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Emploi: Le constat d’échec du gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:4178 Le 24/12/2013 | Partager
Les diagnostics réalisés par la tutelle préconisent l’abandon de Moukawalati
Idmaj n’intègre pas les jeunes diplômés, et n’offre pas non plus de couverture sociale
Une stratégie et un observatoire nationaux de l’emploi en cours

Pour Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi et des affaires sociales, la solution du problème du chômage ne réside pas uniquement dans l’investissement et la croissance, mais également dans le volet formation

Réduire le taux de chômage à 8%, un super challenge que se fixe le gouvernement à l’horizon 2016. Une ambition annoncée par Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi et des affaires sociales, lors de l’ouverture, hier à Rabat, des travaux du Conseil supérieur de la promotion de l’emploi (CSPE). Selon le ministre, ce taux affiche une tendance baissière. Il était de 9,8% en 2007 pour descendre à 9,1% au troisième trimestre de cette année. Cette amélioration touche toutes les catégories, y compris celle des diplômés. Pour celle-ci, le taux de chômage est passé de 19% en 2007 à 16,5% au troisième trimestre 2013. En dépit de ces résultats, beaucoup de travail reste à faire pour l’amélioration de l’employabilité notamment chez les jeunes. Les travaux du CSPE ont ainsi permis de livrer une évaluation des programmes lancés par le gouvernement pour la promotion de l’emploi. Cela à travers les résultats des études initiées par le département de tutelle. S’agissant du programme Idmaj, «les résultats réalisés sont encourageants», indique Hafid Kamal, DG de l’Anapec. D’après ce dernier, le nombre d’insertions des jeunes dans l’entreprise avoisine les 60.000 par an contre 17.000 en 2004. Et d’ajouter, près de 75% des jeunes qui ont bénéficié du contrat Idmaj ont réussi à décrocher une insertion durable. «Mais ce programme exclut la catégorie des jeunes non diplômés», rétorque pour sa part Mohamed Alaoui, secrétaire national à l’UMT. Ce syndicaliste soulève également l’absence de couverture sociale des diplômés en période de stage pendant près de deux ans. Un constat partagé par l’étude diagnostic réalisée par le ministère.
Pour pallier cette situation, on propose que cette couverture soit prise en charge par le gouvernement. On recommande également l’élargissement de ce programme aux associations et la réduction de la période de stage. Pour le programme Moukawalati, l’échec est manifeste à tel point que,  parmi les recommandations, on propose d’abandonner cette expérience. Sinon, il faut revoir certains aspects notamment ceux de la gouvernance et du financement des projets.
Le ministre a aussi abordé deux grands chantiers qui ont connu une forte implication de l’ensemble des partenaires concernés. Le premier porte sur l’élaboration d’une stratégie nationale de l’emploi. Pour ce faire, «un travail de diagnostic a été mené pendant deux mois portant sur l’ensemble des politiques de l’emploi durant les dix dernières années», pour arriver encore une fois au même constat: l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi. Sur ce volet, Seddiki ne cache pas l’absence d’une cartographie détaillée sur les besoins réels d’emploi pour accompagner le développement de plusieurs secteurs. Pour le ministre, on ne doit pas se cantonner à la gestion du présent mais plutôt développer une politique prospective de l’emploi sur les 5 prochaines années. Ce travail de diagnostic va permettre la préparation d’une feuille de route et un plan d’action. «Tous les efforts seront déployés pour finaliser ce travail, début 2014», promet un responsable du ministre de l’Emploi. Ce qui va permettre selon ce dernier, la finalisation de l’élaboration de la stratégie nationale de l’emploi pour la période 2014-2016 vers juin de l’année prochaine. Selon notre source, tout ce travail sera fait avec la concertation de l’ensemble des partenaires, notamment employeurs et syndicats.

Un préalable

POUR réussir cette stratégie, il faut au préalable mettre en place l’Observatoire national de l’emploi, tient à préciser le responsable du département de l’Emploi. Selon ce dernier, «il s’agit d’un outil de décision et de pilotage des politiques de l’emploi notamment en matière de traitement des informations socioéconomiques». Cet observatoire est également un outil d’évaluation des politiques et des programmes de la promotion de l’emploi. «Cela à travers un certains nombre d’études et aussi un mécanisme qu’on a élaboré avec le Bureau international du travail sous forme de manuel de procédures d’évaluation et de suivi des politiques actives de l’emploi», indique notre source. Selon cette dernière,  l’Observatoire pourra être opérationnel avant avril 2014. Dans un premier temps, il sera abrité au sein du ministère de l’Emploi avec un rang de direction.

Noureddine EL AISSI

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