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Bourse: Euronext veut se renforcer au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
Le groupe européen ambitionne d’accroître sa coopération avec la Bourse de Casablanca
Euronext recherche des alliés après sa séparation avec NYSE
Le Maroc, plateforme idéale pour accéder aux marchés africains

Pour Roland Bellegarde, vice-président de NYSE Euronext, le Maroc est une voie d’accès royale pour les marchés d’Afrique Centrale et de l’Ouest

En prévision de sa séparation annoncée de NYSE-Euronext, le groupe boursier européen se montre très intéressé par le Maroc et par la bourse de Casablanca qu’il décrit comme la voie royale pour accéder aux différents marchés africains. Roland Bellegarde, vice-président du groupe NYSE-Euronext, détaille dans cet entretien ses attentes.
- L’Economiste: Vous avez proposé de reconduire avec la Bourse des valeurs de Casablanca le contrat de maintenance du système d’information. Mais vos ambitions vont bien au-delà. Quelles sont vos attentes pour le Maroc?
- Roland Bellegarde: Actuellement, nous avons une coopération essentiellement basée sur un échange de technologies. Nous avons également participé à l’amélioration du cadre réglementaire de la Bourse de Casablanca et l’idée désormais est de passer à un partenariat de plus grande envergure pour assurer que le Maroc devienne une plate-forme d’échanges de référence pour l’Afrique Subsaharienne et l’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, dans la perspective de la séparation prochaine de l’entité européenne Euronext du groupe NYSE Euronext, nous souhaitons renforcer et développer les partenariats stratégiques géographiques, dans différentes régions. Nous comptons notamment sur notre alliance avec le Maroc pour établir des liens privilégiés avec l’Afrique de l’Ouest. Cette coopération a pour vocation d’accroître l’activité des marchés financiers marocains et de favoriser leur liquidité pour faciliter la cotation des sociétés marocaines, notamment les PME. Il s’agit également pour la Bourse de Casablanca d’élargir la distribution des produits cotés sur ses marchés via le réseau d’Euronext en zone euro pour le bénéfice de l’économie marocaine et des sociétés marocaines.
- Quel schéma prévoyez-vous?
- Cela passerait par la mise en place d’un certain nombre d’infrastructures et de nouveaux services. Par exemple, il s’agirait de créer une plate-forme alternative complémentaire à l’existante permettant d’échanger sur le sol marocain les valeurs africaines les plus liquides, et d’organiser des séminaires thématiques de formation et d’information pour assurer le développement du centre financier de Casablanca.
Cela pourrait également se traduire par une aide renouvelée pour tous les aspects règlementaires pour faire en sorte que la réglementation permette le développement de la liquidité ainsi qu’un accès simplifié pour les sociétés et les investisseurs africains et internationaux de la région vers cette plate-forme marocaine.
 - Comment améliorer l’accès aux investisseurs étrangers?
- Les ventes à découvert et le prêt-emprunt de titres sont très pratiqués pour améliorer la liquidité sur les marchés. Aujourd’hui, des discussions ont lieu entre autorités compétentes pour favoriser la mise en place de ces activités. Nous pouvons conseiller et accompagner les acteurs de la place financière de Casablanca afin d’adapter le cadre réglementaire, juridique ou fiscal pour que celui-ci réponde - avec toute la sécurité nécessaire - aux nouveaux besoins du marché. Nos initiatives serviraient les intérêts du marché marocain et ceux des investisseurs marocains et seraient envisagées sous un angle panafricain. Si nous ne visions que les investisseurs marocains, il serait peu probable que nous réussissions à accompagner véritablement Casablanca dans son expansion à l’international et à la positionner comme centre financier de premier plan.
- Le hub financier de Casablanca Finance City est en fait une pièce maîtresse…
- Le CFC correspond totalement à notre approche et nous pensons pouvoir fournir les fondamentaux pour un développement accéléré du CFC en étant un partenaire de long terme et stratégique. Un centre financier ce n’est pas qu’une bourse, ce n’est pas non plus une simple plate-forme technologique pour les échanges, c’est tout un écosystème avec des acteurs complémentaires ainsi qu’un cadre réglementaire adapté. Notre rôle pourrait consister à fédérer ces acteurs et les aider à bâtir des liens forts pour qu’ils puissent avoir les mêmes axes de développement.
- Un véritable atout pour le continent africain…
- Cela permettrait sans doute aux banques marocaines de se développer, y compris en Afrique subsaharienne, ce qu’elles ont déjà commencé à faire. Il s’agirait aussi pour les investisseurs et intermédiaires européens d’utiliser le Maroc comme point d’entrée pour se déployer en Afrique.
- Quel serait l’échéancier pour mettre en place ces mécanismes?
- Ce sont des discussions que nous avons actuellement avec la Bourse du Maroc et les acteurs marocains concernés. Il faut du temps pour faire des choix structurels et structurants.


Propos recueillis par Ali ABJIOU

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