Courrier des Lecteurs

Les vrais-faux cadeaux de janvier 2015

Par L'Economiste | Edition N°:4436 Le 08/01/2015 | Partager

■ Prix à la pompe: Une baisse bienvenue!
Quel bonheur d’avoir découvert la baisse des prix de l’essence à la pompe. Même temporaire, cette baisse est la première, et probablement la seule bonne nouvelle en ce début d’année 2015 puisqu’elle a, malheureusement, été accompagnée d’une hausse des tarifs du péage et du prix des cigarettes. Il s’agit là d’une bouffée d’oxygène pour le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes. Il faut seulement espérer que la baisse des prix du baril à l’international s’installe dans la durée. Rien n’est moins sûr!
S.L.

■ Carburant: A quand un sans plomb moins cher que le diesel?
La baisse du 1er janvier du carburant est de bon augure. Elle implique des mutations profondes dans les critères d’achat d’une voiture. Certes, la dernière baisse réduit considérablement le différentiel gasoil/essence, mais un pays comme le Maroc peut rêver un jour de la parité essence/diesel. Cette option donne plus de choix à l’automobiliste qui a le souci de la qualité de l’air, de la lutte contre la pollution et des désagréments du mazout. De grandes démocraties offrent ce choix, voire permettent un sans plomb moins cher que le gasoil. Derrière cette logique des prix, il y a toute une stratégie qui favorise l’accès à des voitures propres, moins polluantes.
F.T.

■ Autoroutes: Un Maroc à deux vitesses…
Je suis sidéré par la dernière hausse sur les tarifs du péage autoroutier. La logique aurait voulu que l’on baisse les prix au lieu de les augmenter. Une telle initiative inciterait plus d’automobilistes, de camionneurs et autocars à emprunter l’autoroute. Ce qui devrait réduire considérablement le nombre d’accidents. Sous d’autres cieux, c’est la logique qui prévaut. Mais jamais chez nous! La conséquence de cette improvisation sur les tarifs est qu’elle va inciter les ménages à revenu limité, les petits commerçants… à contourner l’autoroute via les routes nationales. Ce qui impliquerait plus d’accidents avec une route pour les plus pauvres et une autre pour les plus riches. Et là vraiment, ce sera un Maroc à deux vitesses. C’est le cas de le dire cette fois-ci.
A.F.

■ Timing bien choisi …
Non seulement ADM a mal choisi  le moment pour l’application des nouveaux tarifs (à la veille des vacances), mais elle a aussi mal communiqué sur la récente hausse appliquée dès janvier 2015. Résultat: des bouchons énormes sur les principaux axes routiers durant les périodes de vacances. J’ai pris la route de Casablanca vers Agadir le jour même de l’application des nouvelles hausses des tarifs de péage sur les autoroutes. J’ai dû attendre près d’une demi-heure au niveau du péage de Berrechid, tout le monde protestait et les klaxons fusaient de toutes parts. La majorité des automobilistes n’étaient pas au courant de la hausse (annoncée la veille en fin d’après-midi), certains n’avaient pas assez de cash sur eux, d’autres protestaient contre la qualité médiocre des services … Les agents d’ADM semblaient dépassés par les réactions des automobilistes.
B.T.

■ Electricité: Hausse ou pas hausse?
J’ai lu votre article du 30 décembre dernier concernant l’augmentation des tarifs d’électricité à partir de janvier. Je suis très surpris que la haute tension va augmenter de 9%  alors qu’elle a déjà subi une hausse de 6% en août 2014. J’ai demandé à l’ONEE de Berrechid, ils ne sont pas au courant.
B.M.B.
■ Electricité: Et les particuliers?
Dès janvier 2015, de nouvelles hausses du tarif de l’électricité, de l’eau et de l’assainissement seront appliquées. C’est ce qui a été annoncé en août dernier. Pourtant, les distributeurs, notamment Lydec, restent muets concernant cette nouvelle augmentation. Aura-t-elle lieu comme prévu (en janvier 2015, janvier 2016 et janvier 2017)? Concernera-t-elle toutes les tranches ou juste quelques-unes?
Alors que les ménages casablancais n’ont pas encore eu le temps de digérer la précédente hausse (septembre 2014), osera-t-on instaurer une nouvelle tarification?
R.R.

