Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4491 Le 26/03/2015 | Partager

Circulation: Casablanca a définitivement choisi Calcutta!

Tramway, l’arbre qui cache la forêt
La circulation dans la métropole s’est-elle améliorée depuis le lancement du tramway? Il faut croire que non! Alors qu’il était wali de Casablanca, Driss Benhima affirmait que Casablanca avait le choix entre le modèle de Barcelone ou Calcutta pour se mettre à niveau. De l’urbanisme à l’aménagement du territoire en passant par les transports. Pour sa politique de transports et de mobilité, Casablanca a apparemment opté définitivement pour le «modèle Calcutta», la ville indienne aux gigantesques embouteillages.
Pour me rendre au travail chaque matin, c’est en effet tout simplement le parcours du combattant. Files interminables de véhicules, bouchons sans fin et conducteurs stressés et énervés au volant… C’est avec peine que l’on arrive à son bureau. A mon avis, l’idée du tramway n’est pas forcément pertinente dans la situation de Casablanca, puisque les marocains «motorisés» continuent à circuler en voiture. Ils ont  à mon sens pour beaucoup d’entre eux une relation particulière avec leur véhicule et le perçoivent comme une zone de confort et un luxe qu’ils ne sont pas prêts à abandonner. La voiture représente également pour eux un signe d’appartenance à une classe sociale aisée et il en va de leur image de continuer à prendre le volant. Ainsi, je pense qu’il faut non seulement construire de nouvelles voies de tramway, mais également limiter le parc automobile casablancais en créant une taxe spéciale, en limitant le nombre de véhicules par famille ou encore en rendant plus complexe la procédure d’octroi de crédit pour achat de voiture.
R.A.
Où est la politique des transports?
La construction d’un tramway  n’a pas réglé les problèmes du transport de Casablanca. Bien au contraire. Il a aggravé la circulation sans pour autant régler le problème de mobilité des citoyens. Depuis son entrée en service, passer par les carrefours empruntés par le tramway relève du parcours du combattant. Des centaines de voitures sont bloquées au feu rouge en attendant que le tramway passe transportant une poignée de passagers même aux heures de pointe. Ce qui constitue une preuve flagrante de son inefficacité.
Je ne sais pas qui a conseillé le Conseil de la ville, mais je commence à douter de la compétence des membres qui le composent pour ne pas suspecter autre chose. Quand je pense que la deuxième ligne sera bientôt lancée, je crains la suite.
J.K.
A la moindre goutte de pluie, des dégâts
C’est avec impatience que les Marocains attendaient les premières pluies du printemps. Mais il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que plusieurs quartiers se retrouvent exposés au risque d’inondations. Au quartier Oulfa par exemple, le spectacle est désolant surtout que les égouts ont été complètement bouchés. Encore une fois, les précipitations permettent de mettre à nu les défaillances des infrastructures.
F. T.

Il faut des infrastructures adaptées!
Il pleut régulièrement depuis plusieurs jours. L’année 2015 promet ainsi d’être prometteuse pour l’agriculture marocaine. Cependant, le pays n’est pas équipé pour affronter de fortes pluies. Dès l’arrivée de la pluie, la circulation dans les villes, et notamment à Casablanca, semble s’arrêter totalement. Par ailleurs, les temps de trajet en voiture sont doublés et les coups de klaxon fusent de partout. C’est la zizanie ! Les routes ne sont pas conçues pour affronter des mauvaises conditions climatiques. Elles deviennent, tout comme les trottoirs, rapidement inondées, représentant un réel danger pour les conducteurs comme pour les piétons.
I.F.
Immobilier : Le piège du faux Vefa
Je suis acquéreur d’un bien immobilier. Le bien devait être livré en juin 2011. Nous sommes en mars 2015 et les promoteurs nous annoncent au moins un an de retard. J’ai déjà réglé 1,9 million de DH dont une grande partie a déjà été encaissée avant même le lancement des travaux, ce qui est illégal. Aujourd’hui, le promoteur refuse tout remboursement. Nous sommes plusieurs clients concernés. Je dispose d’un contrat signé et je suis disponible pour un témoignage.
F. N.
Bravo pour votre investigation sur l’OFPPT
Nous tenons à féliciter Ahlam Nazih pour son article publié dans L’Economiste du 18 mars 2015. La journaliste a révélé la réalité quotidienne de la gestion des ressources humaines et de la DRH à l’OFPPT. Bien évidemment, les responsables vont essayer de démentir, mais les faits sont exactement ceux qui ont été relayés dans votre journal. Nous vous félicitons pour votre sincérité et votre courage. Grâce à vous, tout est clair.
A. A & N. I.
Génération spontanée à la formation professionnelle
Méfiez-vous des données que l’on vous présente sur la prétendue montée en régime de la formation professionnelle. Les effectifs des stagiaires dans le réseau de l’OFPPT augmentent mécaniquement du fait de l’évolution démographique. Ce n’est donc pas le fruit d’une quelconque stratégie élaborée par la direction, encore moins de la qualité ou de l’attractivité de l’offre de formation. La réalité a éclaté.
F. I.
Patrons de syndicats : Tous pareils?
Je trouve que les gens sont bien timides quand il s’agit de parler de la reconduite de Miloud Moukharek à la tête de l’UMT. Pourtant il avait promis de ne pas enchaîner des mandats. Alors lui aussi, il est comme les autres? Accroché à vie à son fauteuil? Non vraiment, cela n’a pas de sens de dire aux jeunes: allez-y, participez à la vie syndicale. Je vais me retirer de cette mise en scène.
M.D.  
Le drame de notre Ecole

