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Kénitra: Quand le Gharb régresse

Par L'Economiste | Edition N°:1856 Le 17/09/2004 | Partager

. La région connaît un taux de pauvreté de 24,2%LA région du Gharb est perçue comme ayant une vocation essentiellement agricole. Mais les points de fragilité de ce secteur freinent son développement. Le statut de propriété des terrains ne permet pas une exploitation optimale des conditions climatiques particulièrement favorables à l’agriculture dans la région. En plus de l’absence d’une valeur ajoutée à cause du manque d’unités de transformation et d’unités d’emballage pour l’agrumiculture. Une évaluation de certaines cultures donne une idée sur les difficultés que rencontre l’agriculture dans la région. Le Gharb est la seule région au Maroc à produire du riz, mais cette culture souffre, selon les opérateurs, d’un ensemble de problèmes qui limitent son expansion. Les prix de l’eau pour l’irrigation sont jugés excessifs, les travaux de sélection et de recherche insuffisants. Les procédures d’importation des semences étrangères ne sont ni claires ni pleinement opérationnelles. En ce qui concerne l’agrumiculture, on note à ce niveau une diminution de la production de la région, la fermeture des stations d’emballage et la réduction de l’activité des stations existantes. A cela s’ajoute la hausse des charges qui rend le coût de revient des plantations exorbitant. Quant aux céréales, les professionnels du secteur notent une dégradation des rendements qui se situent à 20qx/ha, alors qu’ils étaient de 40qx/ha dans le passé. Ceci est dû au mode d’exploitation des terres agricoles et le faible niveau d’éducation des agriculteurs qui ne leur permet pas une prise de conscience concernant l’importance de l’utilisation de la technologie. Les cultures maraîchères ne sont pas mieux loties car depuis la construction d’un barrage de garde sur le Sebou, 15.000 à 20.000 ha de belles terres d’alluvions sur les berges ont été perdus pour l’agriculture.. Industrie et tourisme Mis à part les sucreries et les rizeries, il n’y a pas de véritables industries dans le Gharb. Ce qui explique la faiblesse de valeur ajoutée dégagée par certaines industries. La région reste donc dominée par les petites industries non régulières. L’état des infrastructures constitue un frein à l’investissement du secteur industriel. Rien qu’en voyant l’état lamentable de la zone industrielle municipale de Saknia, un investisseur ne peut que se désintéresser complètement d’investir dans la région. Ce constat est confirmé par la faiblesse de l’investissement industriel. En effet, seuls 6% des entreprises créées au niveau du C.R.I appartiennent au secteur industriel et le montant engagé pour les projets industriels ne constitue que 9,4% du total (un milliard de DH).Ce manque de dynamisme sur le plan économique a un coût social assez élevé. En effet, d’après l’étude menée par le haut-commissariat au Plan (HCP), la région du Gharb connaît un taux de pauvreté de 24,2%.Autre secteur en mal de vivre, le tourisme. En 2003, la région Gharb-Chrarda-Béni Hssen ne comptait que 5 hôtels classés avec une capacité d’hébergement atteignant 466 lits. Un chiffre insignifiant car il ne représente que 0,48% de la capacité totale de pays. Et ce qui complique la donne c’est que la région n’est pas prise en considération dans le plan Azur. A noter que le Gharb ne comprend aucune représentation officielle des autorités de tutelle dans le domaine touristique. Elle dépend de la délégation régionale du tourisme de Rabat. De notre correspondant Yacine Amine

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