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Culture

«On m’a dit que mon physique serait un frein…»

Par Ghizlaine BADRI | Edition N°:5889 Le 23/11/2020 | Partager
Youssef Hajdi, acteur marocain, fait un carton en France
2 pré-nominations aux Césars et une filmographie avec les grands noms du cinéma
Plusieurs tournages au Maroc, et des projets en cours
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«Je co-écris une série, en ce moment, avec Mehdi Idir, Grand Corps Malade et Jean Rachid Kallouche, producteur du projet. Je joue le rôle principal dans cette série qui porte mon prénom «Youssef»», annonce l’acteur marocain Youssef Hajdi
(Ph. ©fredmalahieude)

D’une mère casablancaise et d’un père originaire de la ville d’Aoulouz dans les environs de Taroudant, Youssef Hajdi, acteur franco-marocain à la filmographie très riche, est de plus en plus en connexion avec son pays d’origine, le Maroc. En plein tournage actuellement entre séries, cinéma, téléfilms et théâtre, l’acteur multiplie les rôles et les réalisateurs et s’impose comme une figure incontournable du 7e art en France. Rencontre.  

- L’Economiste: Théâtre, cinéma, téléfilms, séries… vous êtes un artiste multicasquette. Comment vous définissez-vous Youssef Hajdi?
- Youssef Hajdi:
Au commencement de ma carrière, quand j’ai voulu embrasser ce métier, on m’a dit que mon physique serait un frein et qu’il ne correspondrait pas aux normes habituelles. Il a fallu dès lors décupler plusieurs cordes à mon arc et tâter plusieurs terrains. J’ai fait de la danse, de la musique, du chant, des arts martiaux et même appris des langues étrangères. J’ai aussi fait du théâtre classique et contemporain, du cinéma américain et anglo-saxon et je suis allé puiser dans tout cela pour créer une sorte de couleur artistique. Je viens d’une petite ville de province de la France où le théâtre et le cinéma étaient quasiment inexistants, j’ai donc cultivé un imaginaire autour de ces arts. Une fois au lycée, une professeure qui s’appelait Françoise Lellouche m’a dit que j’étais fait pour ce métier et qui m’a encouragé à suivre ma voie.

- Vous venez d’achever le tournage de la «Flamme», avec Florence Foresti, Géraldine Nakache et Leila Bekhti, Jonathan Cohen… Comment passe-t-on d’une comédie à un film d’auteur?
- La transition se fait par le choix des rôles. On dit oui à une histoire avant de dire oui à un rôle. Je connais Jonathan Cohen depuis très  longtemps et puis jouer une femme cela avait du sens, dans tout ce que cela peut représenter comme liberté d’expression. Je joue également dans le film de Jean Rambaldi «C’est la vie», et c’est aussi une histoire de 5 femmes qui accouchent le même jour dans un hôpital. Je suis le mari de l’une de ces femmes. «Bib bug» de Jean Pierre jeunet, c’est encore une autre expérience cinématographique avec ce grand réalisateur que je connais depuis près d’une quinzaine d’années.

- Acteur franco-marocain, quels liens avez-vous avec le Maroc? Y avez-vous des projets?
- Je suis en train de créer des liens artistiques actuellement, de rencontrer des gens et d’établir des liens avec le Maroc. J’ai tourné dans «Brutus contre César» de Kheiron l’année dernière au Maroc, dans la région de Ouarzazate et nous avons tourné «Micmacs à tire-larigot» de Jean Pierre Jeunet ainsi qu’«Aladin» au Maroc.

- Luc Besson, Jean Pierre Jeunet, Fabien Ontoniente… vous avez tourné avec de grands réalisateurs. Cela vous a-t-il donné l’envie de passer derrière la caméra?
- C’est grâce à l’expérience de jeu en tant qu’artiste, le regard qu’on a sur le monde et la maturité que ce métier apporte au fur et à mesure, que l’envie de passer derrière la caméra se fait sentir pour raconter une histoire. Je suis en écriture en ce moment avec Mehdi Idir, Grand Corps Malade et Jean Rachid Kallouche qui est producteur du projet. Cette série que je co-écris, qui porte mon prénom «Youssef» et dans laquelle je joue le rôle principal, se déroule dans le milieu du stand up, c’est l’histoire d’un humoriste «serial killer», qui va se rendre compte qu’en tuant des humoristes, il va se nourrir de leur force.

- Vous avez eu 2 pré-nominations en 2008 et 2014 pour le César du meilleur espoir masculin. Est-ce important pour vous la reconnaissance de la profession?
- Avoir la reconnaissance de Jean Pierre Jeunet, c’est la plus belle des reconnaissances que je peux avoir. Bien évidemment, si j’obtiens un César, je serais ravi, mais ce n’est pas cette finalité qui m’anime. J’ai davantage l’envie d’un metteur en scène pour un rôle ou pour accompagner une histoire.

- Quels sont vos futurs projets?
«La Flamme» passe actuellement sur Canal +, «Brutus contre César» est accessible sur Amazon, et puis il y a un film « Apprendre à s’aimer» de Stéphanie Pillonca-kervern qui parle de la trisomie 21, qui me tient particulièrement à cœur. En cours de tournage, la saison 2 de la série «Validé» de Franck Gastambide ainsi que la série «Youssef». Côté théâtre, je suis en projet avec Abd Al Malik suite à la pièce «Les Justes» d’Albert Camus, que nous avions jouée au Théâtre de Châtelet en 2019.

Propos recueillis par Ghizlaine BADRI

                                                              

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«Je co-écris une série, en ce moment, avec Mehdi Idir, Grand Corps Malade et Jean Rachid Kallouche, producteur du projet. Je joue le rôle principal dans cette série qui porte mon prénom «Youssef»», annonce l’acteur marocain Youssef Hajdi
(Ph. ©fredmalahieude)

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(Ph. ©fredmalahieude)

Né à Tarascon, en 1979, de parents marocains, Youssef Hajdi grandit dans le Gard. Rêvant de faire carrière dans le grand écran, il s’essaie à sa passion dès l’âge de 20 ans, dans un premier café-théâtre à Paris, puis un autre. Pour parfaire sa technique, il suivra, de 2000 à 2005, une formation d’acteur avec le célèbre coach Jack Waltzer, de l’Actors Studio. Puis les films s’enchaînent. Il démarre avec «13 m²» de Barthélémy Grossmann qui lui vaut une pré-nomination aux Césars 2008, catégorie Meilleur espoir masculin, parrainé par Jacques Audiard. Dès lors, il fait des apparitions très remarquées dans des productions célèbres comme «Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec» de Luc Besson et «Micmacs à tire-larigot» de Jean-Pierre Jeunet. En 2012, il incarne des rôles auprès de partenaires comme Omar Sy et Laurent Lafitte ou encore Éric Judor avec lequel il partage l’affiche dans «Mohamed Dubois» d’Ernesto Ona, en 2013. Sa filmographie à aujourd’hui est conséquente.

 

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