Courrier des Lecteurs

Sécurité routière: Boulif et consort, qu’ils payent!

Par L'Economiste | Edition N°:4525 Le 14/05/2015 | Partager

Il est évident que le comité ad hoc pour lutter contre les accidents de la route se moque pas mal de son travail: il reste indifférent aux blessés et aux morts. Il préfère dépenser de l’argent dans des colloques, des voyages, des prix… tous aussi inefficaces les uns que les autres.
Je propose que les jetons de présence ou salaires ou émoluments ou défraiement… ou toutes sortes de paiement que reçoivent les dirigeants du Comité national de prévention des accidents de la circulation soient amputés de 50 dirhams à chaque blessé sur les routes et de 100 dirhams pour chaque mort.  Au titre d’amendes pour incompétence criminelle.
Ces mêmes responsables, en tête le ministre Boulif, devront en outre se déplacer en fauteuil roulant pendant une journée, pour chaque blessé qui gardera un handicap du fait d’un accident de la route. Au titre de peine de substitution pour leur donner le sens civique, au lieu de gaspiller l’argent public dans des «Journées de la sécurité routière».
Les sommes économisées seront versées dans un fonds indépendant,  à créer, pour venir en aide aux accidentés. Je parie que ce Comité (dont le seul projet est de se transformer en agence-sic!), qui roule sur l’or -et dans le sang- améliorera rapidement son travail….
Aicha S. Sœur et fille d’accidentés de la route
■ Ce que je vois est dramatique…
Le droit? Plus personne ne sait ce que c’est! Récemment, un conseil  officiel, celui de l’enseignement me semble-t-il, a critiqué un projet de loi présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur. Je ne connais ni ce texte, ni le ministre, ni personne dans le conseil en question: on ne pourra pas m’accuser de parti pris. Ce qui m’amène à vous écrire, c’est qu’en réalité, nous n’avons plus de fonctionnaires assez formés pour écrire un texte de loi, ni en arabe, encore moins en français. Pourtant, il est facile de  produire des textes juridiques très clairs dans la langue de Molière.
On n’écrit pas un texte qui doit devenir une loi comme on écrit le compte rendu d’une réunion, ni comme on écrit une lettre à son ami(e) de cœur.
Dans nos administrations, ce savoir-faire s’est perdu. L’université n’estime pas nécessaire de former à cette «discipline de plume». Ce que j’observe est dramatique: depuis qu’on a des gouvernements politisés, on remplace silencieusement des fonctionnaires de rang  n-3.
Ils sont ceux sur qui repose l’administration dans son quotidien: ils savent dresser des comptes rendus courts et précis, préparer un ordre du jour, ils savent faire des listes de convocations, ils savent préparer les projets de texte… On ne leur demande pas d’inventer des politiques d’envergure. Mais on a stratégiquement besoin d’eux pour «tenir la maison Maroc». Or, ils ne sont plus là. Ou alors ils ne sont pas assez nombreux pour arrêter le Tsunami des incompétences, tellement incompétentes qu’elles ne se rendent même pas  compte qu’elles sont incompétentes. Pauvre Maroc.
Imane Ben S., juriste et haut fonctionnaire depuis 25 ans.

Je rêvais autrefois d’une Europe fédérale

«Grexit» «Brexit»,… à l’heure où l’Europe va mal, les petits politiciens de bas étage en profitent pour rallier le peuple à des idéologies populistes et protectionnistes. Pourquoi? La logique humaine préconiserait l’inverse, non? Si nous allons mal, resserrons-nous et, ensemble, trouvons les solutions qui permettraient de sortir de ce trou noir structurel qui ne cesse de s’amplifier en Europe. Ou peut-être suis-je trop idéaliste, jeune et inconscient? Sans doute, mais je ne cesserai de croire que l’homme est plus apte à trouver les réponses aux problèmes qui gangrènent le vieux continent si il optait pour la maxime «L’union fait la force».
Z.M

■ L’identité marocaine s’exporte mal en Europe
Selon l’étymologie du mot étranger, cela réfère à celui qui est «étrange», «différent», «singulier». Etant originaire de Belgique, je peux vous affirmer avec certitude que la différence cesse d’être une source d’enrichissement personnel pour une partie non négligeable de la société belge et française.
Je ne vous apprends sans doute rien de neuf. Cependant, comment pallier cette fermeture d’esprit qui ne cesse de croître? Comment changer la perception des Européens à l’égard des Marocains et, de manière plus générale, à l’égard des Maghrébins? Par l’éduction, par le brassage des différentes couches sociales, certes! Mais le politique ne résoudra pas tout. Pour qu’un vrai changement puisse s’opérer, il faut que tout un chacun passe outre ces clichés et ces idées toutes faites. Comme disait Ghandi:  «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde».
F.D
■ Où inscrire son chérubin ?
Je savais que mettre mon premier enfant dans une institution préscolaire allait être une pénible tâche, mais j’ignorais complètement que ça allait atteindre ce niveau de difficulté. Trouver une place dans une école réputée n’est pas évident. Les préinscriptions à peine lancées, les rares établissements affichent complet, laissant, beaucoup de parents, dans une situation fort embarrassante. Ils n’ont pas le temps de s’assurer de la qualité de l’école. Du coup,  pour choisir la première institution où mettre leur enfant, ils recourent au bouche-à-oreille. Quant aux tarifs, tests, documents à fournir, etc, je me demande comment font les parents qui ont des faibles revenus. Mon impression c’est que ces écoles nous prennent par notre point faible pour imposer des tarifs clairement surévalués par rapport aux services qu’elles rendent.
S.B

L’Enseignement supérieur et le surnombre

C’est ma première intervention dans cette rubrique et j’espère qu’elle n’est pas la dernière. Je me souviendrai toujours de l’observation d’un professeur de l’enseignement supérieur au sujet du surnombre aux facultés: les parents doivent comprendre que tous les enfants ne peuvent pas être des médecins et des ingénieurs…, il faut penser à d’autres métiers comme avocat, juge,....
Sur la forme, je suis tout à fait d’accord avec l’idée car un pays ne tourne pas uniquement avec des médecins et des ingénieurs. Mais sur le fond, je trouve que ce professeur a choisi de prendre le surnombre comme problème au lieu de le considérer comme opportunité de développement.
Comme tout système libéral, le marché finit par se réguler tout seul selon l’offre et la demande. Quand il aura assez des ingénieurs et des médecins,  les parents dirigeront leurs enfants vers d’autres métiers selon le critère de chaque famille et selon le désir de l’enfant. Le rôle de l’Etat doit se limiter à réguler, à contrôler, à investir et construire des facultés pour tout le monde et attribuer des places à tout le monde même pour les vieux qui souhaitent reprendre les études et changer d’orientation ou de trajectoire. Nous devons avoir un système d’éducation supérieur très dynamique et si un grand amphi, construit selon les règles de l’art, n’est pas correctement rempli pour qu’il assure une certaine rentabilité, c’est la machine marketing qui doit fonctionner que ce soit au Maroc ou à l’extérieur du pays pour le remplir correctement.
C’est comme cela que nous aurons une large classe des étudiants supérieurs qui ne seront jamais privés de continuer leurs études malgré leur âge. Ils n’auront pas honte de changer l’orientation à un certain moment de leur parcours, car le seul critère et qui doit rester équitable pour tout le monde, c’est d’avoir la capacité de réussir ses examens.
Adil.B

 

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