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Economie

La croissance mondiale de retour en 2014

Par L'Economiste | Edition N°:4174 Le 18/12/2013 | Partager
Les Etats-Unis locomotive de l’économie, selon Axa IM
L’Europe portée par le dynamisme du commerce mondial
Les devises des pays émergents resteraient sous pression

Même si l'économie mondiale est loin d'avoir complètement récupéré de la crise de la dette, les économistes s’attendent à un rebond des forces économiques sous-jacentes en 2014

2013 touche à sa fin. Les économistes parlent à nouveau de bulles sur les marchés. «La belle performance des actions y est pour quelque chose», comme l’explique Eric Chaney, chef économiste du groupe Axa et directeur de la recherche d’Axa Investment Managers dans la note économique «Perspectives 2014».
«Les fondamentaux suggèrent que le cru 2014 devrait être, à nouveau, bon pour les actions et médiocre pour les obligations. Mais attention, ceci ne vaudra que si l'économie américaine croît suffisamment pour tirer le reste du monde vers la reprise», tempère Chaney. D’après les économistes(1), «cette cinquième année d’expansion mondiale verra la croissance accélérer d'un peu moins de 3% à près de 3,5%, sauf évènement imprévu résultant de décisions politiques, d’un levier excessif, de surcapacités ou d’une inflation trop forte».
■ Tout se jouera du côté des Américains: En 2013, la croissance américaine a été plus faible que prévu en raison du resserrement des conditions financières et budgétaires. La fin du désendettement des ménages et une politique budgétaire plus favorable stimuleront la demande.
Les experts restent optimistes en anticipant une accélération de la croissance en 2014 avec le recul des mesures d'austérité et l’amélioration du marché du travail. Une croissance de l'ordre de 2,5% est prévue. 2014 sera aussi l’année des élections de mi-mandat. De même, les investisseurs suivront avec attention l’action de la Fed. D'ici au mois de mars, et à moins d'un nouvelle baisse de l'inflation (ce qui rendrait possible une nouvelle intervention), il est probable que la Fed aura entamé la réduction de ses injections de liquidité. D’après les pronostics, la réduction des injections de liquidité sera la première étape d'un long et tortueux chemin vers la normalisation monétaire, qui accompagnera les investisseurs, les stratégistes et les économistes durant plusieurs années.
■ Le zone euro en convalescence: Après un recul, la croissance a redémarré mollement à la fin du premier trimestre 2013. Pour 2014, il est prévu une accélération, la croissance du PIB passant en zone euro de -0,4% cette année à +1% l’an prochain, puis à 1,4% en 2015. Au vu de la forte récession passée, les taux de croissance peuvent paraître étonnamment faibles. La principale raison en est le fort déclin de la croissance potentielle estimée par la BCE, en moyenne à 0,5% entre 2008 et 2012. La Commission européenne prévoit qu’elle passera à 0,6% en 2014-15. Les prévisions impliquent donc une réduction de l'output gap de la zone euro. L'analyse  pays incite à maintenir l’hypothèse d'une «double divergence»: celle entre l'Allemagne et la France devrait s'élargir et l’Espagne devrait croître plus rapidement que l'Italie en 2014. Les risques en Italie sont effectivement inquiétants: instabilité politique, faible croissance, vulnérabilité des banques et état des finances publiques.
■ Le Japon face à sa TVA: Un nouveau stimulus monétaire pourrait être nécessaire afin d’éviter un ralentissement de l’économie, ce qui semble plus que probable compte tenu de la nouvelle approche de la BoJ (Banque du Japon). La hausse de la TVA sera l'un des principaux obstacles à la croissance, mais d'autres mesures budgétaires, comme l’injection prévue de 6.000 milliards de yens dans l’économie devraient stimuler la croissance de 0,5 et 0,7%. Une grande part de cette somme devrait être consacrée à la construction et aux travaux publics. Mais avant tout, il faudrait que les salaires nominaux augmentent.
■ Royaume-Uni, l’euphorie: Les prévisions de croissance sont revues à la hausse. Une série de mesures de soutien au logement (taux zéro, assouplissement quantitatif, programmes Funding for Lending et Help to Buy) ont augmenté considérablement l'accès au crédit, poussant le prix des logements à la hausse et le taux d'épargne des ménages à la baisse. Ce qui a permis une hausse de la consommation en dépit de la baisse des salaires réels. Ces tendances devraient se poursuivre jusqu'au printemps. Pour que cela continue, les revenus réels devront augmenter. Les experts s’attendent à ce que le marché du travail se tende, permettant une augmentation des salaires nominaux, aujourd’hui à des niveaux très bas. Sans cela, la reprise s'essoufflera à nouveau. La croissance devrait atteindre au moins 2,5%, ce qui pourrait inciter la Banque d'Angleterre à reconsidérer sa politique actuelle, extrêmement accommodante.
■ Les économies émergentes ont besoin de réformes: La décision de la Fed de ne pas démarrer la réduction des injections de liquidité en septembre dernier a donné du temps aux économies émergentes (Brésil, Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Turquie...) pour introduire les réformes structurelles nécessaires à l'amélioration de leur compétitivité et à la réduction de leurs déficits courants. Mais ces réformes, impopulaires, ne peuvent pas être mises en oeuvre du jour au lendemain, surtout en périodes d’élection. Au total, la croissance devra continuer de s’améliorer dans les pays émergents. La croissance chinoise soutiendra celle des autres pays d'Asie émergente qui devrait passer de 4,5% environ en 2013, à 6% l'an prochain. Pour les autres pays émergents, la hausse du taux de croissance est prévue de 2,5% à 3,5%.

La Fed a 100 ans

Il y a presque 100 ans jour pour jour, le 23 décembre 1913, le président américain Woodrow Wilson signait la loi créant la Réserve fédérale, la Banque centrale américaine qui allait devenir la plus puissante institution financière de la planète. Plusieurs conférences, une exposition au Musée américain de la Finance à New York, un site internet ont été conçu pour commémorer le centenaire de la Fed. Janet Yellen doit devenir le 15e président de l'institution le 1er février 2014.

La BCE créera la surprise

Les économistes d’Axa IM suggèrent aux investisseurs de se préparer à de nouvelles surprises de la part de la BCE et à considérer la politique monétaire comme un risque à la hausse en 2014. A cette date, les banques seront un thème important en zone euro en raison de l’évaluation globale de la Banque centrale européenne.


Fatim-Zahra TOHRY

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(1) Maxime Alimi, Mark Allan, Manolis Davradakis, Eric Chaney & Franz Wenzel recherche et stratégie d’investissement, Alan Patterson Axa Real Estate.

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