mévente et surstocks font brandir l’anti-dumping

De nouveau la polémique fait rage entre opérateurs du carrelage et sanitaire. Sur fond de crise de l’immobilier, fabricants et importateurs se jettent la pierre, par presse interposée. Les premiers dénoncent «les importations massives en provenance d’Europe, pour expliquer la mévente de la production locale et la hausse inquiétante du niveau des stocks». A tel point que l’import a été multiplié par 5 entre 2010 et 2014. Et rien que sur le premier semestre 2015, l’achat des carreaux a explosé de 80% par rapport à la même période de 2014.
Pour y remédier, l’Association professionnelle des industries céramiques (Apic) envisage d’introduire une requête antidumping auprès du ministère de l’Industrie et du Commerce. «Nous sommes en train de finaliser le dossier conformément au canevas réglementaire avant de déposer une demande de mesures antidumping dans deux semaines», avait déclaré son président Mohsine  Lazrak. (Voir L’Economiste du 15 juillet dernier).
«Des accusations fallacieuses», rétorque le président de l’Association professionnelle des importateurs de céramique et sanitaire (Apisa), Youssef Belkaid. A ses yeux, ce qui est recherché à travers les chiffres émis par le chef de file des fabricants du carrelage, «c’est d’obtenir une nouvelle clause de sauvegarde après celle qui a duré 5 années». Et d’ajouter, que les professionnels de cette corporation s’étaient engagés à parachever la mise à niveau du secteur et opérer même à l’export. «Engagement non tenu», constate le président de l’Apisa.    
Les céramistes marocains dénoncent également le niveau des prix. Selon la profession en Espagne, le carrelage se négocie actuellement à 1 euro le mètre carré  contre 6 à 7 avant la crise de l’immobilier.
Dans le secteur, l’on soupçonne également une triche sur les déclarations à l’import. «Le poids de ces produits est déclaré à 9kg/m2 contre 15 à 17 kg/m2 chez les producteurs locaux. La situation est telle que trois entreprises auraient  déjà fermé trois unités de production.
Pour faire face à la mauvaise passe du secteur, l’association a alerté l’Administration des douanes et des impôts indirects. Celle-ci serait en train de mener sa propre enquête pour déterminer s’il y a effectivement minoration du poids.
Des accusations que rejette bien évidemment l’association des importateurs. «Le pesage est systématique aux frontières tout comme les prélèvements d’échantillons pour analyse de laboratoire», est-il souligné. A cet effet, les importateurs acquittent annuellement le montant de 400 millions de DH sous forme de droits et taxes à l’import, précise l’Apisa. Ceci, sans oublier la contribution à l’IS qui s’élève à 60 millions de DH.

Deux clauses de sauvegarde et pas de compétitivité

L’industrie de la céramique a bénéficié à deux reprises de clauses de sauvegarde, qui ont pris fin en 2011. A l’époque, les importations constituaient plus de 30% du marché. Un contrat-programme a permis au secteur de porter sa capacité de production à 100 millions de m2, soit pratiquement le double d’il y a six ans. La production effective varie autour de 70 millions de m2 par an. Le secteur est représenté par une douzaine d’unités industrielles. Il emploie directement 6.000 personnes, selon la profession. Le chiffre d’affaires réalisé s’élève à 3,5 milliards de DH et l’investissement avoisine les 200 millions de DH par an. De fait, l’industrie fait appel à l’import pour l’essentiel de ses intrants: machines, émaux, colorants et énergie. Seules, l’argile et l’eau sont d’origine locale.

A.G

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