Courrier des Lecteurs

Casa-Rabat: Les retombées des travaux d’aménagement urbain

Par L'Economiste | Edition N°:4516 Le 30/04/2015 | Partager

■ La circulation perturbée!
Les travaux d’aménagement des villes de Casablanca et de Rabat handicapent de plus en plus la circulation automobile. Sur plusieurs artères de la ville blanche, les chantiers en cours rétrécissent considérablement la largeur de la chaussée, créant alors des bouchons interminables. Ces travaux doivent absolument cesser ou doivent être complètement réétudiés à mon sens pour le bien-être et le confort des automobilistes. Ils ne doivent en aucun cas être pris à la légère.
K.J.       
■ La sécurité des citoyens menacée
Les travaux d’aménagement en cours lancés sur plusieurs axes de la capitale, dont notamment Hay Riad ou encore l’avenue Hassan 2, sont à mon sens gérés d’une manière non professionnelle qui met en danger la sécurité des citoyens. L’on sent réellement que les citoyens sont les derniers soucis des personnes qui gèrent ce type de chantier. Ainsi, hier, j’ai voulu me balader avec ma petite fille sur l’avenue Ennakhil à Hay Riad avec la poussette… Résultat? Je me suis trouvé en train de marcher aux côtés des voitures, bus et engins parce que le trottoir réservé aux piétons a été totalement détruit et qu’aucun passage de sécurité provisoire n’a pas été prévu. Imaginez le risque encouru par les handicapés et les personnes âgées... Par ailleurs, depuis le démarrage de ces travaux, l’éclairage de la majeure partie de l’avenue n’est plus opérationnel. J’ajouterais également que les arbres plantés depuis le lancement du projet Hay Riad sont massacrés à la tronçonneuse d’une manière pas digne d’une ville élue comme «ville verte». Enfin, pour terminer, je trouve que le rythme des travaux est vraiment beaucoup trop long. Bref, je sens que l’on gaspille de l’argent pour rendre nos routes encore plus dangereuses. En effet, au lieu d’améliorer l’état des routes endommagées à Rabat, on refait des avenues qui étaient dans un meilleur état avant d’être retouchées.
Z.M. 

Réforme des droits de l’avortement: Le dilemme des praticiens

Il est facile de s’indigner, de revendiquer la mise en place de réformes visant à autoriser l’avortement en tant que tel. Cependant, il est primordial de songer à cette problématique sous un angle éthique, déontologique, en se posant des questions difficiles à relever certes, mais à mon sens fondamentales…  A partir de quel stade le fœtus est-il considéré un être humain? Au stade post-fécondation? embryonnaire?  ou encore plusieurs mois après la fusion des gamètes?  
Du point de vue déontologique, la question dérange les praticiens. La plupart du temps, les spécialistes n’arrivent pas à trancher en faveur de la mère biologique au détriment du futur nouveau-né.  
Q.I.

■ Le Parlement se réveille
 Oui, le spectacle auquel se sont donnés gouvernement et opposition mardi dernier est désolant. Au lieu de débattre de questions sérieuses et urgentes, le chef du gouvernement et les élus de l’opposition ont préféré «se chamailler». Mais cela a tout de même confirmé un précédent dans l’histoire du Parlement. L’hémicycle n’est plus une salle de repos où des députés viennent faire un petit somme. Les séances sont animées, avec des échanges intenses. Maintenant, il est clair qu’il faut que ces échanges soient constructifs et qu’ils concernent des débats de fond.o
A.Z.   
■ Mais où est passée la ville blanche?
A force de détruire les vestiges de Casablanca pour y placer de grands immeubles totalement impersonnels et sans l’ombre d’un charme, que restera-t-il de « la ville blanche » en 2020… ?
Sans doute, un énorme centre économique et dynamique qui comblera les businessmans du monde entier mais que gardera-t-elle de son histoire?
De belles vieilles cartes postales qui raviveront  les esprits les plus nostalgiques … J’invite mes confrères à réfléchir sur un problème qui nous concerne tous.
M.Z.

Littoral: Une gouvernance catastrophique

Je vous félicite pour votre édito et pour votre dossier consacré au littoral et à sa fameuse loi en gestation. Voilà bientôt 30 ans que l’on nous parle de cette loi. Alors que nous avons maintenant un nouveau projet mille fois trituré, voilà que l’on prend son temps pour le faire publier, même vidé de sa substance comme vous le soulignez.
Depuis que la nouvelle ministre a pris ses responsabilités, elle ne cesse de nous annoncer la loi de délivrance qui ne vient pas. En attendant, les projets de bétonnage du littoral augmentent en cadence pour ne pas être rattrapés par la loi et ses textes d’application, prévus peut-être pour le jour où il n’y aura plus de littoral. Je ne citerai pour exemple que le projet fermant une large frange du littoral à Sehb Eddahab sur la côte de Harhoura (Témara) ou la villa nouvellement construite sur le sable à la plage «Les sables d’or» dans la même commune cachant à jamais la superbe vue sur la mer à partir de la seule ouverture depuis la route côtière. Les exemples sont nombreux.
Allez à Tamaris aussi du côté de Casablanca où les rochers servent de support au béton. Qui sont les privilégiés qui bénéficient de la bénédiction de ceux qui sont en charge de gouverner ce qui reste de notre littoral? Pourtant, le ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique avait juré de mettre fin à cette ruée fantastique sur la frange littorale nationale et d’arrêter tous les travaux portant atteinte à cette zone fragile, bientôt interdite aux Marocains. Une chose est sûre, c’est que l’unité  de mesure que les bénis des dieux et leurs acolytes utilisent pour déterminer les 100 m minimum devant séparer les constructions et la mer, n’est pas celle qui est communément admise depuis la nuit des temps. Ils raisonnent certainement en centimètres ... Un jour et comme disait l’humoriste Raymond Devos, on ira demander au gardien du coin: «Je veux voir la mer», si elle-même n’a pas été «démontée».
Merci à L’Economiste d’avoir rappelé la mascarade de la gouvernance de notre littoral. Le dossier mérite d’être davantage approfondi et les appétits sauvages dénoncés.
A. Rafiky

 

 

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