×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Culture

La guerre des couleurs

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5893 Le 27/11/2020 | Partager

En 2012, il y a eu le Vantablack, un noir détenant le titre de couleur noire la plus noire du monde. L’artiste britannique Anish Kapoor avait annoncé, en 2016, avoir acquis les droits exclusifs de cette couleur offrant l’étonnante particularité d’absorber pas moins de 99,96% de la lumière. Une annonce qui avait suscité un tollé chez les artistes du monde qui trouvaient le geste de Kapoor privant la création artistique de cet effet de trou noir immorale.

guerre-couleurs-093.jpg

Tandis que les nanotubes de carbone ultra-noirs capturent au moins 99,99% de la lumière, la peinture acrylique blanche, conçue par Xiulin Ruan et Joseph Peoples, fait l’inverse et reflète, 95,5% de la lumière (Ph. DR)

En réponse, l’artiste militant Stuart Semple mettait en vente un autre pigment ultranoir accessible à tous sauf à Anish Kapoor. En septembre dernier, des scientifiques du MIT britannique, cassent le monopole de l’artiste en annonçant un noir encore plus noir que le plus noir des noirs. Le matériau, inventé par accident, est tellement noir qu’il peut absorber 99,99% de la lumière.

Pour faire la démonstration de leur découverte, ces experts ont pris un diamant jaune naturel de 16,78 carats et l’ont recouvert de leur création. La gemme est actuellement exposée au New York Stock Exchange dans une exposition de l’artiste germano-américaine Diemut Strebe intitulée «The Redemption of Vanity». Si dans cette guerre des couleurs, les adeptes du blanc semblaient avoir un train de retard, une équipe universitaire de l’Indiana aux Etats-Unis vient de révéler le plus blanc du monde.

A titre de comparaison, si les nanotubes de carbone ultra-noirs de la première équipe capturaient au moins 99,99% de la lumière, la peinture acrylique blanche, conçue par Xiulin Ruan et Joseph Peoples, fait l’inverse et reflète 95,5% de la lumière. Une bonne nouvelle pour le climat.

Car plus une couleur absorbe de lumière, plus elle chauffe, or celle-ci n’en absorbe pas plus de 5% et reste donc plus fraîche que son environnement (jusqu’à près de 8 degrés de moins que la température extérieure). Ce qui pourrait réduire drastiquement l’utilisation de l’air conditionné.

D’autant plus que le produit, composé de carbonate de calcium, est peu coûteux à la fabrication (moins chère que le dioxyde de titane habituellement utilisé dans les peintures du commerce), parce qu’il se trouve facilement dans les minéraux naturels. En attendant, l’artiste britannique militant Stuart Semple se mobilise pour empêcher que l’histoire ne se renouvelle et est déterminé à empêcher toute nouvelle appropriation d’une couleur.

A.BO

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc