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Reprise post-Covid: IFC accompagne Marrakech/Safi

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5950 Le 18/02/2021 | Partager
Assistance technique, évaluation d’impact et amélioration du climat des affaires, les objectifs
Le secteur privé au cœur des priorités

Bonnes nouvelles pour la région de Marrakech/Safi. La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, vient de conclure un nouveau partenariat avec la wilaya de la Région Marrakech-Safi et le Centre régional d’investissement. IFC mettra en œuvre un programme d’assistance technique au profit du CRI.

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La société financière internationale (IFC) vient de conclure un nouveau partenariat avec la wilaya de Marrakech et le CRI.  Son soutien comprend trois composantes: le financement et l’assistance technique aux projets d’infrastructures prioritaires, l’appui à la structuration et la mise en œuvre de partenariats public-privé (PPP) efficaces. Ci-dessus, Karim Kassi Lahlou, wali de Marrakech/Safi, et Sérgio Pimenta, vice-président d’IFC pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Au milieu, Ahmed Akhchichine, président du conseil régional de Marrakech/Safi (Ph. CRI)

Ce programme se focalise sur l’amélioration de la compétitivité de la région Marrakech, le renforcement de la promotion des investissements ainsi que l’amélioration du climat des affaires. Le projet mettra un accent particulier sur la promotion de la région en tant que destination privilégiée pour les investissements locaux et étrangers, et sur la réduction des délais de paiement au profit des entreprises dont la trésorerie a été touchée par la pandémie.

Une des actions phares de ce programme, l’opérationnalisation du Comité régional de l’environnement des affaires. Pour rappel, Marrakech a été une des premières villes à créer son Comité régional de l’environnement des affaires (Crea) en 2014. L’instance, présidée par le wali de la région, a pour objectif l’amélioration du climat des affaires. Sauf que ce dernier connaît toujours les mêmes freins (Cf. L’Economiste n° 4954 du 6 février 2017).

Il s’agit d’un déficit de financement des entreprises régionales, un manque de foncier en plus des contraintes imposées par la conjoncture de crise sanitaire, estime un opérateur local. Parmi les difficultés également, les délais de paiement qui impactent la survie des petites structures, particulièrement en cette période de crise. Le patronat parle d’un allongement moyen de 60 jours (Cf. L’Economiste n° 5947 du 15 février 2021).

Pour la filiale de la Banque mondiale, le secteur privé a un rôle essentiel à jouer dans la relance de l’économie post-Covid. «Notre partenariat avec la wilaya de Marrakech-Safi et le Centre régional d’investissement permettra de consolider le climat des affaires au niveau de la région afin de favoriser les conditions d’une relance inclusive, durable et résiliente», insiste Sérgio Pimenta, vice-président d’IFC pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Même son de cloche auprès de Yassine Mseffer, DG du CRI de Marrakech-Safi.

«Ce programme nous assistera dans la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement, d’incitation de promotion et d’attraction des investissements à l’échelon régional et d’accompagnement global des entreprises, notamment les TPME».

Autres actions programmées dans le cadre de ce partenariat, l’évaluation de l’impact Covid sur la région et par secteur. Globalement, et à l’instar de l’ensemble du Royaume, tous les secteurs de Marrakech/Safi ou presque ont été impactés par la crise, le tourisme et ses activités connexes en tête. Ainsi, le secteur touristique a enregistré depuis le début de la crise une baisse du chiffre d’affaires avoisinant les 90%.

Une étude post-Covid financée par la Banque mondiale menée par le CRI et l’Université Cadi Ayyad auprès de 218 entreprises a alerté sur le risque de perte d’investissement (Cf. L’Economiste n°5857 du 5 octobre 2020).

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

 

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