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Affaires

«La fusion est derrière nous!«
Entretien avec Boubker Jaï, directeur général d’Attijariwafa bank

Par L'Economiste | Edition N°:2181 Le 28/12/2005 | Partager

C’est la plus grande fusion jamais conduite au sein du marché bancaire marocain qui vient de s’achever, il y a moins de deux semaines. Attijariwafa bank est donc depuis deux semaines une banque unifiée, avec une culture et une appartenance jugées nouvelles. Les clients sont traités de la même manière, selon les mêmes procédures et les mêmes tarifs, selon qu’ils appartenaient à l’ex-BCM ou l’ex-Wafabank. Le point avec Boubker Jaï, directeur général d’Attijariwafa bank, en charge de cette grosse opération. . L’Economiste: Où en êtes-vous dans la fusion opérationnelle?- Boubker Jaï: La fusion est derrière nous puisque nous ne sommes plus dans le processus de fusion depuis le début de ce mois de décembre. Ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est que l’ensemble de la clientèle d’Attijariwafa bank est traitée de la même manière, avec les mêmes procédures. Un gros travail de réorganisation procédurale et de paramétrage a été mené pour disposer aujourd’hui d’un système d’information unique, qui gère d’une manière consolidée toutes les activités d’Attijariwafa bank. Le traitement des opérations et l’enregistrement en compte sont unifiés. Nos clients ont accès aux mêmes services et produits, selon les mêmes tarifs.La monétique fonctionne également d’une manière tout à fait uniforme. Au tout début, il y avait un éclatement des deux réseaux de guichets automatiques de banque BCM et Wafabank, mais ce n’est plus le cas depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, les clients du groupe utilisent indifféremment notre réseau monétique. . Peut-on parler aujour-d’hui d’une culture Attijariwafa bank?- Tout à fait. Les deux cultures BCM et Wafabank ont donné naissance à une nouvelle identité, une nouvelle appartenance. Les équipes ont montré une force d’adaptation extraordinaire. Pour accélérer la dynamique, le management a mélangé les équipes et opéré un mouvement généralisé des collaborateurs. Ce mixage des équipes a contribué au dépassement des interactions culturelles handicapantes. . Quelle est la nouvelle configuration du réseau commercial?- Les besoins de la clientèle sont multiples et pour y répondre efficacement, il faut des dispositifs appropriés. Le fait d’avoir à traiter les besoins des entreprises et des particuliers dans le même espace altère la qualité du service rendu. Attijariwafa bank a donc réorganisé ses points de vente pour plus de proximité avec chaque cible. Les agences prévues pour les particuliers concentrent des compétences dédiées dans un espace adéquat, avec une offre de services et produits adaptés. Pour les entreprises, plus de 25 centres d’affaires dédiés, dont une bonne partie est à Casablanca ont été mis en place. Là aussi, nous avons concentré les compétences nécessaires en matière de gestion et traitement des opérations des entreprises. Nous avons également des desks de traitement back-office pour libérer les forces commerciales et les orienter vers l’accueil, l’écoute et la satisfaction des besoins de la clientèle. Nous aurons à généraliser graduellement ce mode d’organisation à tout le réseau.. Avec les synergies de la fusion, y aura-t-il baisse des tarifs ou une nouvelle offre plus adaptée aux besoins des masses?- Nos tarifs sont parmi les plus bas du marché bancaire national. Nous comptons opérer quelques réglages, mais pas tout de suite. Nous réfléchissons à tout cela. Pour les nouveaux produits et services, nous en avons quelques-uns à proposer dès le 1er trimestre 2006. Globalement, notre souci aujourd’hui est d’aller vers le développement des produits de masse, beaucoup plus adaptés à notre environnement que ce qui existe actuellement. Nous y travaillons et il nous faudrait un peu de temps pour voir plus clair dans tout ce que la fusion nous permet comme économies d’échelle. Exemple: les synergies dégagées au niveau des back-offices dont le regroupement nous a permis de redéployer les compétences vers la force commerciale et donc de nous engager dans un plan de développement du réseau de proximité. C’est certain qu’avec les volumes d’affaires que nous brassons aujourd’hui, il y aura matière à repenser les tarifs. Pas tous, car les tarifs bancaires restent liés au coût de l’opération. La péréquation et la mutualisation ne fonctionnent plus, sinon très rarement. C’est le propre des activités financières, même si les volumes augmentent, les tarifs et les commissions ne sont pas appelés à baisser proportionnellement.


Le programme d’intégration en quelques chiffres

- Spécialisation du réseau d’agences: plus de 3.000 entreprises et 50.000 clients particuliers transférés- 49 agences ouvertes à fin 2005 - Près de 850 recrutements - 55.000 jours/hommes déployés - 13 centres de traitement régionaux créés permettant l’élimination des tâches administratives courantes dans les agences hors Casablanca - 188 agences basculées vers le système d’information cible - Plus de 400 collaborateurs mixés- Plus de 1.500 collaborateurs déménagés.Propos recueillis parBouchaïb EL YAFI

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