A chaque fois que l’on pense avoir fait le tour des faiblesses de l’école publique, l’on nous sort un nouveau chiffre catastrophique témoignant de l’état dramatique de notre système d’éducation. Le dernier indicateur révélé par le ministre de l’Education nationale, selon lequel 76% des enfants sont toujours analphabètes après quatre ans au primaire, est plus que traumatisant. A croire que nous régressons chaque année au lieu d’avancer. Cela signifie que toutes les réformes lancées sur les dernières années ont été vaines.
Les centaines de milliards de DH investis ont également été dépensés pour rien! Que de gaspillages et de générations perdues. Les entreprises souffrent déjà de la rareté de compétences parmi les jeunes. Et la situation ne fera qu’empirer à moyen terme. Nos entreprises devront sans doute se rabattre sur des compétences étrangères et dépenser encore des sommes importantes pour reformer leurs recrues. Dans ces conditions, le pari du développement paraît perdu d’avance!
A.Z.
Responsabilités, l’exemple de la Tunisie
Avez-vous bien noté que quelques hauts responsables de la police tunisienne ont été sanctionnés pour les failles relevées dans le dispositif de sécurité le jour de l’attentat du musée Bardo? Quoi qu’il en soit, on ne voit pas beaucoup de chefs sanctionnés au Maroc, pour les fautes de leurs subordonnés. En fait,  cela arrive quelques fois,  mais pas systématiquement. Le ministre des Sports par exemple, a payé pour ses troupes, mais pas son homologue de la Communication pour ses propres manquements.
K.D.
 

BCIJ, BNPJ: Quelle cohabitation?
Le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) a été lancé vendredi 20 mars à Salé. Il est destiné à enquêter sur les affaires de banditisme, de terrorisme, de trafic d’armes et de stupéfiants, de falsification de billets de banque. Le Bureau est rattaché à la Direction générale de la surveillance du territoire. De grandes questions restent en suspens. Qu’adviendra-t-il de la fameuse Brigade nationale de la police judiciaire?
La BNPJ relève plutôt de la Direction générale de la sûreté nationale. Si elle demeure en activité, comment ses enquêteurs vont-ils coordonner avec leurs collègues? Investiguer sur une affaire peut mener sur des infractions qui relèveront justement du Bureau central que chapeaute Abderrahim El Khiam, tel que le terrorisme. L’on connaît les conflits de compétence qui naissent de ce genre de cas. Et où des enquêteurs doivent, la mort dans l’âme, se dessaisir d’un dossier sur lequel ils ont enquêté jour et nuit.
B.Z.
 

Pauvres fonctionnaires
Le régime des fonctionnaires est généreux parce que l’Etat est avare dans ses traitements.Une catégorie de ses agents vit sous le seuil de la pauvreté. Il faut cesser de comparer le Maroc à d’autres pays car nous n’avons pas les mêmes conditions de vie.

I. O.

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