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TangerMed récupère ses parts de marché sur le Détroit

Par L'Economiste | Edition N°:4178 Le 24/12/2013 | Partager
Des taux de croissance à deux chiffres pour TangerMed en matière de conteneurs
Le géant espagnol d’Algésiras affiche de faibles progressions malgré un volume global inférieur
Le trafic d’hydrocarbures en croissance exponentielle

LE complexe portuaire TangerMed continue de se tailler des parts de marché au niveau du commerce maritime sur la région du Détroit. Sur les dix premiers mois de l’année, le port de transbordement marocain situé au Nord a pu dépasser la barre symbolique des 2 millions de conteneurs standardisés, soit une progression de plus de 40% par rapport à la même période de l’an 2012, selon l’autorité portuaire de TangerMed. Il démontre ainsi avoir réussi à remonter la pente après un exercice 2011 et 2012 entamés par les turbulences sociales. Son éternel rival, le port d’Algésiras, se montre par contre largement dominant en valeurs absolues. Il a réussi à frôler la barre des 3,6 millions de conteneurs sur les 10 premiers mois de 2013, mais en termes relatifs, sa progression a été moins prononcée avec seulement 4,2% par rapport à la même période de l’an dernier, même si les prévisions laissent penser qu’il bouclera l’année avec 4,4 millions de conteneurs.
De son côté, il est prévu que le port de TangerMed termine l’année avec un volume global de près de 2,4 millions de conteneurs standards, soit une hausse de près de 30% par rapport à 2012, un rythme largement supérieur au géant espagnol.
Cette progression euphorique est due à la bonne performance des deux terminaux à transbordement, celui attribué à Eurogate, mais surtout celui de APM Terminals Tangier.
Ces opérateurs ont réussi à tourner la page et à convaincre les grandes compagnies maritimes de l’attrait de TangerMed. Les deux opérateurs l’ont démontré en accueillant à tour de rôle leurs plus grands bateaux à TangerMed. C’est le cas d’Eurogate avec le Marco-Polo et le Jules-Verne, détrônés de peu par le Maersk Mckinney-Moller, de la compagnie Maersk, reçu en septembre dernier. Ces bateaux de dernière génération n’ont eu le moindre mal à accoster et à être traités de manière optimale sur les quais de TangerMed, démontrant la validité du concept et la qualité des installations de ce port. Une information de nature à rassurer les opérateurs maritimes, échaudés en 2011 et 2012 par le climat de tempête qui soufflait sur la région.
Mais le vrai défi pour TangerMed reste son actuelle limitation en capacité. Ce dernier affiche une capacité totale de 3 millions de conteneurs, qui à ce rythme sera rapidement atteinte.
Ce qui explique l’impatience de l’entrée en service de la première tranche de l’extension prévue pour fin 2014. La signature de l’accord de financement pour la 2e tranche avec un apport de 1,5 milliard de dirhams de la part du Fades permet de rassurer sur la continuation du projet. Les travaux devront démarrer dès le début de l’année 2014 pour une entrée en service fin 2017. A cette date, le port TangerMed montrera dès lors le profil d’un vrai géant au niveau du Détroit. Il affichera une capacité totale de près de 8 millions de conteneurs standard, de quoi rassurer les opérateurs.
Mais Algésiras n’est pas la seule à souffrir de la concurrence de TangerMed. Dans le domaine du trafic des hydrocarbures et en particulier celui du soutage (ravitaillement des bateaux en combustible) le port marocain a réussi à damer le pion au port de Gibraltar. Ce dernier utilisait des barges flottantes pour l’alimentation des bateaux traversant le Détroit. Un changement dans la législation qui interdit ce type de stockage qu’a pu rapidement récupérer TangerMed en début d’année. A fin octobre, le volume du trafic hydrocarbures traité est de 3,4 millions de tonnes, dont les deux tiers dédiés au soutage.

Algésiras prépare son extension

ALGÉSIRAS n’est pas en reste. Le port espagnol du sud a entamé il y a quelques années des travaux d’extension dont les premiers lots devraient être inaugurés prochainement. Ces investissements devront doubler la capacité actuelle du port et la porter à terme à plus de 8 millions de conteneurs EVP. Le terminal a été baptisé «Isla Verde Exterior». C’est le troisième à entrer en service sur la baie d’Algésiras. Il comportera deux phases avec un volume total de près de 4 millions de conteneurs par an. Isla Verde Exterior comptera avec deux quais d’un total de 1.900 mètres linéaires avec des tirants d’eau compris entre 17,5 et 18,5 mètres. Elle se verra adosser une aire logistique de 72 hectares et disposera de connexions avec les réseaux de communication de la zone.A noter qu’Algésiras est le 7e port mondial et premier espagnol, constituant l’un des plus importants hubs maritimes de la région. A lui seul il affiche près de 70 millions de tonnes de marchandises en transit par an, loin derrière, le géant mondial de Rotterdam avec plus de 350 millions de tonnes.
Il accueille plus de 21.000 navires par an. Il comporte actuellement deux quais à conteneurs, un en interne, le Juan Carlos I, saturé à 100% et le deuxième, Isla Verde, un grand espace gagné à la mer entré en service récemment.

Ali ABJIOU

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