Courrier des Lecteurs

Débat sur l’avortement

Par L'Economiste | Edition N°:4486 Le 19/03/2015 | Partager

■ Il faut assouplir  la réglementation!
Louardi a bien raison. J’ai lu avec attention votre article sur le débat concernant l’avortement, paru dans le numéro du 12 mars dernier et je rejoins tout à fait l’avis du ministre de la Santé. Pour pallier l’avortement clandestin, il a en effet appelé à une réforme du code pénal qui n’autorise l’avortement qu’en cas de nécessité de préserver la santé et la vie de la mère. Je pense également qu’il faudrait assouplir la réglementation. En effet, soyons réaliste! Il faut savoir que le nombre de cas d’avortements recensés quotidiennement varie entre 600 et 800. Par ailleurs, plus de 24 nouveau-nés sont abandonnés chaque jour dans les hôpitaux publics. Un véritable problème qu’il faut combattre au plus vite. Une réglementation moins sévère concernant le sujet de l’avortement au Maroc permettrait par ailleurs de réduire la mortalité et la morbidité maternelles causées par l’avortement non sécurisé. Les médecins pourraient aussi travailler dans la transparence et dans des conditions respectant la sécurité sanitaire. L’avortement fait partie du quotidien des Marocains, qu’on le veuille ou pas.
K.F.
■ Il était temps
 Débattre la problématique de l’avortement est une bonne chose. Il est impératif que l’Etat fixe des lois et des réglementations en la matière pour réduire les avortements clandestins qui représentent un réel danger. Se borner à interdire cette pratique ou à moraliser la société sans donner de solution réelle est contre-productif. La seule chose à faire est de contrôler cette pratique. L’avantage d’un avortement légal reste de pouvoir offrir aux patientes des soins respectant les normes sanitaires et d’éviter toute complication ou même le décès de la patiente.
Z.Z
■ Instructions royales: Une bonne initiative!
Bonne nouvelle! Mustapha Ramid, Ahmed Taoufiq et Driss El Yazami ont reçu des instructions royales afin d’émettre, d’ici un mois, des propositions pour changer la donne concernant l’avortement clandestin. Ils devront donner des réponses législatives qui seront adaptées à l’évolution de la société et qui soient conformes aux préceptes de l’Islam.
Personnellement, je pense qu’il était plus que temps de réagir à ce propos, surtout lorsque l’on constate que des centaines de femmes avortent quotidiennement au Maroc, et que celles qui n’en ont pas eu les moyens abandonnent leur progéniture aux portes des hôpitaux publics. Pour le bien de tous, il faut absolument officialiser l’avortement, qu’on le veuille ou pas!
I.J.

Vers une légalisation du cannabis?

■ Une richesse qui nous échappe
 Le Maroc est depuis plus d’une décennie l’un des premiers producteurs de cannabis au monde. Des pays comme les Pays-Bas, les Etats-Unis (Colorado, Alaska…), l’Uruguay et le Portugal qui n’ont aucune production ont fait le pari de la légalisation, certains pour baisser le taux d’utilisation, d’autres pour des visées commerciales. Entre-temps, le pays privilégie toujours l’option de la répression au mépris de l’immense potentiel qu’offre cette manne. D’un volet sécuritaire, légaliser et contrôler la consommation libérerait une grande partie des effectifs de police qui pourraient se redéployer sur des affaires plus importantes, vu que le trafic de drogue douce n’aura plus de raison d’exister. La consommation baisserait (une situation prouvée par l’expérience hollandaise) et la richesse créée serait plus équitablement distribuée entre l’Etat et les producteurs.
P.A.
■ Le Maroc toujours en pole position
J’ai lu avec intérêt l’article sur le cannabis paru le 5 mars dernier. L’on y apprend que, selon un nouveau rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, les nouvelles drogues se multiplient. Le Maroc demeure par ailleurs particulièrement compétitif au niveau des marchés internationaux. Il représente toujours le premier producteur de résine en Afrique et l’un des premiers au monde. Un marché noir qui gagnerait beaucoup à mon sens à être légalisé et rendu transparent. Une démarche qui contribuerait sans aucun doute à booster l’économie marocaine à mon sens.
K.Y.

