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Economie

Budget 2005
L’investissement maintenu à 19 milliards de DH

Par L'Economiste | Edition N°:1861 Le 24/09/2004 | Partager

. Privatisation: 10 milliards de DH de recettes. Energie: Aménagements tarifaires en vueLe Conseil de gouvernement d’hier a été particulier. Driss Jettou a rallongé la durée de cette réunion de travail consacré essentiellement à l’examen du projet de la loi de Finances pour 2005. Une fois n’est pas coutume, le Premier ministre a retenu les membres de son gouvernement pour poursuivre l’après-midi le débat sur le budget. Il est pressé par le temps. Les délais réglementaires pour déposer le projet de budget au Parlement approchent inexorablement. Le 20 octobre est la date butoir. Entre-temps, il faudra l’adopter en Conseil de gouvernement et en Conseil des ministres. Aujourd’hui, même si l’essentiel du budget est bouclé, il faudra opérer les derniers réglages avant de l’adopter lors du prochain Conseil de gouvernement. En tout cas, Jettou et Fathallah Oualalou, ont dû faire preuve d’acrobatie pour surmonter les différentes contraintes. Celles-ci sont de taille. Des dépenses imprévues ont pesé sur le budget. D’abord le tremblement d’El-Hoceïma en février dernier aura coûté à l’Etat 2,6 milliards de DH. Ensuite, la lutte contre les criquets nécessite la mobilisation de 760 millions de DH. Enfin, la facture pétrolière avec un prix du baril de plus de 45 Dollars a fait le reste. A cela s’ajoute le poids de la masse salariale qui s’alourdit d’une année à l’autre. Cette rubrique absorbera 62 milliards de DH l’année prochaine contre 53,5 milliards pour l’exercice en cours, soit une hausse de plus de 15%. Et ce n’est pas fini, le projet prévoit la création de près de 6.000 postes budgétaires en 2005. Autres contraintes : le service de la dette extérieure, la baisse des droits de douane à cause du démantèlement tarifaire consécutif à l’accord d’association. Malgré ces aléas, la loi de Finances sera volontariste, avec une dimension sociale, a martelé le Premier ministre devant la CGEM mercredi soir et hier en Conseil de gouvernement. D’ailleurs, le budget d’investissement sera maintenu à 19 milliards de DH. Pour cela, il compte en partie sur la privatisation. Sur ce registre, les recettes attendues s’élèvent à 10 milliards de DH. Pour atteindre ce niveau, il compte essentiellement sur deux opérations. La première concerne la cession d’une partie de la BCP aux banques régionales. La deuxième porte sur la vente de 16% de Maroc Telecom à Vivendi Universal courant de 2005. Cela n’a rien à voir avec l’introduction en Bourse de près de 15% de Maroc Telecom qui doit intervenir au cours de cette année, avant la fin de décembre. Il s’agit de financer le budget de l’exercice en cours. Oualalou avait prévu 12 milliards de DH comme recettes de privatisation dans la loi de Finances de 2004. Il est loin d’atteindre ce montant.L’IGR et l’IS ne seront pas touchés. Le projet de budget comprend plusieurs mesures comme l’harmonisation de la fiscalité locale. Au niveau de l’habitat, la ristourne sera maintenue pour près de 90.000 logements. Elle continuera le temps de mettre en route les deux fonds de garantie (Fogarim et Fogalog). L’article 19 qui prévoit des incitations fiscales pour les programmes de plus de 2.500 logements sera maintenu et réadapté en fonction des régions. Le chantier de la mise à niveau sera réaménagé. Le gouvernement compte revoir le Foman pour l’adapter aux attentes des entreprises. On va vers la recapitalisation des PME pour les mettre à niveau.


Des tarifs adaptés

Sur le chapitre du coût de l’énergie, des mesures seront introduites dans la loi de Finances comme la suppression de la TIC pour le gaz. Pour la consommation d’électricité, les tarifs seront réadaptés selon les horaires de consommation. Un effort sera fait en direction des entreprises qui utilisent cette source d’énergie le week-end et après 18 heures. Mohamed CHAOUI

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