Exodus: Le souffle divin

Avant tout, recevez mes meilleurs voeux pour la nouvelle année, que je vous souhaite heureuse et épanouie. En paix avec vous-même et avec les autres. Plein d’actions positives pour vous et pour les autres. «Ani hou velo ahher.» En hébreu, c’est une partie des prières quotidiennes. Cela veut dire je suis lui (ou celui) et il n’y en a pas d’autre. Dans ce cas le «je» n’est pas moi, mais «je» s’exprime en son nom.
Cette phrase est dite après toute une liste d’instructions à respecter et le «je» est celui qui les ordonne. Ceci étant, n’avons-nous pas reçu un souffle divin pour exister? N’est-ce pas que nous avons été créés de terre et qu’un souffle divin nous a animés? Ce souffle est donc bien en nous et nous rend «divins». Comme ce souffle est en nous, c’est-à-dire  dans tous les humains sur terre, nous est-il permis de tuer cet autre qui est aussi divin? Ce crime peut-il être commis dans une mosquée, une église ou une synagogue ou tout autre lieu de culte?
En vertu de quoi pouvons-nous nous permettre de tuer des enfants? Nous sommes tous croyants, qu’on le veuille ou non. Nous croyons en nous et nous sommes divins. Conduisons-nous en tant que tel.
D.A.

■ La Berd dans le capital de la Bourse
Je pense que c’est une très bonne chose! Sinon du sang neuf pour de nouveaux actionnaires en Bourse pour réveiller cette grande demeure à coup de milliards dont les actions ne rapportent pas grand-chose aux petits épargnants. Une grande première pour notre Bourse et ses actionnaires. Que ça démarre et sans retard afin que tous s’emmêlent à la piste de danse pour faire tourner nos petites économies.
A.A.

■ Epargne retraite: Précisions
Je me permets de réagir à votre article sur l’épargne retraite en apportant deux précisions ou rectifications importantes:
- La première concernant ce que vous avez appelé la double peine pour les salariés est inexistante pour la simple raison que l’IR ne sera prélevé qu’une seule fois au moment du rachat car, contrairement à ce que vous avancez dans l’article, les primes ne subissent pas la retenue à la source de l’IR lors de leur versement au plan d’épargne.
D’ailleurs, c’est pour cette raison que les nouvelles dispositions de la loi de Finances 2015 viennent plafonner cette déduction à 50% du salaire net imposable (ou si vous voulez exonération temporaire puisque le prélèvement de l’IR ne se fera qu’au moment où l’épargne est servie au bénéficiaire sous forme de rente ou de capital).
- La deuxième concerne l’incertitude que vous avez évoquée à propos des contrats en vigueur. Il n’y a pas d’incertitude à mon sens dans la mesure où la loi a explicitement précisé que les nouvelles mesures de limitation ne s’appliquent qu’aux contrats nouveaux souscrits à partir de janvier 2015. Les contrats anciens demeurent régis par les anciennes dispositions, à savoir pas de limitation. Par contre, la mesure qui me paraît un peu excessive et peut être pénalisante est celle de fiscaliser toute avance en la considérant comme rachat partiel.
A.F.

■ Epargne retraite: IR en amont
En lisant votre article du 2 janvier concernant l’impact du projet de loi de Finances 2015 sur l’épargne retraite, j’ai constaté que qualifier cette loi comme double peine pour les salariés semble infondé. En effet, le fait de dire que les cotisations placées sur le compte d’épargne retraite ont déjà supporté l’impôt (IR) en amont est complètement faux, puisqu’en réalité, les cotisations sont déduites du salaire brut avant imposition, ce qui explique l’intérêt donné par les salariés à ce type d’épargne.
A.M.

Scandale du Mundialito: Ouzzine coupable

Voilà une illustration parfaite de la non-application encore une fois de l’adage «the right man in the right place» et ses répercussions désastreuses en termes d’image et surtout quel gâchis en terme de développement sportif de notre pays. Rappelez-vous les antécédents notoires de Mr Ouzzine dans sa gestion calamiteuse du dossier de la demande de report de la CAN 2015 par le Maroc. Autant on ne peut qu’adhérer à cette sage décision préventive prise par les autorités du pays, autant on ne peut qu’être abasourdi par l’amateurisme et la légèreté déconcertante du ministre de tutelle dans sa gestion quotidienne de ce dossier et dans sa communication ainsi que ses rapports avec les instances de la CAF. Revenons enfin à cette affaire du complexe Moulay Abdallah où il nous semble que l’incompétence et l’amateurisme ont commencé au moment du choix de la ville de Rabat pour abriter une partie des compétitions du Mundialito. Au moment où notre pays s’est doté ces dernières années de trois stades de dernière génération et aux standards mondiaux dont, entre autres, ceux de Marrakech et d’Agadir, et après une première édition réussie du Mundialito sur Marrakech et Agadir, voilà encore notre ministre de tutelle qui nous sort ce choix de Rabat de son chapeau avec une absence totale de maîtrise des risques et toujours une légèreté déconcertante. Notons pour conclure une dichotomie flagrante entre une volonté royale claire et affichée de développement sportif durable et une gouvernance défaillante portée par des personnes incompétentes qui nuisent à la marche de notre pays. Quel gâchis!
Y.R.

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