■ Ramed: Bravo
Je tiens à féliciter L’Economiste pour son récent éditorial sur le programme Ramed. Il est hallucinant de constater qu’en 2015, nos hôpitaux ne sont toujours pas tenus d’avoir une comptabilité digne de ce nom. Ceux qui accusent L’Economiste de ne pas aimer les pauvres cassent le thermomètre pour mieux nier la fièvre. Bravo encore.
T.G.
■ Enseignement: Les conséquences dramatiques de l’arabisation
Pour savoir où l’on va, il faut d’abord savoir d’où l’on vient. Le ministre Azeddine Laraki est, en 1977, le principal artisan de l’arabisation intensive. Soutenu par l’Istiqlal, il accuse violemment le français d’être «le responsable de l’aliénation et l’acculturation des élites marocaines».
A partir de là, à l’école et jusqu’au baccalauréat, toutes les matières, même scientifiques, sont enseignées en arabe. Certains observateurs ne manqueront pas de remarquer que monsieur Laraki, lui, après ses études au prestigieux lycée Moulay Driss de Fès, s’est envolé vers Paris pour y suivre ses études en français. Ancien professeur au lycée Descartes et grand connaisseur de l’histoire du Maroc, l’universitaire Pierre Vermeren souligne dans son livre «Ecole, élite et pouvoir au Maroc» les conséquences dramatiques de l’arabisation du système scolaire marocain: «L’arabisation est un instrument d’un véritable apartheid social, les établissements de la Mission française devenant une véritable filière de substitution à un enseignement public arabisé et de plus en plus dégradé».
On aimerait lui donner tort, mais c’est difficile. Les plus aisés fréquentent les meilleurs lycées, souvent issus de l’AEFE, et sont de plus en plus nombreux à intégrer les plus grandes écoles françaises ou suivre les meilleures formations au Maroc, quand ceux issus des milieux plus modestes sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des diplômés chômeurs. Il est impératif de diminuer le nombre d’élèves par classe, mais aussi de renforcer l’enseignement du français au sein des écoles publiques marocaines, il en va de l’avenir de notre pays.
Au diable les idéologies, il faut savoir être pragmatique. L’artisan du décollage économique chinois Deng Xaoping répondit à ceux qui critiquaient: «Peu importe qu’un chat soit blanc ou noir, s’il attrape les souris, c’est un bon chat».
T.G.
■ Ecole de la honte
Au lieu d’apprendre aux enfants à réfléchir, analyser, argumenter, innover,…l’école publique les oblige à se taire, bride leur esprit critique, les transforme en une machine à réciter. Elle ne leur apporte pas les compétences de base à même de les accompagner tout au long de leur vie et d’en faire des membres actifs de la société. Assez des diagnostics et études qui démontrent à chaque fois la même chose. Que rien ne va plus dans cette école qu’il faut revoir de toute urgence.
A.Z

L’ONEE

veut garder ses «prisonniers»!

Pourquoi L’Economiste ne dénonce-t-il pas les tentatives de l’ONEE d’empêcher le passage de la distribution d’eau et d’électricité sous le régime de la Lydec?  Ne voyez-vous pas que par en-dessous, «on» alimente les critiques, les dénigrements? Pour ceux, pauvres ou riches, artisans et agriculteurs , habitants et travailleurs,  c’est un calvaire d’avoir l’ONEE comme fournisseurt. L’Office n’est pas capable de surveiller les voleurs dans ses propres services, qui détournent le matériel. Les gendarmes le savent. Comme c’est l’ONEE, ils n’osent rien faire de peur que ses employés leur mettent le compteur en panne ou en folie de sur-régime, pour des factures en sur-régime.  Si vous ne croyez pas, faites votre enquête. Quand  on est installé à la périphérie, on a pas de l’électricité sûre; ce n’est pas comme en ville. C’est ça la réalité de l’ONEE. Demandez-lui des comptes de coupure et de baisse de tension.  Faut sortir un peu de votre confort pour voir la réalité de la périphérie.
S.E.

 

 

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