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Analyse

Casablanca
Petite prise en main de la crise de la circulation

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
Des voies pour les bus
Un plan pour fin décembre

Cinq ans après sa création, c’est l’heure du bilan pour l’Autorité organisatrice des déplacements à Casablanca (AODU). Cette structure prépare d’ailleurs un plan de circulation qui sera dévoilé d’ici à fin 2013. Parmi ses objectifs: mettre en œuvre un nouveau réseau intégré et multimodal (bus/tram). «Il y a un travail technique qui reste à faire pour lancer ce réseau intégré. La billettique est prête, mais on essaie aujourd’hui de connecter les deux modes de transport pour rendre ce système interopérable», affirme Abdelmalek Bout, DG de l’AODU. 
A cet effet, une étude est en cours de finalisation afin de décider du tarif abonnement bus/tram, le porte-monnaie transport ainsi que le mode de partage des recettes entre M’dina bus et Casa-Tram. Un préalable à l’entrée en vigueur de l’interopérabilité billettique bus/tram. Autre chantier en cours, la mise en place d’une chambre de compensation suivant des accords commerciaux et tarifaires entre M’dina bus et Casa Transport. Elle aura pour mission la gestion des recettes et la validation de titres interopérables. Il faudra juste en préciser la nature: une chambre de compensation réelle ou placée en cloud au siège de Microsoft, une solution plus sécurisée, plus sûre et à moindres coûts, soutient-t-on auprès de l’AODU.
Parmi les principaux points de ce plan, englobant l’ensemble des moyens de transport, figure la création de couloirs réservés pour bus (50 km), revendiqués par M’dina bus depuis 2004 et de pôles d’échanges bus-tram et bus-bus. Pour l’heure, ce tracé n’est pas encore définitif. Il attend l’aval des autorités compétentes. Mais plusieurs axes de Casablanca semblent concernés par ces couloirs, dont notamment des boulevards comme Abdelmoumen, Ghandi, Roudani, Yacoub El Mansour ou encore El Fida.
Rappelons qu’une étude réalisée en 2012, en partenariat avec l’AODU, avait conclu que sur certains tronçons, la vitesse commerciale est de 2 km/h. Autrement dit: sur certains tronçons le bus va deux fois moins vite qu’un piéton dont la vitesse est estimée à 5 km/h.
Mais avant de passer aux actions concrètes, une révision du statut juridique de l’AODU serait à l’ordre du jour. Faut-il prolonger la formule coopération Etat-collectivités locales ou vaut-il mieux opter pour le statut de société de développement locale (SDL)? Ce dernier mode, jugé plus performant, permet de mieux capter les compétences techniques et professionnelles et garantit une plus grande souplesse.

Mesures phares pour 2014

● Garantir l’efficacité des ruptures de charges (transfert des usagers d’un bus à l’autre) par des infrastructures spécifiques de type pôle d’échanges, en profitant en priorité de ceux déjà construits le long du tramway.
● Améliorer les conditions de circulation des bus en leur accordant la priorité sur la voirie, par des mesures ponctuelles aux intersections ou plus continues: des couloirs bus réservés.
●  Restructurer le secteur des taxis de 1re catégorie en leur assurant un rôle complémentaire avec une amélioration de la qualité de service tout en instaurant un dialogue constructif entre les différents acteurs.
●  Moderniser le mode de fonctionnement des bus par l’installation d’un système de billettique.
●  Accompagner la préparation et la mise en place de la restructuration de modes de communication et d’information efficaces.
● Prévoir un fonds de compensation pour assurer l’équilibre financier du nouveau réseau.

Selon son statut actuel, l’AODU est chargée des études et de l’élaboration de recommandations et de mesures en matière de planification, d’organisation et de gestion des transports publics et des déplacements urbains.
Le statut de l’AODU ne prévoit pas de transfert de compétences de la part des membres qui la composent. L’Autorité n’est donc pas une instance décisionnelle.
Les deux organes de l’AODU sont le conseil présidé par la wali de la région du Grand Casablanca et la direction générale. Son budget est composé des contributions des collectivités locales (essentiellement la région, les préfectures et provinces et la commune urbaine de Casablanca).
En attendant le nouveau statut, l’Autorité des déplacements a pour priorité de se pencher sur l’actualisation du Plan de déplacement urbain (PDU) qui déterminera l’organisation du transport de personnes et des marchandises, la circulation et le stationnement et fixera les orientations de la politique des déplacements de l’agglomération. «L’AODU compte profiter du recensement général de la population qui sera lancé par le HCP en 2014 pour incorporer une enquête ménage sur les déplacements des Casablancais», annonce Abdelmalek Bout.

Les avantages du bus

Au niveau mondial, de plus en plus de villes misent sur le bus à haut niveau de service (BHNS) pour satisfaire les besoins de mobilité des habitants tout en décongestionnant l'espace public. Le BHNS associe les avantages du bus (légèreté, agilité) à ceux du transport en commun en site propre (vitesse, régularité, ponctualité). Il offre un système de déplacement efficace qui comprend, au-delà des voies réservées qui le libère des aléas de la circulation, un système de billettique amélioré, une information constante à destination des voyageurs.
Le BHNS apparaît comme l’un des moyens incontournables pour développer les réseaux de transports publics. Ce système présente des qualités de performance et de confort proches de celles du transport par rail, aussi efficace qu'un métro et moins coûteux à mettre en place.

Aziza EL AFFAS

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