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Culture

Festival international du film de Marrakech
«La Marche» en bonne place dans la compétition

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
Le film, qui compte parmi ses interprètes Jamel Debbouze, couronné par la critique et le public
Le Maroc, premier pays à remettre un prix au jeune réalisateur, Nabil Ben Yadir

Une partie de l’équipe du film La Marche, avec au centre le réalisateur Nabil Ben Yadir, devant une place Jemaa El Fna noire de monde, le soir de la projection. Jamel Debbouze, à l’affiche du film en compétition, a, comme à son habitude, fait le show

Une projection sur la Place Jemaa El Fna est toujours un grand moment, mais quand le film affiche au générique Jamel Debbouze, le public afflue en masse. Dimanche 1er décembre, en début de soirée, il fallait jouer des coudes pour arriver aux premières loges. Le film événement en France, et en compétition de cette 13e édition du Festival du film de Marrakech, a réuni un public de tous âges et de tous horizons.
Pour le réalisateur, Nabil Ben Yadir, “cette ovation nous a vraiment émus. L’émotion était palpable”. L’aventure de La Marche part d’une rencontre avec Nadia Lakhdar, avec qui il a écrit le scénario. “Des jeunes, face à une bavure policière, qui ont réagi comme Gandhi, j’ai trouvé ça extraordinaire et politiquement important d’en parler. Parce que non, Tony Montana n’est pas la seule référence pour les banlieues. C’est avant tout l’histoire cinématographique qui m’a bouleversé et la rencontre avec les vrais marcheurs qui a fait le reste.” L’histoire vraie de cette marche pour la tolérance parle de cette France des années 80, peu ouverte à sa population issue de l’émigration. En 1983, un mouvement, porté par quatre hommes, naît pour dénoncer le racisme.
La grande force de cette marche est la mobilisation citoyenne engendrée. Au terme des mille kilomètres parcourus entre Marseille et Paris, ils étaient près de 100.000 à avoir rejoint la trentaine du départ. Ben Yadir rend hommage à tous ces gens, qui ont lutté sans force et sans arme, pour la paix entre les hommes. Leur témoignage, leur version des faits, étaient pour lui le référent principal. “Les vrais marcheurs ont été émus par cette envie d’en faire un film cinématographique, et qu’on parle d’eux comme des héros, car c’est ce qu’ils sont finalement.” Trente ans après, le film a réveillé une mémoire endormie, surtout auprès des jeunes générations.
La France a profité de ce cours d’histoire en images, terriblement poignant, qui nous mène du rire aux larmes, sans étalage de clichés. Mais venir le présenter au Maroc, et être en compétition du festival à Marrakech, offre à toute l’équipe une autre saveur à la promotion. “En France, ce film est politique, mais ici, quand Scorsese voit le film, c’est de cinéma dont on parle.” Ce jeune réalisateur belge avait reçu le prix du jury du festival en 2009 pour son premier long-métrage, Les Barons. “Qui racontait un peu mon histoire. Quelqu’un qui s’affranchie de son quartier, et va au-delà de ce que la société attend de lui. C’est un peu ce que j’ai fait, car j’ai suivi une formation en électromécanique, alors que je rêvais de faire du cinéma. J’ai fait un pas pour ne pas être fondu dans la masse, mais malheureusement je suis une exception.” Pour Nabil, revenir pour La Marche en compétition officielle du festival est une vraie surprise. Et un plaisir pour ce Bruxellois de naissance et Marocain de racines.

Un succès commercial français mitigé

Pourtant très attendu, sa sortie dans les salles françaises, le 27 novembre dernier, n’attire pas le public. Le premier jour est souvent un bon baromètre pour savoir si un film va marcher. 552 billets vendus le mercredi, contre 3.312 pour Hunger games: l’embrasement, premier au box-office. Ce n’est pas faute de promotion ni d’une bonne critique presse et spectateurs.

Stéphanie JACOB 

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