Courrier des Lecteurs

Disparition de Abdellah Baha: Halte à la théorie du complot!

Par L'Economiste | Edition N°:4418 Le 11/12/2014 | Partager

- Aux armes, conspirationnistes!
Bien que je ne partage pas les opinions politiques du défunt Abdellah Baha, l’annonce de sa mort et surtout ses circonstances m’ont énormément ému. L’ancien ministre d’Etat était connu par sa sagesse, son calme et son sens du compromis.  Avec sa mort,  le PJD a perdu une pièce maîtresse et il lui faudra donc du temps pour se relever de ce coup du destin.
Les circonstances de sa mort restent pour le moment assez sombres, mais contrairement aux conspirationnistes de tous bords qui lient sa mort à celle de Zaidi il y a un mois, ou encore même à la tentative d’assassinat de Ben Barka en 1962 au même oued Cherrat, je ne crois pas une seule seconde à la thèse d’une main invisible derrière ces évènements tragiques. Il s’agit seulement d’une malheureuse coïncidence. Laissons donc l’enquête en cours nous éclairer sur les conditions de la mort de la «boîte noire» de Benkirane comme vous l’avez surnommé à L’Economiste.
M.E.

- Un peu de décence SVP!
Au lendemain du décès de Abdellah Baha, certains médias se sont lancés dans des commentaires indécents, voire déplacés, faisant allusion «à la traversée de la voie ferrée qui relève plutôt de la bêtise». Le traitement de cette tragédie mérite un minimum de retenue et de sagesse. Malheureusement, beaucoup de journaux ont manqué de tact.
R.A.
- Ils voient des complots partout…
La mort de Abdallah Baha a encore une fois alimenté les conversations de spécialistes de la théorie du complot. Pour tous ces gens, la tragique disparition de l’ex-ministre d’Etat, très proche du chef du gouvernement, ne saurait être un fait du hasard. Et quoi encore? Que «Daesh» n’existerait pas, que le VIH serait une invention de la CIA, pareil pour le virus Ebola, etc.
B.A.

                                                                       

Gestion déléguée: Jusqu’à quand?

Très bel article que vous avez publié sur le rapport de la Cour des comptes sur la gestion déléguée. Le débat a été ouvert depuis l’année dernière, sans explications en dehors de  «les prix, ce n’est pas de notre ressort, c’est la mairie qui fixe les prix». Soit. Venons au fond du problème. La distribution de l’eau et de l’électricité génère un chiffre d’affaires, source de TVA, d’impôts sur salaires et sur les bénéfices. Ces derniers, bon an mal an, sont de l’ordre de 250 millions de dirhams.
Question: combien avons-nous de nouveaux-nés qui prennent leur bain quotidien et combien ce bain est-il payé en devises sur les bénéfices imposés? Ce transfert de bénéfices après impôt va venir alourdir le déficit de la balance des paiements, que les enfants de ceux qui ont pris le bain à leur naissance, paieront majoré de lourds intérêts. Bien avant que ces bénéfices ne soient transférés, l’Etat a perçu les impôts.
Nos prestataires sous contrat nous apportent un savoir-faire, c’est une évidence. La question qui se pose est: pour combien de temps? Est-ce que pendant ce temps, ne pouvons-nous pas, par les impôts perçus, former les compétences requises pour tous les corps d’état?  Ne deviendrons-nous pas autonomes, ne serait-ce pas là un échelon supplémentaire acquis pour notre souveraineté? Cette progression ne nous permettrait-elle pas d’améliorer notre productivité agricole, réduire nos importations alimentaires et ainsi mieux jouir de notre souveraineté?
D.A.

                                                                         

- Une histoire de tapis
Les passagers du vol AT 504 de la RAM du lundi 2 décembre dernier, en provenance de Dakar, ont vécu une scène rocambolesque à l’aéroport Mohammed V. En cause: une panne dans le mécanisme du carrousel à bagages numéro 10. Une partie du dispositif refusait de démarrer, devant l’impuissance des handlers qui, évidemment, n’ont même pas pris la peine d’informer les passagers de l’incident, les laissant poireauter dans l’environnement glacial du hall de récupération des bagages, pendant deux longues heures après l’atterrissage du vol (05h00 du matin). Après plusieurs instants d’invectives et d’insultes entre voyageurs et handlers, un responsable de l’ONDA finit par arriver, nonchalamment, comme tombé de son lit, un talkie-walkie à la main, pour demander aux handlers de faire usage de la plus ancienne locomotive au monde: la force de leurs bras.
S.H.

- Le salarié, ce souffre-douleur fiscal
Nous, les salariés, sommes déçus par le projet de loi de Finances 2015. Il ne prévoit aucun réaménagement du barème de l’IR. Or, les salariés sont les plus taxés puisque le taux de l’impôt sur le revenu est actuellement fixé à 38%, soit le taux marginal d’imposition le plus élevé toutes catégories confondues. Même les banques et les établissements financiers payent 35% d’IS. Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires de moins de 300.000 dirhams sont soumises à un taux d’IS de 10%. Quant à l’informel, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, il s’auto-exonère au vu et au su de tout le monde. Avec une telle pression fiscale, je me demande comment le gouvernement ose parler de classe moyenne. L’injustice fiscale pousse d’ailleurs des entreprises «civiques» à basculer vers l’informel pour préserver leur compétitivité. Pourquoi le gouvernement n’essaie-t-il pas de resserrer le contrôle des champions de l’évasion et de la fraude fiscale que l’on retrouve dans beaucoup de professions réglementées et les «petits» indépendants: chanteurs, peintres, gérants de restaurant, tenanciers de café, etc.
R.H.
- Intempéries: Vous avez omis Figuig
Je réagis suite à votre article «Intempéries: Le Souss emporté par les eaux» pour vous informer qu’il y a une ville au Maroc qui s’appelle Figuig qui a subi elle aussi de très fortes pluies (156 mm) ayant causé des dommages importants à des maisons, des routes, des jardins, etc. Heureusement, il n’y a pas eu de mort. Cependant, la ville est entièrement coupée du monde surtout qu’elle se situe dans une zone frontière avec l’Algérie.
O.M.

                                                                    

Sauvez-nous de ces enseignants «bidon»

Toute la toile a suivi ces derniers jours l’affaire de l’enseignant du primaire qui s’est moqué de son élève. La petite fille, souffrant manifestement d’un trouble de l’apprentissage, a été humiliée par son prof devant toute sa classe. Un comportement indigne d’un enseignant et de toute personne dotée de raison.
Le Ministère de l’Education nationale a certes sévi en le faisant passer en conseil disciplinaire. Mais les enseignants de ce genre sont légion dans notre système. Des gens qui n’ont reçu aucune formation pédagogique, recrutés juste parce qu’ils disposent d’une licence, qui plus est n’a rien à voir avec les matières qu’ils enseignent. Des profils non qualifiés à qui nous confions des enfants vulnérables, qui ne sont même pas au fait de l’existence de troubles tels que la dyslexie, l’hyperactivité ou encore la dysorthographie. Ces personnes, qui se considèrent plus comme des fonctionnaires que comme des acteurs porteurs d’une mission noble, devraient évidemment bénéficier d’une formation préalable. Mais ils devraient aussi être soumis à un test psychique, à renouveler de manière périodique.
A.Y.

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