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Analyse

Criminalité
Les derniers chiffres

Par L'Economiste | Edition N°:4586 Le 11/08/2015 | Partager
Corruption: Record de procès sur 2002-2011
Adultère et abandon de famille, un nouveau pic!
Les incontournables infractions de l’urbanisme

Ils sont tous frais les chiffres du ministère de la Justice et des Libertés.

Près de 115.000 affaires ont été traitées par la justice en 2014. Les crimes et délits commis contre les personnes constituent le gros du contingent après ceux régis par des lois spéciales (158.546) comme la fraude alimentaire, la contrebande…

Répartis en sept rubriques, ils dressent un bilan des crimes et délits jugés en 2014: infractions contre les personnes (voir illustration), contre les fonds, contre la famille et les bonnes mœurs, contre la sécurité et l’ordre public... On y trouve également l’usurpation d’identité couplée au faux et usage de faux qui continuent à faire des ravages, notamment chez les propriétaires victimes de spoliation foncière (cf. L’Economiste du 31 juillet 2015). Il y a  finalement les infractions régies par des lois spéciales (fraude alimentaire, état d’ébriété, immigration clandestine...) et le trafic et consommation de drogue avec l’inquiétante percée de l’héroïne, de la cocaïne, de l’opium.  
Au total, près de 520.000 procès tenus et plus d’un demi-million de personnes poursuivies devant le juge pénal. N’en tirons pas de conclusion hâtive. Comme à la Bourse, les cours de la criminalité fluctuent selon la nature de l’infraction, l’année...
Concernant les crimes et délits contre les personnes, les coups et blessures trustent le classement avec près de 80.500 sur 114.879 cas. Avec toujours une prédominance des agresseurs masculins. Cette inquiétante forme de «petite» délinquance ne doit pas passer sous silence des infractions telles que la violence contre les ascendants (père, mère...). Pour plus de cohérence, le ministère de la Justice devait les ranger avec les crimes et délits contre la famille et les bonnes mœurs. Ces derniers comptent d’ailleurs près de 41.000 procès en 2014. Comparativement à 2002-2011, ce chiffre atteint une proportion alarmante si l’on garde en vue uniquement le pic de 2005 avec plus de 42.300 cas d’agressions portant sur la famille: inceste (4 en 2014), adultère, abandon de famille...
Là aussi, le sexe «fort» n’a pas de quoi bomber le torse: 7.539 hommes poursuivis pour avoir délaissé le foyer familial contre à peine une quarantaine de femmes!
Cette configuration est relativement plus équilibrée en matière d’adultère. Sur les 1.346 personnes jugées, 42% sont des épouses ayant un amant! Il n’y a pas vraiment de quoi  crier au loup.

Jeune homme, très faiblement scolarisé, condamné pour une peine ne dépassant pas 2 ans d’emprisonnement… Tel est le profil-type d’un délinquant. En moyenne annuelle, le nombre de détenus jugés ou en cours de jugement (détention préventive) oscille entre 70.000 et 80.000

En une décennie, la barre des 2.000 affaires -tous sexes confondus- n’a été dépassée qu’en 2005-2006. Sans en faire un lien de cause à effet, notons que le code de la famille est entré en vigueur deux ans plus tôt, en février 2004 plus exactement.
En matière de bonnes mœurs, la prostitution garde toujours une bonne place: une moyenne annuelle de 6.850 affaires sur une décennie. L’an dernier enregistre une «performance» avec un peu plus de 8.700 poursuites judiciaires. Le record a été relevé encore une fois en 2005 où ce chiffre a atteint presque le double. Après le débat sur la légalisation du cannabis, faudra-t-il se pencher sur la dépénalisation de la prostitution? Certainement pas sous le gouvernement Benkirane (PJD-conservateur). Il est tentant de penser que fiscaliser le plus vieux métier au monde va remplir les caisses d’un Etat à court de recettes. Pour l’heure, la prostitution continue de fournir son contingent de détenues.  
En 2014, la justice a traité 13.740 dossiers de corruption. Un record inégalé entre 2002-2011.
Dans cette catégorie d’infractions, les détournements commis par des fonctionnaires arrivent en 2e place, suivis par la constitution de bandes criminelles... Punis pénalement, la mendicité et le vagabondage se classent juste après. Quant à la rubrique des infractions régies par des lois spéciales, les affaires d’urbanisme sautent aux yeux: 40.202 procès en 2014. La lutte contre l’habitat insalubre et la politique des «Villes sans bidonvilles» sont passées par là. Les fauteurs sont souvent des hommes. Ce n’est pas par sexisme qu’on le souligne à chaque fois (voir portrait-robot).  
Contrairement aux données irrégulièrement livrées par la Direction générale de la sûreté nationale (voir entretien page 3), celles du ministère de la Justice et des Libertés brossent un tableau  des crimes et délits les plus récurrents, leurs auteurs... Son constat a une certaine pertinence. Ce sont donc des infractions commises, constatées et jugées. Même s' il y aura toujours un chiffre noir, invisible à cause d’un défaut de plainte ou d’affaires non élucidées...».
Faiçal FAQUIHI
 

 

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