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Analyse

Criminalité
Délits financiers: L’indétrônable chèque en bois

Par L'Economiste | Edition N°:4586 Le 11/08/2015 | Partager
Il est suivi du vol et vol qualifié
La lutte anti-blanchiment d’argent perce
Escroquerie et abus de confiance à suivre de près

La criminalité financière compte d’autres infractions dont le volume est certes de moindre importance, mais qui ont une portée politique: blanchiment d’argent, dilapidation de deniers publics ou atteinte à la propriété intellectuelle

A force d’émettre des chèques sans provision, les commerces sont devenus très peu enclins à l’accepter comme mode de paiement. Le ministère de la Justice et des Libertés fait état de 31.573 affaires traitées en 2014. C’est un record qui n’a jamais été enregistré sur une décennie, de 2002 à 2011.
L’émission de chèque en bois arrive en tête des infractions financières. S’ensuivent le vol et le vol qualifié qui perturbent la jouissance paisible auquel doit prétendre tout propriétaire (voir tableau). La liste des biens cibles n’est pas fournie: résidence, véhicule, bijoux... L’on peut penser a priori qu’il s’agit ici surtout de la petite délinquance. Même si certains universitaires, tels que Abderrahman Mekkaoui, évoquent «une criminalité organisée naissante» (L’Economiste du 15 août 2012) et pour qui le braquage de banques deviendra une partie de plaisir. Par ailleurs, deux autres délits sortent du lot: l’escroquerie et l’abus de confiance. Auxquels il faudra ajouter le faux et usage de faux qui fait l’objet d’une rubrique distincte: faux en écriture privée ou de commerce, faux en écriture publique et authentique...  La récurrence de telles infractions appelle (si l’on a encore besoin) à plus de vigilance. La traçabilité des transactions économiques est en soi un premier rempart contre les malfrats.
Les affaires de blanchiment d’argent sont un indice sur la diversité et la complexité du risque juridique auquel une entreprise doit faire face: 18 cas en 2014 contre 14 en 2010. De l’aveu même du ministère de la Justice, cette statistique était «indisponible» de 2002 à 2009.
Les temps changent. L’on assiste depuis cinq ans à une montée en puissance de l’Unité de traitement du renseignement financier: 5 affaires transmises au parquet de Rabat en 2011, 9 en 2012 et 11 en 2013.
La criminalité financière, c’est également la dilapidation de deniers publics. Avec tout de même 154 procès en 2014 contre 273 en 2010. Là aussi, le ministère de la Justice ne disposait pas de chiffre avant cette date. Sur 265 personnes poursuivies, 7 seulement sont des femmes! Si l’on recoupe cette donnée avec celle liée aux affaires de corruption, il y a toute une thèse à bâtir sur la douteuse moralité des hommes (voir p. 4). C’est ce même constat qui surgit lorsqu’il est question de non-exécution d’un contrat. Le sexe «fort» à la part belle dans les 867 dossiers traités par la justice. Le minuscule chiffre des atteintes à la propriété littéraire et artistique est trompeur: 3 affaires judiciaires en 2014. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à faire un tour au souk casablancais Derb Ghallef, la Mecque du piratage. L’Etat ferme les yeux sur une activié criminelle dont les fonds pourraient servir à financer le terrorisme.
F. F.

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