×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Analyse

Taxe aérienne
Lahcen Haddad : «Faux, rien n’est improvisé»

Par L'Economiste | Edition N°:4168 Le 10/12/2013 | Partager

Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, prêt à en découdre pour doter le secteur de moyens de  promotion

Lahcen Haddad, le ministre du Tourisme, défend bec et ongles sa taxe. Pour 8 et 32 euros, «l’impact est quasi inexistant sur la compétitivité de la destination Maroc». Tous les voyageurs au départ du Maroc passeront à la caisse. 

- L’Economiste: Comment et quand a été décidée la nouvelle taxe aérienne?
- Lahcen Haddad: La réflexion sur la création d’une nouvelle redevance voyage, à partir d’une taxation des billets d’avion, a commencé peu de temps après ma prise de fonction. A ce moment-là, je me suis rendu compte de la limite des budgets alloués à la promotion, au vu de la pression sur les finances publiques, face aux défis et aux enjeux de la stratégie touristique. Voilà donc plus d’un an  que nous travaillons sur cette redevance, en concertation avec  le ministère de  l’Economie et des Finances, le département des Transports et les professionnels du secteur. Nous avons commencé par une étude avec un benchmark international pour analyser et évaluer les expériences les plus probantes dans ce domaine. Nous nous sommes particulièrement intéressés à l’expérience allemande et argentine où la mise en place de cette redevance est en vigueur depuis plusieurs années. Elle a d’ailleurs donné de bons résultats.

- Mais qui va payer cette taxe?
- J’aimerais préciser d’abord que cette redevance est de 100 DH pour les billets d’avion de la classe économique, soit environ 8 euros, moins de 2% de ce que dépense un touriste lors de son séjour dans notre pays, ou si vous préférez, c’est le prix d’un café et un croissant dans un aéroport européen. L’impact donc est quasi inexistant sur la compétitivité de la destination Maroc, puisque nous nous positionnons dans le segment moyen-haut de gamme. Cette redevance sera payée par les voyageurs au départ des aéroports marocains et concerne donc aussi bien les voyageurs marocains et résidents que les visiteurs étrangers non-résidents.

- Qui va la collecter pour le compte du Trésor et à quel coût?
- Nous sommes encore en train d’affiner les modalités pratiques de mise en œuvre de cette redevance, qui feront d’ailleurs l’objet de textes de procédure, une fois cet amendement adopté définitivement dans la loi de Finances 2014. Mais cette collecte se fera sur une base déclarative de la part des compagnies aériennes avec l’implication du ministère en partenariat avec l’ONDA et la Trésorerie générale.

- Les estimations de recettes, comprises entre 800 millions et 1 milliard de DH, sur la base de 14 millions de voyageurs, seraient exagérées. Quelle est votre méthode de calcul?
- Exagérées, non, puisque nous nous sommes basés sur les volumes réels de trafic passagers avec les projections de croissance du trafic aérien dans notre pays. Nous avons tout simplement appliqué cette redevance à ces volumes. Je ne vois pas en quoi c’est exagéré!
Propos recueillis par B. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc