×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Relance de l’économie: L’heure du capital investissement a sonné

Par Franck FAGNON | Edition N°:5893 Le 27/11/2020 | Partager
Ce sera un des véhicules de transit vers les entreprises des fonds destinés au soutien du haut de bilan
L’AMIC réclame l’exonération de la TVA pour accroître le niveau d’intervention
tarik-haddi-093.jpg

Tarik Haddi, président de l’AMIC: «Pour rétablir leur équilibre financier, il faudra injecter massivement des fonds propres et cela est le rôle du capital investissement, notamment auprès des entreprises non cotées» (Ph. TH)

- L’Economiste: Comment l’industrie du capital investissement compte-t-elle accompagner la relance de l’économie post-Covid?

- Tarik Haddi: Les mesures prises dans l’urgence de la crise ont permis à l’essentiel de nos entreprises de survivre au confinement au prix d’un déséquilibre de leurs structures financières caractérisées par un surendettement dangereux. Pour rétablir leur équilibre financier, il faudra injecter massivement des fonds propres et cela est le rôle du capital investissement, notamment auprès des entreprises non cotées.
De plus, nos entreprises auront plus que jamais besoin de compétitivité pour reconquérir des marchés nationaux et internationaux fortement malmenés par la crise. Or, la compétitivité requiert des transformations des business model à travers l’innovation, la transformation numérique et énergétique, le positionnement sur les nouvelles chaînes de valeur, l’internationalisation de nos entreprises…. L’ensemble de ces mouvements stratégiques nécessite non seulement des investissements importants, mais également un accompagnement de proximité, ce qui est la fonction même du capital investissement, puisque pour chaque investissement, les objectifs en termes de création de valeur (export, gain en productivité, chiffre d’affaires sur les nouvelles filières, etc.), d’emplois directs et indirects, d’impacts socioéconomiques et d’environnement, de réduction des disparités territoriales et autres, sont pactés et suivis par les équipes de gestion.

- Quel rôle allez-vous jouer dans le dispositif de soutien aux fonds propres des entreprises?
- L’industrie du capital investissement permettra de véhiculer vers les entreprises, et notamment les PME, les fonds mobilisés par l’Etat dans le cadre du Fonds Mohammed VI pour l’investissement. Tout d’abord elle va cibler les entreprises présentant les projets les plus pertinents pour leur restructuration, leur mise à niveau ou leur développement. Ensuite, il s’agira d’identifier les équipes les plus à même de réaliser ces projets et les marchés les plus prometteurs.

- Pensez-vous que votre requête sur l’exonération de la TVA a plus de chances d’aboutir cette année?
- Nous l’espérons vivement, car cette requête ne porte pas sur un quelconque avantage fiscal à octroyer à l’industrie. Il s’agit tout d’abord de rétablir la neutralité fiscale de la TVA qui est un principe fondamental des systèmes fiscaux dans le monde et qui n’est pas respectée pour l’industrie du capital investissement marocain. Il s’agit ensuite de rétablir la compétitivité de la place Maroc. Avec cette TVA, l’investissement dans le capital investissement marocain est 20% plus coûteux que dans de nombreux pays concurrents qui attirent ainsi bien plus que nous les investisseurs internationaux. Enfin, et surtout, cette taxe grève la capacité d’investissement des fonds marocains de capital investissement. Nous estimons à 5% de la taille des fonds le manque à gagner pour l’investissement dans les PME marocaines à cause de cette ponction.

Propos recueillis par  Franck FAGNON

                                                                    

Neutralité de la TVA

Alors que le projet de loi de finances poursuit son marathon au Parlement, les professionnels du capital investissement s’activent pour décrocher une exonération de la TVA sur les frais de gestion pour les fonds d’investissement. Ces derniers se retrouvent en position de consommateur final et n’ont donc pas droit à la récupération de la TVA. Selon la profession, la TVA non récupérée représenterait 4 à 5% de la taille des fonds. «C’est une manne qui échappe à l’investissement dans des secteurs à forte valeur de croissance  et d’employabilité et limite l’effet d’entraînement de ces investissements sur la valeur ajoutée et sur les recettes fiscales», relève le président de l’AMIC. En cas de statu quo, la capacité d’investissement du Fonds Mohammed VI pour l’investissement serait amputée de 1,8 milliard de DH sur dix ans, avance l’AMIC. Pour rappel, ce fonds sera doté de 45 milliards de DH. Le ministère des Finances est ouvert au débat. Mais l’urgence n’est pas la même pour tous.

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc