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Affaires

Casablanca: Les transports en commun en panne de repreneur?

Par L'Economiste | Edition N°:1660 Le 11/12/2003 | Partager

. Des sociétés étrangères s’intéresseraient à leur gestion déléguée Les transports urbains ont toujours constitué un véritable casse-tête pour les dirigeants locaux. A Casablanca, le problème s’en trouve accentué par l’étendue du territoire de la ville. On pensait, il y a quelques années, avoir trouvé la solution en « ouvrant » le secteur à des transporteurs privés, la pauvre Régie autonome de transport de Casablanca (RATC) n’arrivant plus à faire face à la demande. Aujourd’hui, cette solution, au demeurant provisoire, a montré ses limites. Approprié, peut-être, en son temps, le recours à de nombreux privés a plongé le secteur dans l’anarchie. Les bus sont dans un état lamentable, beaucoup ne sont pas assurés et la course au «client» provoque de nombreux accidents. Mieux encore: faisant fi des dispositions du cahier des charges, de nombreux transporteurs évitent les quartiers de la périphérie par souci de rentabilité. Résultat, plusieurs quartiers ne sont pas desservis ou le sont de manière irrégulière,  les «privés» privilégiant les «lignes» et dessertes rentables. «C’est l’une des aberrations de la formule, puisque les sociétés privées ne pouvaient gagner suffisamment d’argent qu’en lésinant sur les moyens et la qualité de service», estime un responsable local.Parallèlement, la RATC est arrivée à essoufflement. Ses finances ne lui permettent pas de renouveler son parc et son mode de gestion en tant que service public constamment soutenu par l’Etat et la ville ont fait de la Régie une entreprise au seuil du dépôt de bilan. Du coup, c’est l’usager casablancais qui pâtit de cette situation. Prenant conscience de l’aggravation de la situation, l’ex-Communauté urbaine décida, après l’abandon du projet de métro trop coûteux pour ses caisses, de lancer un avis d’appel à manifestation d’intérêt pour la gestion du transport urbain à Casablanca. L’ouverture des plis doit intervenir le 24 décembre courant. Entre-temps, la nouvelle Charte communale a institué l’unification des différentes communes de la ville en un seul Conseil. Ce dernier remplace la Communauté urbaine et hérite de tous ses problèmes dont celui fort épineux du transport urbain public. «Nous avons reçu un héritage et nous allons l’assumer dans la mesure du possible, mais toujours dans le bon intérêt des populations de Casablanca», affirme le premier président du Conseil de la ville, Mohamed Sajid. Réaliste, il estime que «le transport en commun reflète le premier la qualité des services offerts aux citoyens». Mais l’appel à manifestation d’intérêt semble ne pas avoir eut l’écho qu’il faut auprès de tout le monde. Certains «privés» au niveau de Casablanca crient à la «concurrence déloyale» en entendant parler de la présence de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) à Casablanca. C’est cette dernière qui aurait été chargée de l’étude précédant l’appel d’offres. Mais Mohamed Sajid réfute ces affirmations en affirmant que « même si ces études ont été réalisées du temps de l’ex-Communauté urbaine,  ce sont les propres services de cette institution et ceux de l’administration centrale qui les ont menées de bout en bout» ajoutant que «la RATP n’a jamais participé de près ou de loin à une quelconque étude». Catégorique, le président du Conseil de la ville souligne cependant, que «toute entreprise ou société de transport qui serait intéressée par ce projet est en droit de réaliser ses propres études de faisabilité pour juger de la rentabilité du projet auquel elle espère soumissionner». En fait, ce qui a provoqué la réaction, voire la colère, de certains transporteurs privés déjà en place, c’est la présence de quelques sociétés de transport en commun, notamment espagnoles et française à Casablanca. «Ce n’est pas nous qui avions internationalisé l’appel à manifestation d’intérêt. Mais en tout état de cause, cela nous permettra de connaître et de recenser les sociétés et entreprises qui s’intéressent à notre projet», indique Mohamed Sajid. «L’expérience parisienne, marseillaise, bordelaise ou même madrilène , seraient enrichissante pour nous dans la mesure où nous n’avons pas de véritables professionnels du transport en commun urbain. Bien au contraire, la participation à la pré-qualification, et puis après, au projet de délégation de la gestion des transports en commun à Casablanca, de sociétés étrangères pourrait créer l’émulation et pousser nos entreprises à plus de professionnalisme », souligne-t-il . Pour Mohamed Sajid, «la ville a évolué, ses habitants aussi et son territoire s’est considérablement agrandi, mais ses transports en commun n’ont pas suivi alors que les Casablancais méritent mieux». Amer et réel constat sur la situation d’un secteur qui a souffert de l’incohérence des différentes politiques et du manque de vision des nombreuses stratégies qui, à défaut de le développer, l’on plutôt enfoncé davantage dans ses problèmes creusant chaque jour encore plus le fossé qui sépare les ambitions des réalités. Casablanca a aujourd’hui plus que jamais besoin de disposer d’un réseau de transports en commun fiable, de qualité et surtout qui aille chercher les citoyens là où ils habitent. En d’autres mots «un meilleur réseau au meilleur prix».


La RATP à Casablanca ?

La régie parisienne semble s’intéresser aux transports en commun à Casablanca. Forte d’une expérience de plusieurs années, elle serait en effet un candidat potentiel à la gestion déléguée de ce secteur. Certains de ses représentants seraient déjà dans la ville pour recueillir données et autres informations. Ceci dans le but de participer à l’appel d’offres à manifestation d’intérêt dont les plis seront ouverts le 24 décembre. Ils seront même, dit-on, reçus lundi prochain par Jamal Eddine HERRADI

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