Courrier des Lecteurs

Tan-Tan: Un drame inadmissible!

Par L'Economiste | Edition N°:4506 Le 16/04/2015 | Partager

■ Vers un deuil national !
Le drame de Tan-Tan a enflammé les réseaux sociaux depuis quelques jours. Des images horribles de l’accident et des captures d’écran de SMS envoyés par les enfants victimes de l’accident à leurs familles inondent le Net. Des pages à ce sujet sont créées chaque jour sur Facebook et des milliers de personnes les suivent régulièrement. La colère et la tristesse se font sentir à travers tout le pays, laissant penser qu’il pourrait y avoir un deuil national de trois jours. Il faut dire que durant le derby qui a eu lieu le lendemain de l’incident, seule une minute de silence a permis de rendre hommage aux enfants calcinés.
Y.F.
■ Guerre des routes: Un plan national
 Rien n’y fait, la guerre des routes au Maroc se poursuit comme en témoigne le drame de Tan-Tan qui a ôté la vie à une vingtaine de jeunes adolescents dernièrement. La réforme du code de la route n’y a rien changé.  C’est emblématique des pays en développement. Je dirais que cela fait partie des moyens permettant de mesurer le développement des nations. Sauf que là, il ne s’agit pas de développement économique, mais humain. Si nos routes sont aussi meurtrières, c’est d’abord à cause de notre comportement au volant. Imprudence, incivilité, inconscience et irrespect de la loi sont nos maîtres mots. Viennent ensuite, mais dans une moindre mesure, les raisons techniques. Avant de s’attaquer aux lois et sanctions, s’il y a un effort à faire, c’est au niveau de la formation et de l’éducation à la sécurité routière.
Il faut changer les comportements, sensibiliser à la question dans les écoles, durcir les conditions d’obtention du permis, lutter contre la corruption, intensifier le contrôle… Il faudrait tout un plan national de lutte structuré, mené de manière rigoureuse et doté de moyens financiers et humains adéquats. Compter chaque année plus de 4.000 morts dans les accidents de la circulation est tout simplement inacceptable.    
A.Z.
■ Sommes-nous devenus des meurtriers?
Tous les jours, sur la route, on aperçoit un nouvel accident. Léger, grave ou carrément mortel, la vue de cette inconscience routière laisse sans voix. Dès le départ, notre apprentissage en tant que futur conducteur se fait de mauvaise manière. Pourquoi nous donner un permis de conduire au bout de quelques jours de cours et seulement quelques heures de conduite? Combien d’entre nous se voient, d’ailleurs, retirer leur permis suite à un non-respect du code de la route et le récupèrent après quelques coups de téléphone. Les gens semblent oublier qu’un trajet n’est pas seulement le passage d’un point A à un point B, mais aussi le respect d’autrui et surtout de la vie d’autrui. A quel moment celle-ci est-elle devenue vaine, au point de faire de la route notre champ de bataille?
Y.S.

Enseignement: Passons au privé conventionné

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Je félicite L’Economiste pour le courage de sa prise de position sur l’enseignement au Maroc lors de son éditorial du lundi 13/04/2015. En effet, il est scandaleux que l’on continue la gabegie des finances publiques. Il y a des moments où il faut du courage politique pour innover et secouer la léthargie de ce secteur.  Parmi certaines solutions qui peuvent créer l’électrochoc, il est possible de mettre à contribution les réussites nombreuses  du secteur privé de l’enseignement tant dans le primaire, le secondaire que le supérieur. L’Etat a concédé beaucoup de ses missions  dans des  domaines très stratégiques  à des opérateurs privés considérant qu’ils  sont plus compétents pour remplir ces missions-là. Pourquoi ne pas concéder une partie de notre enseignement à des opérateurs qui réussissent cette mission primordiale? La scolarité d’un enfant  a un coût pour le budget de l’Etat. Estimons ce coût avec précision. Transférerons ces budgets aux opérateurs choisis  dans le cadre d’une opération pilote.
C’est gagnant-gagnant, ça se fait déjà avec l’université Al Akhawayn d’Ifrane qui reçoit environ 25 millions DH annuellement sur le budget du 1er ministre et avec succès. Les esprits chagrins se lèveront bien sûr et feront un tir de barrage contre la privatisation de l’enseignement, mais les parents d’élèves applaudiront.
N.G. haut fonctionnaire en retraite

■ Comarit: 1.500 salariés abandonnés à leur sort
Depuis fin 2011, 1.500 salariés de Comarit et Comanav Ferry se sont retrouvés au chômage du jour au lendemain. La grande partie de ce personnel n’a pas pu rebondir du fait que tout le domaine de la marine marchande au Maroc a coulé. Etant ancien employé de cette boîte, j’ai pû rebondir grâce à mon expérience antérieure à celle de Comanav Ferry. Des collègues ont été ruinés, expulsés de chez eux par les banques pour non-paiement des traites, d’autres ont été obligés de retirer leurs enfants des écoles et universités privées pour non-versement des mensualités. Je me demande où est passée la responsabilité des gérants de la société dont les transactions financières étaient plus que douteuses depuis 2009, voire bien avant? Où est passée la responsabilité de l’Etat resté immobile face à cette fraude et face à ce drame social provoqué par le 1er employeur de la zone nord du pays? Pourquoi les caisses sociales n’ont pas défendu les intérêts du personnel? Les patrons de Comarit ne semblent pas être inquiétés… Ils ont des rentes pour nourrir 4 générations. Les autorités françaises et espagnoles, quant à elles, ont vendu aux enchères les navires pour défendre leurs intérêts et récupérer essentiellement les frais portuaires. Qu’en est-il du personnel de la compagnie? Qui s’en occupe?
S.K.

Célébration de la Mimouna

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Vanessa Paloma Elbaz, chanteuse, écrivaine et conférencière colombienne, en présence de André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et des musiciens, après un concert donné à Rabat  à l’occasion de la fin de Pessah (semaine de Pâques), pour la fête de Mimouna. L’évènement a été organisé par l’association Mimouna, fondée en 2007 par de jeunes marocains musulmans dont l’objectif est de préserver l’héritage judéo-marocain

 

Accident des spéléologues espagnols: Le Maroc montré du doigt

Ayant l’habitude de suivre par curiosité les médias écrits et audio-visuels espagnols depuis un certain moment, j’ai toujours été étonné par la rage que nos voisins du Nord expriment à chaque occasion pour déverser sur notre pays des torrents d’insanités allant de l’insulte à l’humiliation, en passant par le dédain. Les malheureux spéléologues, qui ont pris les risques de s’aventurer sans guide dans la région de Ouarzazate, pratiquaient évidemment un sport très dangereux. Il arrive souvent et partout dans le monde que des pratiquants de cette activité disparaissent suite à des accidents. Pourtant, les spéléologues espagnols et les familles des victimes imputent la cause au Maroc et l’accusent d’être responsable du décès de leurs compatriotes. Pour cela, ils nous accusent de tous les maux, et pire, de les empêcher de s’occuper eux-mêmes des secours. Mais les Espagnols oublient très souvent que la colonisation est révolue et que le Maroc d’aujourd’hui est libre de disposer de sa souveraineté et de ses prérogatives. Au fait, ces policiers spéléologues faisaient-ils vraiment de la spéléologie? Cette question peut paraître idiote, mais c’est exactement ce type de déclarations que les médias espagnols imputent tous les jours au Maroc et aux Marocains. La crise, les crimes, les trafics, le chômage, le terrorisme, l’agriculture, la pêche… C’est la faute au Maroc.
Mohamed Boukhabrine
 

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