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Affaires

Agadir: Les conserveurs réclament des licences de pêche

Par L'Economiste | Edition N°:1660 Le 11/12/2003 | Partager

. Il s’agit d’assurer un approvisionnement d’appoint à la filière. Deux licences de pêche ont déjà été octroyées à une entreprise de Tan TanDepuis l’octroi récemment de deux licences de pêche à une entreprise implantée à Tan Tan, les conserveurs de la région d’Agadir ne cessent de réclamer que cette mesure soit étendue à d’autres unités du secteur. Surtout qu’aucune suite n’a été donnée à leur rencontre avec le Premier ministre, il y a un mois environ. Leur impatience est d’autant plus grande qu’aucune décision n’a été prise jusqu’à présent et que leur demande ne date pas d’hier. Ces dernières années, à travers l’Association nationale de l’industrie de la conserve de poisson (UNICOP), ils ont en effet réitéré à plusieurs reprises, auprès de l’administration en charge du dossier, leur demande d’octroi d’autorisations pour l’affrètement ou l’acquisition d’unités de pêche. Une mesure accordée en 1996 et qui avait permis aux opérateurs de la filière de mener une première expérience de 1997 à 1999. Pour rappel, cette opération d’affrètement de senneurs modernes de type RSW (Réfrigerated Sea Water) destinée à assurer l’approvisionnement des conserveries avait généré des résultats considérés probants par les industriels. Au cours de cette période, plus de 1.000 emplois avaient été créés et la production totale de sardines avait atteint 43.000 tonnes, dont 85% destinées à l’industrie de la conserve engendrant ainsi une augmentation du chiffre d’affaires. Malgré ces retombées, l’expérience a été arrêtée, selon les représentants de la filière, sous la pression d’armateurs. Mais aujourd’hui, les conserveurs sont déterminés à ne pas se laisser barrer la route. Ceci surtout que l’accès direct à la ressource peut leur assurer un approvisionnement d’appoint. “Un obstacle majeur à franchir si nous voulons atteindre quatre milliards de DH de chiffre d’affaires en 2010”, explique Majid Joundy, président de l’Unicop. Selon ce dernier, les difficultés liées à l’approvisionnement, dues notamment à la saisonnalité de l’activité de la flotte sardinière, affectent énormément le développement de la filière et grève sa compétitivité. Les représentants du ministère de tutelle sont conscients de ces freins à l’évolution du secteur. Contactés par L’Economiste, ils ont indiqué qu’un plan global était en cours d’élaboration pour sécuriser l’approvisionnement des conserveries. Tel qu’il l’avait formulé à l’Unicop. Ils ne semblent pas être contre le fait d’allouer un quota annuel de sardines pour son exploitation à l’état frais par des groupements d’industriels de la conserve. Ceci au moyen de navires type RSW de taille moyenne. Ils sont d’autant favorables à la mesure que les conserveurs se sont engagés à continuer à s’approvisionner auprès de la flotte côtière sans aucune restriction quantitative. Par ailleurs, le stock C des petits pélagiques offre de grandes possibilités d’exploitation durable. A noter que ce potentiel, situé entre Boujdor et Lagouira, est actuellement de 900.000 tonnes, dont 500.000 pour la sardine.


Contraintes à l’exportation

Outre le problème d’approvisionnement, les industriels de la conserve d’Agadir souffrent également de nombreuses contraintes à l’exportation. La multiplicité des intervenants et le délai pour obtenir l’aval des vétérinaires pour exporter leurs productions grèvent leur compétitivité face aux concurrents étrangers. Ces derniers, en effet, n’ont besoin que d’une dizaine de jours pour expédier leurs marchandises, alors que les opérateurs marocains doivent, quant à eux, attendre 30 jours pour exporter en raison des multiples procédures imposées.De notre correspondante,Malika ALAMI

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